Il y a cinq ans, les mouvements populaires dans lesquels nous, les travailleurs de l’économie populaire, nous sommes organisés, ont scellé une unité historique qui s’est reflétée dans la marche massive de San Cayetano à la Plaza de Mayo avec les bannières de la Terre, du Logement et du Travail.

Aujourd’hui, cette unité se cristallise dans notre syndicat, l’Unión de Trabajadores y Trabajadoras de la Economía Popular (UTEP). L’UTEP est un outil d’un genre nouveau qui concentre la lutte historique des laissés-pour-compte qui ont créé leur propre travail pour subvenir aux besoins de leurs familles et nous voulons leur donner des droits.

Cette année, nous nous trouvons dans un contexte particulier, sortant d’une pandémie qui a aggravé les problèmes sociaux que nous dénonçons depuis longtemps. Nous n’avons pas baissé les bras et nous avons été présents dans nos quartiers, en soignant, en nourrissant, en informant, en construisant, en recyclant, en cousant des éléments sanitaires, en produisant des aliments sains et surtout, en rendant visible que nous sommes essentiels.

Il est devenu évident, en cette période de grande souffrance, que personne ne peut se sauver seul, que l’organisation communautaire que nous avons préconisée, car c’est ce que nous sommes, est la réponse nécessaire à la spéculation et à la concentration économique. Nous nous opposons à cette concentration qui priorise le profit, en mettant en avant ce qui esr fondamental : prendre soin de la vie et de notre maison commune.

Cette année, nous marcherons à nouveau depuis San Cayetano et dans tout le pays avec des propositions concrètes comme le salaire de base universel et le renforcement de l’économie populaire pour mieux sortir de la pandémie et soulever l’Argentine d’en bas vers un pays avec la terre, le logement et le travail pour tous et toutes.




Source: Laboursolidarity.org