Quatre gilets jaunes passaient ce lundi 3 février en comparution immédiate suite à leur participation à la manifestation nationale du 1er février à Montpellier. Une audience qui a débutée par le discours revendicatif d’un avocat gréviste exposant les raisons de la colère dans ce corps de métier, et demandant aux magistrats d’accepter les renvois de procès en raison de l’absence des avocats censés plaider.

Les quatre gilets interpellés samedi ont tous
demandé un délai avant leur jugement.

Le premier, accusé de dégradations sur le rideau de
fer du MacDonald’s de la Comédie, à été placé sous contrôle judiciaire
comportant une interdiction de manifester et une interdiction de se rendre dans
le restaurant en question. Il sera jugé le 11 mars à 14h.

Le second, accusé de violences sur agent
dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’ITT, puisqu’on parle
du retour à l’expéditeur d’un palet lacrymogène, a été considéré comme
récidiviste à cause de condamnations précédentes pour des faits similaires. Il est
lui aussi placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de manifester et de
paraître dans l’Hérault, et obligation d’habiter chez la mère de sa copine. Il
sera jugé le 3 avril à 14h.

Un troisième, sous tutelle, a été accusé de
participation à un groupement formé en vue de commettre des violences, de
dissimulation du visage, de violences sur agent dépositaire de l’autorité
publique et de dégradations. Reconnu psychologiquement fragile et ne supportant
pas l’enfermement, il a cassé la vitre en plexiglas de sa cellule de garde à
vue. Il est placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de
Villeneuve-les-Maguelone en attente de son procès le 9 mars.

Le dernier, accusé de participation à un groupement formé en vue de commettre des violences et de violences sur agent dépositaire de l’autorité publique, s’est vu placé sous contrôle judiciaire jusqu’à son procès le 13 mars, avec une interdiction de manifester jusque là.

Au mois une autre des personnes interpellées ce
samedi est sortie de garde à vue avec une convocation devant le tribunal, sans
être déférée en comparution immédiate.

Un autre manifestant comparaissait aujourd’hui pour
des faits de violences sur agent dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas
entraîné d’ITT remontant au 16 novembre 2019. En raison de la grève des
avocats, il a bénéficié d’un report de son procès à une date qui lui sera
communiquée par courrier. En attendant, son contrôle judiciaire a été assoupli,
avec une suppression de son obligation de pointer toutes les semaines au
commissariat.

Le Poing vous fournira dès demain plus
d’informations sur les audiences, notamment sur l’impact
que semble avoir la grève des avocats
sur le processus judiciaire.


Article publié le 03 Fév 2020 sur Lepoing.net