Mai 9, 2021
Par Sans Nom
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Berlin : La vitre du local de la CDU en morceaux
traduit de l’allemand de chronik, 30 avril 2021

(RBB). Des inconnus ont attaqué une permanence de la CDU berlinoise dans le quartier de Marzahn-Hellersdorf dans la nuit de vendredi. La façade a été souillée et la vitre brisée en grande partie. Manifestement des pots de peinture noire ont été lancés contre la façade et à l’intérieur du bureau et un tag „#ennemi des locataires!“ a été laissé à côté de la vitre brisée.

Pas plus tard que la semaine dernière une attaque similaire avait eu lieu contre le bureau des citoyens du député CDU au Bundestag Jan-Marco Luczak. Là aussi les mots „ennemi des locataires“ avaient été tagués sur la façade et la vitrine.

Luczak avait coordonné la demande en révision contre le plafonnement des loyers, déposée par 284 députés des fractions CDU/CSU et FDP au Bundestag. Il y a deux semaines, le tribunal constitutionnel fédéral a finalement annulé ce plafonnement des loyers à Berlin. Cette décision a provoqué un mouvement de protestation de milliers de Berlinois-e-s.


Leipzig : des vitres de la Volksbank défoncées
traduit de l’allemand de chronik, 29 avril 2021

Réaction aux perquisitions à Connewitz !

Dans la nuit du 28 au 29 avril, nous avons travaillé à coups de marteaux la Volksbank sur le marché Lindenauer. Il n’y a à vrai dire plus besoin d’en rajouter beaucoup sur les banques. Elles sont des gestionnaires du Capital et marchent sur des cadavres pour leurs profits; que ce soit par leur participation à des entreprises d’armement, par des investissements dans le secteur nucléaire, etc, etc, etc. Notre action vise à montrer aux flics qui sont rentrés de force chez des gens le 28 avril à 6h du matin, que leurs mesures ne restent pas sans réponse. Bien-sûr, le bruit a retenti après 22h – nous ne nous laissons pas prescrire par l’État quand nous sortons !

Si vous venez chez nous, alors ça pète ailleurs !
Pour la liberté !


Leipzig : des pierres contre la Justice pour mineurs
traduit de l’allemand de chronik, 29 avril 2021

Quand le quartier est assiégé par les flics, ça pète ailleurs.

Suite aux perquisitions de mercredi dans le quartier de Connewitz, nous avons encore exprimé notre rage en attaquant la Maison de justice pour mineurs (dans laquelle se trouvent aussi la police et les bureaux du parquet) dans le quartier de l’Est de la ville. Nous avons conscience du fait que cela n’est pas à la hauteur de ce qui s’est passé ce même jour. Cependant, il était important pour nous, après une manif spontanée avortée, d’apporter au moins une petite réponse claire sous la forme de peinture et de pierres.

Nous aimerions aussi utiliser cet espace pour exprimer une solidarité critique. Une critique vis-à-vis de certaines choses que nous avons remarqué ces derniers temps, comme le fait qu’à plusieurs reprises des manifs non autorisées annoncées n’aient pas lieu (aujourd’hui c’était à cause des flics, mais pas la dernière fois). C’est du pain béni pour l’État de surveillance qui peut en toute tranquillité patrouiller dans le parc et enregistrer des images de visages. C’est un sentiment désagréable quand la police annonce des chiffres concrets de combien de personnes se trouvaient dans le parc alors qu’il fait encore jour à 20h et que la manif ne commence pas ou qu’une annulation est communiquée. Vu que les manifestations sont difficiles à réaliser sous les mesures en vigueur en Saxe, il est d’autant plus important que tout le monde tiennent certaines choses. Ça consisterait par exemple à ne pas mettre sur Instagram ou des listes de diffusion des appels qui ne sont pas destinés à y être, ou d’avoir un plan B quand on appelle à des manifs. Nous avons envie de revivre des moments où nous pouvons lutter en tant que quartier ou que mouvement autonome. Trop de soirées démotivantes à Connewitz serait énervantes.

Nous sommes toujours en colère et nous nous verrons vendredi dans la rue contre le couvre-feu ! En espérant que cette fois les pierres et la peinture toucheront celles et ceux qui les méritent.


Brême : deux attaques incendiaires… contre le couvre-feu
traduit de l’allemand de chronik, 1er mai & 26 avril 2021

1/ Un véhicule de police banalisé incendié (1er mai)

Encore une étincelle à Brême : Contre le couvre-feu! Contre le monde de l’ordre ! Une bagnole banalisée de flics cramée dans le centre-ville !

