Le 22 mai 2018, le mouvement lycéen et étudiant, apprenant les premiers résultats de ParcourSup, décide d’occuper le lycée Arago en signe de protestation et dans l’objectif d’organiser la suite de la lutte.

La répression s’abat immédiatement sur les 102 jeunes occupant.e.s, envoyant tout le monde en garde à vue, fichant la plupart et mettant certain.e.s en examen

Un an après, il s’agit pour nous de rappeler et dénoncer cet épisode répressif subit par les mouvements lycéens et étudiants, ainsi que de visibiliser la répression qui s’abat actuellement sur les mouvements sociaux ou les quartiers populaires.

Nous vous invitons donc à un banquet participatif devant le lieu de notre interpellation, place de la Nation, afin de venir rencontrer et soutenir les différents collectifs subissant une forte répression !



Des lycéen.e.s concerné.e.s

Communiqué expliquant les faits lors de l’occupation d’Arago : Mercredi 23 mai – communiqué sur l’occupation d’Arago

Mardi 22 mai à 18h20, à la suite de la manifestation de la fonction publique fortement réprimée, et en réaction aux réponses des voeux ParcourSup, miroir d’une société toujours plus sélective et discriminatoire, une centaine de personnes, en grande majorité lycéen.e.s ont décidé d’occuper le lycée Arago dans le XIIe arrondissement afin d’y créer un foyer de mobilisation festive et pacifique.

En effet, alors que Macron et Vidal affirmaient qu’il n’y aurait aucune sélection à l’entrée des filières dites « non sélectives », plus de 50% des élèves se retrouvent aujourd’hui sans proposition d’affectation. La machine ParcourSup confirme toutes nos craintes et même pire, et se révèle être un algorithme ségrégatif, qui se base sur un système de point, qui ne prend pas en compte les facteurs personnels et qui aggrave les disparités sociales.

Au bout d’une heure d’occupation, après réquisition de la proviseure, et sans dialogues entre le rectorat et les occupant.e.s, la Police a fait évacuer l’occupation, causant la majorité des dégâts matériels. Cette opération policière, encore une fois disproportionnée, mobilisa plus de 150 CRS, gendarmes et baceu.se.s pour un bilan de 101 interpellations soit la totalité des occupant.e.s pour la majeure partie mineur.e ( dont certain.e.s qui n’avaient pas plus de 15 ans). Trois Aragotin.e.s ont ainsi été arrêté dont un simplement car il accompagnait une personne jugée suspecte.

Après avoir passé plus de 5h dans un car de la police, sans électricité, nourriture et eau, après avoir été aligné contre un mur, et après s’être vue notifier que le mur était le seul endroit où il pouvait à ce moment faire leur besoin, tous les interpellé.e.s ont été placé en garde à vue dans les différents commissariats parisiens pour un minimum de 24h.

Nous, lycéen.e.s, étudiant.e.s d’Arago sommes révolté.e.s contre cet acharnement judiciaire et contre le refus de débat de la part du rectorat, et appelons à continuer la lutte contre la ParcourSupercherie.

Le Comité de mobilisation d’Arago


Article publié le 17 Mai 2019 sur Paris-luttes.info