Face à la crise sanitaire du coronavirus, refusons toute union nationale derrière Macron et son double discours : aucune confiance en ces pompiers pyromanes pour notre santé !

Les difficultés dans les hôpitaux à faire face à la pandémie sont le résultat de plus de 30 ans de politiques libérales ayant cassé le service public, bradé l’hôpital au privé, baissé les budgets, supprimé des postes, des lits… Ce sont bien les politiciens au service des grands patrons les responsables ! Il y a quelques semaines encore, c’est à coups de matraque et de gaz lacrymogène que les soignant-es demandant plus de moyens pour la santé étaient accueilli-es par la police. Les travailleur-euses ne paieront pas cette crise que ce soit de leur santé ou par toujours plus de régression sociale.

Depuis une semaine, des mesures sont prises face à la propagation du virus COVID-19 en France : universités, lycées, collèges, écoles fermées, généralisation du télé-travail, confinement de la population… Pourtant, des consignes contradictoires mettent en danger la santé de nombreux-euses travailleur-euses en les envoyant trimer pour leur patron, parfois sans protection minimale (gel, gants, masques). Malgré les discours d’appel à l’union, nous ne sommes pas égales-aux face à la maladie, ni face au confinement ! Pour certain-es : dépistage rapide, traitement efficace, confinement en maison secondaire, alors qu’en première ligne, les soignant-es manquent de matériel, les caissières n’ont pas de protections adaptées, les plus précaires sont particulièrement exposé-es.

Face à cela, le gouvernement passe une mesure d’état d’urgence sanitaire et commence, sous prétexte de gestion de crise, à revenir sur tous nos acquis sociaux : congés payés, 35 heures, travail le dimanche… Ceux-là même qui ont détruit les hôpitaux, maintenu les élections malgré l’épidémie, appelé à continuer à sortir en connaissance de cause cherchent désormais à nous faire payer le prix fort !

Notre soutien pour le personnel hospitalier et pour tout-es celles et ceux qui travaillent est total, et nous ne suivrons aucun appel à l’union derrière Macron et la bourgeoisie. Nous appelons à sortir des banderoles aux fenêtres et à rappeler par des slogans tous les jours à 20h notre soutien aux travailleur-euses en première ligne et notre opposition à ce gouvernement ! Nous soutenons et appelons à suivre l’exemple des nombreux-ses travailleur-ses faisant valoir leur droit de retrait face à des patrons qui préfèrent leurs profits à notre santé. Il est hors de question de mettre notre santé et celle de nos proches en danger pour remplir les poches du patronat : faisons valoir notre droit de retrait !

Nous condamnons la dérive autoritaire de ce gouvernement qui met en place des dispositifs toujours plus liberticides : surveillance par drones, contrôles abusifs et violents notamment dans les quartiers populaires.

Le gouvernement saisit la crise comme une trop belle opportunité pour revenir sur nos acquis sociaux, alors qu’ils ont mis notre santé en danger en bradant les hôpitaux, ils continuent à nous exposer pour engraisser les profits des patrons malgré la pandémie et nous précarisent toujours plus.

C’est donc contre eux que nous devons nous battre. Pour cela, nous participerons à la prochaine coordination nationale interprofessionnelle samedi 28 mars et nous préparons d’ores et déjà une riposte d’ampleur par la grève, et dans la rue, dès la sortie du confinement !

Le macronavirus ne s’arrête pas avec le confinement… la lutte non plus !

📢 De l’argent il y en a dans les caisses du patronat, et l’argent on l’prendra pour soigner le corona ! 📢

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Article publié le 29 Mar 2020 sur Rebellyon.info