Notre syndicalisme s’est construit sur des valeurs essentielles que nous faisons vivre à la DGFiP, au Ministère, à la Fonction publique et dans la sphère interprofessionnelle.

La liberté, l’égalité, la fraternité ne sont pas pour nous que des mots accrochés aux frontons des édifices publics. Depuis quelques années et encore plus fortement ces derniers mois, les idées de l’extrême droite se banalisent et font l’objet de paroles publiques. Eric Zemmour multiplie les condamnations à son encontre mais continue à déverser sa haine sur une chaine de télévision. De la haine des étrangers, des Français d’origine étrangère ou supposée tel, des musulman.e.s, à la réhabilitation de Pétain, ce sinistre personnage distille sa haine sans contradictions. Certain.e.s souhaiteraient même qu’il soit candidat à la prochaine présidentielle. 

Mais comment pourrait-il en être autrement quand le Président de la République distingue Maurras et que le ministre de l’intérieur publie un livre dans lequel, pour justifier la loi “séparatisme”, il loue l’attitude de Napoléon envers les Juifs, comme un exemple pour “l’intégration” des musulman.e.s, reprenant les pires clichés antisémites pour justifier sa prose et la loi.

Sous pression, le même ministre dissout enfin le groupe “Génération identitaire”, mais cela n’empêche pas que les mots soient libérés et que de plus en plus d’actes de violence soient perpétrés par des groupes et des mouvements. A Lyon, une librairie est attaquée par des individus qui parcourent les rues, sans être empêchés, en faisant des saluts nazis. A Strasbourg, des militants de Solidaires qui collaient des affiches pour la campagne des élections dans les TPE/TPA sont agressés par un individu appartenant à l’Action française.

Malgré les maux que subit notre société, le RN, par les mots de sa présidente, nous confirme sa N des étrangers en indiquant que la première mesure qu’elle prendrait en tant que présidente serait un référendum sur l’immigration. Les sondeurs et les médias nous présentent comme une évidence un deuxième tour de la présidentielle avec un duel Macron vs Le Pen. On voudrait nous faire croire que le président actuel et sa majorité sont les seuls remparts contre le RN. Mais au lieu de combattre les injustices sociales, la pauvreté qui s’accentue, la détresse et la précarité des plus jeunes, la destruction des services publics, ce pouvoir préfère faire diversion en pointant du doigt les musulman.e.s, en faisant adopter des lois liberticides, labourant sur les terres du RN, de fait lui préparant tous les champs des possibles. 

Face à la détresse des étudiants et des étudiantes, face à la casse de nos universités et de la recherche, on essaie de masquer les problèmes en criant à l’islamo-gauchisme comme dans les années 30 on criait au judéo-bolchévisme. Plutôt que de s’attaquer à la précarité étudiante, on s’attaque à leurs représentant.e.s, pour quelques réunions non-mixtes. Les menaces de dissolution de l’UNEF sont scandaleuses, le fait d’organiser des réunions non-mixtes peut faire l’objet de débats (cela existe depuis des dizaines d’années), mais là encore un ministre préfère crier au fascisme, peut-être pour masquer ses échecs cuisant à l’Education nationale.

A Solidaires Finances Publiques, nous ne chercherons jamais à indiquer à nos adhérents et adhérentes le choix de leurs représentant.e.s politiques, mais nous continuerons, au nom de nos valeurs, à combattre les lois liberticides et les idées et les actes fascistes. C’est le sens de nos engagements dans VISA et dans le groupe Ripostes syndicales face à l’extrême droite de Solidaires. 

https://solidairesfinancespubliques.org/le-syndicat/nos-engagements/contre-les-extremismes/4011-combattre-l-extreme-droite-encore-et-toujours.html




Source: Visa-isa.org