Mars 10, 2016
Par Indymedia Bruxsel
39 visites


” Et c’est bien là le scandale, c’est que l’on ne peut plus se mettre en colère tellement l’apathie est générale aujourd’hui que la guerre et les assassinats sont automatiques grâce à l’homme-machine, cette machine-outil, immatriculée mais irresponsable. “

Blaise Cendrars ( 1887-1961 ) ” Bourlinguer “

La mémoire

De l’authentique, toujours assassinée

Est le mémoricide toujours endimanché

Les populations finement abusées

Dans un populicide sans cesse renouvelé

De tous temps, des groupes humains discriminés

Avec des génocides carabinés

Comme nos meubles pollués

Ammonium quaternaire, formaldéhyde

Et des composés organiques volatils, à respirer

Tout ceci complètement humanicide

Enfin, une chanson écologique

Mais sans son chanteur, car plus aucun frénétique !

En 1964, feu ( 1931-1994 ) Guy Debord, un vrai lord

Publiait ” Contre le cinéma “, il fallait l’oser, alors

Cinéma qui reproduit l’aliénation

A part le génial feu ( 1924-1978 ) Edward Davis Wood Junior

Une des rares exceptions, grimaces au bon ton

Il fit de l’anti-cinéma

Comme moi, je fais de l’antipoésie

Et pour me lire, cela plaît et surtout déplaît, mais, c’est gratuit
http://patrice.faubert.over-blog.com/ , il faut taper sur l’ordinateur, pour lire mes poésies

Car la vérité est bannie, c’est bien cela !

La poésie que j’aime, et bien voilà

C’est celle de feu ( 1887-1918 ) Arthur Cravan

C’est celle de feu ( 1431-disparu en 1463 ) François Villon

Et d’autres, sans aucun blabla

Le goulag n’est pas qu’en Chine

Partout, il fait bonne mine

Ici, vous pouvez être arrêté

Là, vous pouvez être assassiné

Ailleurs, ce que vous faîtes, est ignoré

Personne ne le sait, ainsi, personne n’est dérangé !

Le goulag qui se voit, est le moins malin

Le goulag sans goulag, est le moins vain

Là, où, la surveillance, se surveille elle-même

Là, où, l’humain se fouette lui-même !

Mais, finalement

A certaines échelles

Tout se transforme rapidement

Comme dans l’ère géologique

Et de son époque du carbonifère

Et de ses insectes géants

Notre fleur, fut notre ancêtre de l’extinction du permien

Qui un jour, permit l’éclosion, de l’humain

Mais un jour, tout disparaît, rien à y faire !

C’est la bagarre des éléments déchaînés

Comme la gigantesque bagarre de Rotterdam

A laquelle prit part, Blaise Cendrars

Et d’autres marins, qui sans être chacun un superman

Terrifiante bagarre qui fit des blessés, des morts, et beaucoup de casse

C’était en 1911, la rixe des visages boxés

Un moment de folie, presque de géologie !

Nous sommes

Tous les poings qui frappent

Nous sommes

Toutes les lèvres qui embrassent

Nous sommes

L’enfant qui se mouche

Nous sommes

La femme qui accouche

C’est le marathon de l’holocène

Au fur et à mesure

Nos yeux s’emplissent de haine

Et des pleurs qu’ils sèment

Nous sommes les avions qui dégueulent

De leurs ventres, des bombes sur les gueules

Et cela n’est jamais du passé

Pour toutes les figures cassées

Pour les rescapés, pour toujours, terrorisés

Mais, il faut suivre l’actualité

Pour ne pas être disqualifié

Même si c’est un disque rayé

Ou alors, réformé du contexte

Vous n’êtes pas politisé, comme c’est bête !

Si c’est la politique qui fait la vie

Alors, tout ce qui fait la vie, est politique

Madame nouveau prend pour époux

Monsieur ancien, un sacré filou

Dont l’enfant, un savant fou

Ou technicien sans âge, gâche tout

L’ancien très ma l imité

Et l’humain totalement aliéné

C’est la technologie en plastique

C’est du toc, du troc, et surtout du fric !

La réalité n’est jamais du cinéma

Comme le western, de l’écrire, c’est le cas

Et l’un des rares seuls duels, seul à seul

Eut lieu, le 21 juillet 1865, une fusillade

Entre feu ( 1837-1876 ) Wild Bill Hickok

Son arme n’était pas du toc

Et feu David Tutt, qui fut tué

Et pour homicide involontaire, Hickok fut arrêté

Car, à la vérité

Aucun duel n’était toléré !

Le cinéma propage des mensonges

C’est pour les enfants, au pays des songes

Et ainsi, toute la fausseté les ronge

Qui montrerait dans un film

Que feu ( 1884-1920 ) Amedeo Modigliani, qui comme dans sa réalité

Mourrait, six mois après avoir, totalement, arrêté

De boire, comme mille

Ferait plouf, car au cinéma, la vérité, on la lime !

Comme les formules toutes faites

Cela va ? Et la santé ? C’est la forme ? Quoi de neuf ?

Avec une réponse jamais honnête

Pour ne pas passer pour bébête !

Ainsi, tout le monde ment

Car il faut paraître

Et ne jamais être

Ne jamais pouvoir dire

Que l’on va mal

Sinon, aucune amitié, aucun amour, on vous empale !

Et nonobstant

Comment être dans l’épanouissement

Dans cette société d’argent, où chacune et chacun

Est l’ennemi de tout être humain

Personne ne se voit

Personne ne se croit

Personne ne s’écoute

L’être humain est en déroute

Mais c’est la loi

Du survivre, quoi qu’il en coûte !

Patrice Faubert (2013) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur ” hiway.fr “





Source: