Réseau Aman Komunak

A l’approche du G7 : solidarité avec Rita et toutes les personnes interpellées

Appel à se rendre au procès du 25 février à Bayonne

Le 2 février dernier, lors d’une manifestation appelée par les gilets jaunes à Bayonne, cinq interpellations ont eu lieu. Ces personnes ont été déférées et jugées immédiatement, sauf pour Rita qui a demandé un report d’audience et se retrouve incarcérée à Pau depuis.

On peut d’abord s’étonner de la facilité avec laquelle on a inculpé, condamné et emprisonné ces gens soupçonnés d’être des « casseurs », en se basant uniquement sur la version policière. Tous ont été arrêtés plusieurs heures après les faits qui leur ont été reprochés et dans le cas de Rita, placée en détention provisoire, c’est son attitude politique (non collaboration avec la police avec notamment refus de signalétique et de prise d’ADN) qu’elle est entrain de payer.

Des avocats de la défense ont souligné la démesure des peines infligées. A six mois de la tenue du sommet du G7 à Biarritz, l’administration judiciaire locale a-t-elle voulu faire un exemple ? Une partie du réquisitoire du procureur du TGI de Bayonne était clairement tourné dans ce sens.

L’annonce de l’envoi de 15.000 policiers pour le G7, la réquisition de tout le tribunal de Bayonne pendant la tenue de ce sommet et l’interdiction de manifester prononcée par le préfet des Pyrénées Atlantiques annoncent donc la couleur : c’est une véritable machine à broyer l’opposition que le gouvernement est entrain de préparer, avec le consentement d’élus locaux. Une brutalité organisée et disciplinaire censée nous faire peur, rendre potentiellement toute personne qui manifeste incriminable, avec l’appui du nouveau projet de loi dit anti-casseurs.

Face au laxisme et à la lenteur des procédures lorsqu’il s’agit de violences policières, le message est clair : il est judiciairement moins répréhensible de briser une mâchoire que de manifester sa colère. Le cas de Lola Villabriga, gravement blessée le 18 décembre dernier à Biarritz, est significatif. L’enquête est confiée à l’IGPN mais personne n’est dupe. Au pire, ce sera une légère sanction pour le policier auteur du tir tendu.

Nous devons alors affronter ensemble et collectivement, dès maintenant, cette répression massive. Que leur autoritarisme soit le réveil d’une solidarité envers toutes les personnes qui sont, qui seront victimes de la violence d’Etat.

Le réseau Aman Komunak lance un premier appel à assister au procès de Rita le 25 février prochain à Bayonne à 14h.