Appel à relancer la mobilisation sociale

Le 30 mai 2020, reprenons la rue.

Après deux mois de confinement, il est temps de déconfiner notre révolte.

Nous avons commencé à nous retrouver, pour échanger nos points de vue sur

la situation, et briser les difficultés d’organisation qu’a posé cette

situation inédite.

Avec ce nouvel état d’urgence « sanitaire », ce sont des attaques contre

le droit du travail, la remise au travail forcée, des mesures répressives

pour faire respecter le confinement et contre les quartiers populaires,

les rassemblements interdits ; la fermeture des frontières…

On le voit, pendant que nous étions bloqué-es chez nous, l’État n’a pas

traîné pour prendre des mesures pour protéger les intérêts de la classe

capitaliste, et encadrer toujours plus la population.

Des mouvements d’organisation populaire (réseaux de ravitaillement,

cantines…) se sont montés, pour faire face aux difficultés immédiates

de la crise et appuyer les personnes frappées par celles-ci.

Il est temps d’aller plus loin et de construire un rapport de force, pour

qu’il n’y ait pas de retour à la normale, après quasi deux ans de

mouvements sociaux dans le pays.

Depuis le déconfinement, ce sont de nouvelles offensives(,) de la part de

ces élites politiques alliées de la finance et du capital, sur les

libertés individuelles et collectives comme la possibilité de manifester,

de se rassembler, de créer des moments populaires et festifs…

Attaques contre tou-tes celleux qui ne veulent pas baisser la tête et

rester dans le rang serré des bon-nes petit-es soldat-es allant travailler

pour les enrichir et aller consommer pour les gaver encore plus !

Parce que nous n’arrêterons pas d’aller dans la rue pour dénoncer toutes

ces dérives sécuritaires et répressives, de surveillance, de flicage

généralisé de nos propos et de nos actes :

Retrouvons-nous donc dans la rue le 30 mai, pour un premier rendez-vous,

et préparons la suite, notamment les 16 (mobilisation des hôpitaux) et 17

juin (appel à actions, occupations et blocages contre la réintoxication du

monde),

Ce 30 mai, nous manifestons aussi en soutien aux personnes migrantes,

rejoignant l’appel de collectifs de personnes sans-papier et les

manifestations de nombreuses villes de France, et en opposition au ton

raciste employé dans plusieurs récents articles de la presse brestoise :

« Pour la liberté de circulation et d’installation de toutes personnes

dans le monde.

la régularisation de toutes les personnes sans-papiers.

La fermeture des centres de rétention Administratif (CRA).

L’égalité des droits pour touTes dans tous les domaines (travail,

logement, santé, éducation, participation aux élections…).

La fin des contrôles au faciès et des violences policières ;

la Vérité et la Justice pour les familles de victimes.

L’abrogation des lois et mesures racistes, islamophobes… ;

la fin des discours stigmatisants et discriminatoires. »

Descendons des balcons, quittons nos jardins,

retrouvons-nous ce samedi 30 mai à 13h30 place de Strasbourg, masqués et

déterminés.


Article publié le 30 Mai 2020 sur Brest.mediaslibres.org