Nous nous joignons aux Groupes Autonomes qui ont déclenché un incendie à l’Osterdeich (voir ci-dessous) le premier soir du couvre-feu. Le couvre-feu est imposé avec un déploiement massif de flics et d’agences de sécurité privée, ce qui ne fait penser à rien d’autre qu’à un État policier.

Si tu es encore dans la rue après 22h, tu es suspect-e. Jusqu’à 24h, tu es exposé-e à l’arbitraire policier, très certainement sans témoins. Les flics décident selon ton apparence si pourrais être en train de faire du sport ou de rentrer chez toi. Après 24h, plus d’échappatoire possible.

Le couvre-feu signifie la détention préventive à la maison. Un rêve pour les fanatiques de l’ordre et de la loi et les adeptes de la nouvelle loi sur la police, ici aussi à Brême.
Qui se sent en sécurité et en bonne santé quand seuls les uniformes sont aux aguets dehors ?
Que se passe t-il pour les personnes qui n’ont pas de maison ? Et si je dois aussi consommer la nuit ? Qui se défend collectivement contre la violence policière et les contrôles au faciès ? Qu’en est-il des chiffres importants de violence domestique et sexualisée, et qui porte la responsabilité de toutes celles et ceux que l’isolement rend psychiquement (encore plus) malades ?

Le couvre-feu contribue donc au développement d’un État de contrôle autoritaire assoiffé de prétendue sûreté. Que peut suggérer cette capacité d’action rapide et impressionnante ? Cet instrument n’aidera personne à long terme pour ce qui est de la pandémie.

Cette présence policière est impressionnante, c’est sûr. Et ça fait peur que probablement personne ne voit comment on se fait harceler, intimider ou arrêter.
Pourtant, maintenant, comme déjà avant le couvre-feu, nous prenons nos propres décisions sur quand et où nous sortons et avec qui nous nous retrouvons. Nous sommes en mesure de prendre nos responsabilités, pour nous et pour nos proches. Depuis quand avons nous besoin de flics, de police municipale et d’un État pour nous prescrire comment nous comporter avec nos ami-e-s, avec notre famille ou nos collègues de travail ?

Une bagnole de flics banalisée en feu dans le centre-ville est pour nous un signe du fait que nous sommes en vie et en résistance. Nous n’acceptons pas les gesticulations de pouvoir et de menace de la part des porcs et de leurs supérieurs, doté-e-s de toujours plus d’attributions. Une bagnole de moins sous le cul des flics de merde pour fouiner partout, dénoncer, menacer, observer…

Ce faisant, nous combattons aussi le flic dans nos têtes et le contrôle social qui prétend nous faire croire qu’il faudrait seulement attendre un peu et serrer les dents jusqu’à ce que tout reprenne son cours „normal“.

Nous haïssons cette normalité !

Considérez aussi cette action directe comme une vengeance. Pour les ami-e-s grièvement blessé-e-s à Francfort, Hambourg et Berlin ! Nous sommes à vos côtés !

All Cops Are Targets

Operation Qosay K.*

Ndt : Qosay K., arrivé en Allemagne il y a six ans seul en tant que réfugié mineur d’Irak, est un jeune de 19 ans qui le 5 mars 2021, après avoir fui deux policiers en civil qui souhaitaient le contrôler avec un ami dans un parc de la ville de Delmenhorst, a été interpellé puis retrouvé mort deux heures plus tard en garde-à-vue.

2/ Une étincelle à Brême sur le quai Osterdeich (26 avril)

Samedi soir, juste au moment du couvre-feu, nous avons déchargé notre rage contre cette mesure complètement absurde contre un chantier immobilier sur le quai Osterdeich, nous avons jeté et enflammé des trucs sur la chaussée. Pendant ce temps les flics réalisaient des contrôles massifs et occupaient quasiment tout le quartier. Nous ne nous laisserons pas prendre les nuits et appelons à créer beaucoup de moments de résistance contre le couvre-feu dans les semaines à venir.
Flics hors de nos quartiers !

Des Groupes Autonomes


Brême : le local du SPD aux caillasses
traduit de l’allemand de chronik, 1er mai 2021

Deux inconnus ont lancé des pierres dans les vitres d’une permanence SPD dans le quartier de Neustadt. Selon la police, deux voisins ont vu deux personnes vêtues de noir s’enfuir à vélo en direction de Werdersee.




Source: Sansnom.noblogs.org