La mort de George Floyd, le 25 mai 2020 Ă  Minneapolis, dĂ©clenche une flambĂ©e de violence Ă  travers les États-Unis qui, dans un premier temps, se traduit par des attaques contre les forces de l’ordre et leurs locaux, des incendies, des Ă©meutes nocturnes et des pillages de magasins. Pour les manifestants – essentiellement des prolĂ©taires Ă  la couleur de peau variĂ©e issus des quartiers pauvres des villes –, les violences et le racisme de la police semblent un prĂ©texte pour exprimer une colĂšre plus profonde – Ă  noter que les commerces sont pris pour cibles quelle que soit, lĂ  encore, la couleur de peau de leur propriĂ©taire. Mais la rĂ©pression policiĂšre et judiciaire est sĂ©vĂšre et efficace. AprĂšs quelques jours, un second type de mobilisation se fait jour et tend Ă  remplacer la premiĂšre, celle de manifestants surtout issus des classes moyennes noire et blanche avec parmi eux, et les encadrants, de trĂšs nombreux militants d’organisations et d’associations citoyennes, de gauche et d’extrĂȘme gauche, en particulier celles se revendiquant peu ou prou du mouvement Black Lives Matter ; les modes d’action changent : manifestations de jour, dĂ©boulonnages de statues, tentatives d’occupation d’espaces publics (Ă  la mode Occupy et Nuit Debout), et non-violence gĂ©nĂ©ralement brandie comme Ă©tendard. L’ennemi est clairement dĂ©signĂ©, le racisme ; et son principal vecteur identifiĂ©, la police. LIRE LA SUITE


Article publié le 18 Oct 2020 sur Ddt21.noblogs.org