Après avoir vu leurs quartier se faire rédecorer et soulager lors de l’acte XVIII des gilets jaunes, l’État et la bourgeoisie commence à serieusement flipper. Du coup ça envoie l’armée.

Malgré des tentatives de communication médiatico-policière pour faire croire que le mouvement social en cour était en perte de souffle, le samedi 16 Mars a vite rappelé l’existence d’une révolte populaire qui dure depuis trop longtemps pour l’État et ses laquais. Après avoir vu le Fouquets brûler et diverses boutiques de luxes soulagées de leurs richesses, et les flics mis en échec dans leurs tentatives de répression , l’État compte faire la guerre. Au sens littéral puisque le 18 Mars, il a annoncé le déploiement de l’armée sur certains sites « sensibles ». Ce sera visiblement les lieux considerés comme stratégique ou de pouvoir. Vendredi 22 Mars, un général parisien a annoncé à la radio que les militaires pourraient faire usage de leurs armes à feu.

On voit là d’ailleurs une escalade dans la menace de violence, et une préparation des esprits à une repression d’ampleur pour l’acte XIX, en laissant ses toutous en roue libre, et doublés de ces militaires qui ont le droit d’ouvrir le feu (et visiblement l’intention vu leurs propagande).

Pourtant on peut s’interroger sur ces choix. Cela marque un tournant autoritaire et sécuritaire inquiétant. Cependant stratégiquement, comment des militaires peuvent-ils intervenir sur un terrain ou ils ne sont pas formés, avec un équipement moins adapté que les condés ou les gendarmes ? Est-ce une transition en terme de doctrine de maintien de l’ordre où l’on considère comme normal de tirer sur des manifestant.e.s ?

On y voit une opération pyschologique et médiatique de la part du pouvoir. On rassure les bourgeois.e.s qui ont peur de ces gens en jaune qui ne veulent pas rester à leur place dans la misère et loin de sous leurs fenêtres. Et on fait peur à toute ces personnes qui veulent de la justice sociale. Un marche ou crève de plus en plus violent et méprisant.

Cela ouvre une nouvelle étape dans cette situation de crise politique pour le gouvernement. Inquétant pour nous, mais au final pour tout le monde, car c’est une banalisation de l’armée au quotidien de nos villes, nos quartiers, nos vies. Cela montre aussi une peur de plus en plus grande du pouvoir face à ce qui se passe.