Juin 10, 2021
Par Paris Luttes
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Depuis le 1er juin, le bal des expulsions reprend de plus belle, après une trêve hivernale que le pouvoir a dû prolonger face à une situation instable. Celles et ceux qui ne peuvent pas payer leur loyer, les squatteurs-ses, les habitant-e-s des foyers en restructuration, celles et ceux qui ne sont pas les bienvenu-e-s dans les futurs éco-quartiers, … vont être encore plus vulnérables.

La crise sanitaire a exacerbé nos galères. Moins de taf, moins de thunes, plus isolé-e-s, tandis que les loyers et les charges augmentent et que les conditions demandées sont inatteignables, même pour un logement social. Bref, il est toujours plus difficile de se trouver un toit. La rue est interdite, on est censé-e-s rester chez nous alors même que l’on s’entasse dans des endroits trop petits et en mauvais état, pendant que d’autres peuvent aller dans leur maison secondaire, vide le reste de l’année.

Ils ne vivent pas la crise de la même manière. Multi-propriétaires, huissiers, agents immobiliers, architectes, bailleurs sociaux, mairies, promoteurs, entreprises de bâtiment, continuent de se gaver en échange de ce qui est une nécessité vitale, habiter.

Pour cela, nous sommes quelques-un-e-s à décider de nous bouger pour nous organiser sans chefs ni spécialistes contre les expulsions. Que l’on soit en galère avec son proprio, en recherche de maison, en procédure d’expulsion ou juste solidaire face à ces situations, nous ne voulons pas rester les bras croisés.

Et si, plutôt que chacun-e dans son coin, on cherchait des solutions ensemble ? Et si lorsqu’un propriétaire veut expulser un appart’, tout l’immeuble arrêtait de payer son loyer ? Et si l’huissier ne pouvait plus se balader dans les rues sans qu’on lui dise tout le mal qu’on pense de son sale travail, et si des rassemblements avaient lieu à chaque expulsion ? Et si des belles agences immobilières étaient recouvertes de messages pimentés ? Et si des chantiers qui améliorent la ville sécuritaire et rentable étaient sabotés ?

Et si l’idée même que quelqu’un puisse posséder plusieurs maisons et exploiter la misère d’autres devenait insupportable à tou-te-s ?

Et si on habitait là où on voulait, comme on le voudrait, sans échange d’argent, sans papiers étatiques, sans titres de propriété ?

Les maisons sont pour celles et ceux qui y habitent !

Rendez-vous place de la République à Montreuil à 16h le dimanche 13 juin 2021 afin échanger autour de nos galères de logement, réfléchir à quelles actions pour y faire face, et s’organiser contre toutes les expulsions.




Source: Paris-luttes.info