Depuis deux ans, le gouvernement multiplie les réformes et mesures antisociales : elles renforcent la précarité des personnes, creusent les inégalités, détériorent les droits des travailleurs et travailleuses, particulièrement des jeunes salarié·e·s. des étudiant·e·s, des lycéen·ne·s, etc.

Il désinvestit des services publics et met en danger hôpitaux et services publics de santé. La réforme de l’AME menace directement la santé des personnes migrantes parmi les plus vulnérables.

La réforme sur le chômage va exclure de l’accès aux indemnités des centaines de milliers de personnes qui travaillent à temps partiel ou sont exclu·e·s de l’emploi : parmi elles, les plus précaires.

La prochaine réforme sur les retraites empêchera des centaines de milliers de femmes d’accéder à la retraite à taux plein et les obligera à travailler jusqu’à un âge très avancé.

L’ensemble de ces réformes antisociales aura un impact direct sur les femmes et en premier lieu les plus vulnérables d’entre elles.

Car les femmes sont celles :

— à qui sont massivement imposés les temps partiels, les carrières interrompues par des congés maternité dont la comptabilisation, remise en question, aura un impact direct et délétère sur le calcul de leur retraite.

— dont les salaires sont les plus bas et les conditions de travail les plus pénibles.

— qui cumulent travail salarié et travail domestique, la charge des soins et de l’aide aux plus jeunes comme aux plus âgé·e·s parce que les structures et l’organisation nécessaires au partage du travail domestique et de soin ne sont pas mises en place.

Le Planning familial rejoindra le mouvement social le 5 décembre pour défendre l’égalité des droits pour toutes les personnes et faire front contre toutes les formes de précarité et de pauvreté.


Article publié le 03 Déc 2019 sur Paris-luttes.info