Le recrutement n’a pas dû être bien difficile tellement le CV du jeune Vermeulen parle aux aspirations de Barèges. Antoine Vermeulen a dans ses bagages un lourd passé de militant anti-mariage homo, ses premières armes en politique en soit. Catholique pratiquant tendance intégriste, il s’oppose avec force à la Loi Taubira avec ses petits camarades de l’ICES (Institut Catholique d’Études Supérieures), la fac catho de La Roche sur Yon crée par Philippe de Villiers. On se rappelle que Brigitte Barèges était une opposante au Mariage pour tous et alors qu’elle était secrétaire de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des Femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, chargée de rapporter le projet de loi sur les propos discriminatoires à caractère homophobe (sic) ou sexiste, elle a eue cette phrase ignoble et d’une bêtise crasse : “et pourquoi pas des unions avec des animaux ? ou la polygamie ?” [1]. Sûr qu’avec ces mêmes convictions, l’union entre ces deux là ne pouvait que se faire.

Depuis ses très jeunes années, Vermeulen fait de la politique « à droite toute » jusqu’à l’extrême. Dans les quatre années qu’il a passé à La Roche sur Yon à étudié en Science-Politique à l’ICES, il ne s’est pas ennuyé puisqu’il cumulait : responsable des jeunes Républicains Vendée, responsable de Sens Commun Vendée (émanation politique de La Manif’ Pour Tous qui fait de l’entrisme au sein de LR) et chef du syndicat étudiant d’extrême-droite UNI Vendée. Il ne comptait pas non plus son temps à militer pour La Manif’ Pour Tous et sa branche dure (sic), les HOMEN [2].

Avec ses responsabilités en tant que chefaillon des jeunes Républicains Vendée, il tisse le réseau et se fait mousser. Il inonde les réseaux sociaux de selfies avec toutes les têtes du parti (local et national) comme avec d’autres figures de la droite-extrême comme d’extrême-droite. Il fait toutes les campagnes électorales avec enthousiasme et zèle au service des chefs de son parti.

Mais lors des primaires de la droite pour l’élection présidentielle de 2017, Vermeulen est infidèle aux LR, est fait campagne pour Jean-Frédéric Poisson président du Parti Chrétien Démocrate [3]. Bien en phase avec ses convictions : anti-mariage Mariage pour tous, anti-avortement, catholique, islamophobe, pro-chasse. Le président du PCD (crée par Christine Boutin) se disait prêt à casser le plafond de verre et de réaliser un rapprochement avec le Front National.

Après s’être lamentablement noyé avec Poisson lors de ces primaires (1,45%), Antoine Vermeulen revient dans le rang et fait campagne pour François Fillon. Ça tombe bien, Fillon a comme plus grand soutien le très droitier sénateur Vendéen Bruno Retailleau qui est très influent chez les réacs vendéens et vice-versa, pour pousser la droite à aller de plus en plus à droite, il a lui aussi les mêmes convictions que Jean-Frédéric Poisson. On connaît la suite, Fillon perd les élections présidentielles en partie à cause du Pénélope Gate. Mais Vermeulen restera tout de même fidèle à son maître Retailleau qui soutient encore Fillon ! La fougue de Vermeulen prend fin comme ses études et ira travailler comme chef du cabinet du maire Ronan Loas à Plœmeur (Morbihan).

C’est avec cette nouvelle expérience professionnelle que Antoine Vermeulen quitte le sud-Bretagne pour le sud de la France. Il devient chef de cabinet de la mairie de Montauban. Et à l’image de ça patronne Brigitte Barèges, il veut la concrétisation du rapprochement entre ladroite-extrême et l’extrême-droite.

En 2011, Brigitte Barèges franchi un cap. Alors membre de la Droite Populaire (la branche la plus à droite de l’UMP crée par Thierry Mariani, aujourd’hui au Rassemblement National), elle avait refusé de marier un couple franco-tunisien. En 2012, elle souhaitait même que Marine Le Pen soit élue députée [4]. Pourquoi donc rester chez les Républicains ? Réponse : pour faire le pont avec l’extrême-droite comme quand cette année, Brigitte Barèges invitée le maire d’extrême-droite de Béziers. Rober Ménard venu tendre le bras et sceller un rapprochement idéologique [5].

Un pas de plus entre la droite-extrême et l’extrême-droite que Antoine Vermeulen vient appuyé avec sa nouvelle patronne Brigitte Barèges.

A Montauban, comme en Vendée et partout ailleurs, non à la banalisation des discriminations et des idées d’extrême-droite ! L’extrême-droite est un poison ! Soyons l’antidote !

Nous tenions à remercier, pour l’aide apportée a l’écriture de cette article, les antifascistes de La Roche sur Yon Bastyon de Ré[email protected] qui avaient déjà écrit (avec de nombreuses photos) sur l’arrivée de Antoine Vermeulen sur les bords du Tarn [6].




Source: Iaata.info