Appel à la mobilisation unitaire des personnels – étudiant-e-s.

Assemblée générale des personnels (ouverte) jeudi 24 mars 10h amphi B campus de Bron

contre la loi travail et contre une politique d’état d’urgence à Lyon2

À l’université Lyon2, comme partout en France, l’heure est à la mobilisation contre la loi El Khomri

Ici, où nous sommes pourtant dans une université de sciences humaines, sociales, juridiques et économiques, la présidence répond par le mépris et la répression, tout en nous inondant de messages de désinformation !

Non contente d’avoir fait intervenir deux fois la police dans F université pour de simples tentatives d’occupation de salles, mercredi 16 mars la présidence a envoyé les agents de sécurité incendie saisir un étudiant en AG pour le livrer à la police. Son crime ? Il est soupçonné du grave délit de graffiti dans les toilettes.

Jeudi 17, la présidence donne un tour de vis supplémentaire à la répression. Ce jour-là, conformément au vote de l’AG, une cinquantaine d’étudiants-e-s ont installé cinq barrages filtrant à des accès du campus Portes des Alpes, et utilisé des poubelles et des chaises pour fermer une poignée de grilles d’accès (sans rester présent-e-s à leur pied faute de nombre).

Au final, seuls les bâtiments A, B, C, J, R et U ont été de près ou de loin concernés par des barrages filtrants. Aucun barrage ou obstacle n’a été installé sur des sorties de sec ouïs de bâtiment et les cours se tenaient normalement sur l’ensemble du campus. Aucune dégradation n’a été constatée sur les lieux, contrairement à ce que a annoncé la présidence. Ou plutôt, aucune dégradation honnis celle des conditions d’étude et de travail que l’on doit à la politique de cette présidence honteuse.

Devant cette situation hautement menaçante pour la sécurité physique des personnes présentes suites lieux, quelle a été la position de la présidence ? Elle a ordonné la fermeture immédiate du campus de Bron.. laquelle a plis deux heures vu le nombre d’étudiant-e-s en couis et de personnels au travail. Pour faire bonne mesure, elle aussi a fait fermer le campus des Quais, où il ne se passait strictement rien. Dans l’après midi, elle devait demander encore la fermeture de l’Institut des Sciences de l’Homme situé avenue Beithelot. Le son venu, elle annonçait qu’elle maintiendrait la suspension des cours pour la journée du vendredi 18.

Enseignant-e-s présent-e-s hier matin sur le campus, nous ne sommes pas dupes de la communication de la présidence et de sa stratégie de pourrissement. En fermant les facultés, la présidence empêche toute possibilité de réunion entre personnels et étudiant-e-s.

La sécurité des étudiant-e-s et des personnels n’a jamais été menacée et aucune violence n’a eu lieu avant, pendant et après que les personnels et les étudiant-e-s n’aient été contraint-e-s d’évacuer par décision de la présidence.

Des violences en revanche ont bien eu lieu les semaines et les jouis précédents : violence des intrusions policières sur les Quais, violence des interpellations et des poursuites, intimidation et menaces jusque conte des enseignant-e-s, comme mercredi 16 lorsque les forces de l’ordre ont ouvertement menacé de gazer une enseignante alors qu’elle tentait de discuter avec les vigiles pendant l’AG des quais.

Face aux provocaüons d’une équipe présidenüelle ayant visiblement perdu tout sens de la mesure et dont les dernières volontés, avant de céder enfin la place, semblent ête de saisir n’importe quel prétexte pour demander des interventions policières et des conseils de discipline, nous appelons à l’unité personnels – étudiant-e-s dans la mobilisation contre la loi travail et contre la politique répressive de l’actuelle présidence

Nous dénonçons la manipulation de la Présidence qui invite à une négociation avec des représentant-e-s intersyndicaux : les conditions de mobilisation ne se négocient pas, et encore moins avec une Présidence qui s’immisce dans le conflit social en faisant intervenir la police dans les murs de l’université.

Nous dénonçons la politique de la terre brûlée manifestement conduite par une équipe pr ésidentielle désavouée lors des dernières élections. Nous exigeons l’arrêt de la répression, le retrait des plaintes et des mesures disciplinaires à l’encontre des étudiant-e-s mobilisé-e-s, et la garantie du droit des étudiant-e-s et des personnels à se mobiliser à l’université.

Et en tant qu’enseignant-e-s, nous suspendons immédiatement le contrôle des présences dans nos cours et appelons les autres enseignant e s à en faire de même

Arrêt des poursuites (judiciaires et disciplinaires) à l’encontre des étudiant-e-s mobilisé-e-s

Arrêt des interventions policières dans l’université Arrêt des manœuvres présidentielles contre la mobilisation

Assemblée générale des personnels (ouverte) jeudi 24 mars 10h amphi B campus de Bron

Avec le soutien du Collectif des vacataires précaires, du SNESUP-FSU Lyon 2 et de SUD Education Lyon 2

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