Février 13, 2021
Par Demain Le Grand Soir
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Depuis sa création en 1990, l’association AQUAVIT a toujours fait de la défense des arbres en ville une de ses priorités. Force est de constater que la situation en la matière continue à se dégrader, en dépit des discours politiques et du contenu des documents d’urbanisme. Ainsi, la

mise en place des deux premières lignes de tramway dans notre agglomération se traduit par un impact environnemental préoccupant, notamment sur le patrimoine arboré, en dépit des effets d’annonce.

La minéralisation se poursuit, la biomasse se réduit sans véritable compensation. Sur le fond, rien ne change dans la durée, la qualité de l’air et la qualité de la vie continuent de se dégrader. Aujourd’hui, on s’en prend même au secteur sauvegardé de la ville de Tours et à ses prescriptions.

La première ligne de tramway s’était traduite par l’abattage de 1400 arbres, dont la destruction du mail du Sanitas en plein centre-ville.

Maintenant on défigure le grand mail du XVIIème siècle, élément patrimonial remarquable de la ville, avec la suppression des deux rangées externes de platanes et la mise en danger des rangées internes (cf. expertise cachée de 2018) sur le boulevard Béranger pour la 2ème

ligne programmée et sur le boulevard Heurteloup pour la 3ème envisagée.

La prestigieuse place Jean Jaurès est, elle aussi sérieusement menacée avec la disparition des fontaines et des massifs fleuris… Pourtant, en 2013, le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV), validé par une enquête publique, prévoyait le renforcement des quatre rangées de platanes ! S’ils se concrétisent, ces choix imposeraient une révision du PSMV et du PDU (Plan de Déplacement Urbain).

Désormais, la Justice Administrative applique les recommandations du Conseil de l’Europe en matière de protection des alignements d’arbres, ce qui a permis d’en sauver plusieurs en centre-ville (Gien, Orléans, Chambéry, Draveil…). Pourquoi la ville de Tours continuerait-elle à

ignorer cette nouvelle orientation ?

Ces nouveaux tracés n’ont jamais été inscrits dans le PDU 2013-2023, dont le bilan à mi-parcours, prévu par la loi, n’a pas été réalisé. Ces choix résultent davantage d’un rapport de force entre les communes de la Métropole que de l’application d’un plan global aboutissant à la création d’un véritable réseau de transports en commun en site propre.

Les documents d’urbanisme, permettant une vision d’ensemble à long terme

et soumis à enquête publique, sont méprisés.

Pourtant, ce plan global, à la mesure des moyens financiers post-covid et des contraintes environnementales, s’appuyant au maximum sur l’infrastructure ferroviaire, conformément à la volonté municipale récemment exprimée, pourrait être élaboré dans le PDU de 2023, éventuellement avancé d’un an, avant toute décision ferme sur

d’éventuelles nouvelles lignes de tramway.

En dépit de ces constats, la ville de Tours nous promet un ambitieux « Plan Canopée » prévoyant des plantations massives. Mais pour être crédible, il faut d’abord respecter le patrimoine arboré en place et ne pas le considérer comme du mobilier urbain. Un arbre abattu ne peut pas être replanté. Un platane adulte en cœur de ville a un tel intérêt

environnemental, acquis au fil de nombreuses années, qu’on ne saurait le remplacer…

http://aquavit37.fr

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Source: Demainlegrandsoir.org