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UNE SITUATION CATASTROPHIQUE POUR LES TRAVAILLEURS.SES

En Cisjordanie occupée,

De la bouche même des syndicalistes palestinien.e.s, le constat tombe comme un couperet :  » Plusieurs organisations syndicales existent depuis des dizaines d’années mais elles ont échoué à faire pression sur le gouvernement palestinien pour créer un régime de protection sociale pour les travailleurs et pour les chômeurs qui n’ont pas d’indemnités. Concernant la sécurité sociale, en plus de la pauvreté et du chômage, il y a le problème de l’assurance santé : il y a 900 000 palestinien.ne.s non couvert.e.s par une assurance santé. (…) Les syndicats officiels ont perdu leur crédibilité car le principal intérêt de ces organisations est de travailler avec le gouvernement. (…) Dans le domaine de la protection sociale, nous constatons qu’ils n’ont jamais été aux côtés des droits des travailleurs. (…) Le dirigeant du syndicat officiel est nommé par l’Autorité palestinienne. Le gouvernement distribue les postes selon ses intérêts (…). »

En Palestine de 48,

Les Palestiniens d’Israël ne sont pas mieux lotis avec le quasi monopole du syndicat « Histadrout ». Ce syndicat d’État, maillon indispensable de la colonisation qui préconisait « le travail juif » contre l’embauche des Palestiniens. Les travailleurs palestiniens d’Israël ont dû créer, avec succès, depuis l’année 2000, malgré les multiples complications et obstacles, des syndicats indépendants. Dénonçant les accords d’Oslo, refusant une coexistence basée sur l’inégalité des droits, politiques, juridiques et économiques les syndicalistes rencontré.e.s préconisent « la solution à un État basé sur l’égalité des droits, sans discrimination ni sionisme« .

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Verveine Angéli, Christophe Cordier, Denis Orcel et Adeline Gonin

LES CONSÉQUENCES DE LA PARTITION DE LA PALESTINE

Sans se tromper de cible et sans discours pédagogique, la caméra, tantôt depuis la « zone de 48 » tantôt depuis la Cisjordanie occupée (Gaza étant inaccessible),  montre comment cette situation catastrophique qui va s’aggravant est la conséquence de la partition de la Palestine, de la colonisation et de l’apartheid. La « Nakba »a fait éclater le peuple palestinien en Réfugié.e.s, Palestinien.e.s de 48 et en Palestinien.e.s sous colonisation et ainsi multiplié les statuts juridiques et sociaux des travailleurs.ses palestinien.e.s où qu’ils-elles soient. Ceci au plus grand bénéfice des entreprises israéliennes qui en Israël ou dans les colonies tirent profits et abusent sans scrupules d’une situation taillée sur mesure.

UN SEUL PEUPLE, UNE MÊME RÉSISTANCE

Ce va et vient entre les palestiniens de la  « zone de 48 » et la Cisjordanie occupée restitue et donne à voir le lien solide et tenace qui malgré les disparités réelles se renforce à chaque nouvelle épreuve attestant de l’impérissable sentiment d’appartenir à un seul et même peuple. Et ce n’est pas une des moindre qualités de ce documentaire que d’avoir su, sans discourir, montrer et faire ressentir ce sentiment d’appartenance aux spectateurs.trices.

« Résistance sociale et syndicale » nous indique le titre. En effet, la résistance à l’occupant est partout et de chaque instant et une tension permanente (la boule au ventre) traverse le film. Le rappel de la répression et l’emprisonnement des enfants palestiniens s’y intègre naturellement et suscite tension et révolte.

Nous ne dévoilerons pas la fin du film sur le courrier et la poste palestinienne. C’est « un joyau de la colonisation » dont les réalisateur.trice présentent simplement les horribles facettes …

ET LE BDS DANS TOUT ÇA ?

Ben… le BDS ? il est partout ! Pas seulement par la présence d’Omar Barghouti dont la clarté d’expression n’a d’égal que la fermeté des positions, pas seulement parce que tous.tes les acteur.trices rencontré.e.s ont confirmé leur attachement et leur soutien à la campagne BDS internationale, mais tout simplement parce que réunir par la parole autour d’un même thème les composantes du peuple Palestinien (dans les contraintes d’un séjour de 10 jours dans un pays occupé militairement et l’interdiction d’entrer à Gaza), donner la parole aux israéliens anticolonialistes pro-BDS, tout cela c’est l’esprit même du BDS. Esprit dont Solidaires est porteur et que les réalisateur.trice on su magnifiquement traduire …

organisez des projections, invitez le.la réalisateur.trice et les participant.e.s à la mission syndicale !!

Le film est visible sur le site « Canal Marches »

En vente sur le stand BDS France Montpellier

revue palestineSolidaires


Article publié le 22 Fév 2020 sur Bdsfrance.org