Mars 19, 2021
Par Sans Nom
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Krefeld (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) : Feu à l’agence Pôle Emploi !
traduit de l’allemand de chronik, 8 mars 2021 (extrait)

(Rheinische Post). Le feu dans le Pôle emploi (Agentür für Arbeit) de la rue Normannstraße est dû à un incendie volontaire, la police en est convaincue. Le département de sécurité intérieure de Krefeld s’est saisi de l’enquête.
Pour rappel : lundi soir vers 23h25, une femme a vu des lueurs de flammes à l’intérieur du bâtiment dans la rue Normannstraße. Les pompiers appelés sur place ont réussi à éteindre rapidement le feu dans un bureau au rez-de-chaussée. « Selon les premières constatations, il s’agirait d’un incendie volontaire » a déclaré la police mercredi. Le feu dans le Pôle emploi rappelle un incendie survenu il y a un mois. C’est pourquoi la police recherche un homme à l’aide de photos. Le 7 février, celui-ci aurait mis le feu à l’intérieur d’une agence de voyage dans la rue Steinstraße à Emmerich. Vers 22h40, l’incendiaire avait brisé la porte vitrée de l’agence pour ensuite placer un engin incendiaire allumé à l’avance dans le local. Une armoire avec des prospectus avait ainsi pris feu.


Berlin : la camionnette du consortium immobilier Vonovia part en fumée
traduit de l’allemand de chronik, 6 mars 2021

Dans la nuit du 5 au 6 mars 2021, nous avons fait partir en fumée une camionnette Vonovia dans la rue Altenhofer Straße (quartier de Hohenschönhausen). Les raisons ne manquent pas : vengeance pour la Rummelsburger Bucht & la Liebig34, colère vis-à-vis des attaques à venir contre la Rigaer94 et la Meuterei, haine contre le Sénat RRG (Rot-Rot-Grün : coalition des partis de gauche, social-démocrate, di Linke et les Verts) qui impose les intérêts du lobby immobilier par la force et la brutalité policière.

« La défense de ces structures n’appartient pas qu’à celles et ceux qui y vivent, mais à toutes celles et ceux qui peuvent s’y retrouver. Cette lutte n’est pas seulement pour nous, mais pour tous et toutes ! Passons à l’offensive dans la rue ! Pas de paix pour les proprios et les serviteureuses de l’État ! »

Chaque expulsion, chaque attaque a un prix et il va continuer à monter dans les prochaines nuits.

Solidarité inter-quartiers comme à Kreuzberg et Friedrichshain !


Dresde (Saxe) : le complexe hôtelier perd ses vitres
traduit de l’allemand de chronik, 3 mars 2021

(Bild). Dans la nuit de mardi à mercredi 3 mars, des inconnus ont lancé des bouteilles de peinture contre un nouveau bâtiment hôtelier Arcotel HafenCity dans la rue Leipziger Straße à Dresde et ont brisé de nombreuses vitres du rez-de-chaussée. Selon les premières estimations, les dégâts s’élèveraient à plusieurs dizaines de milliers d’euros, a déclaré le Parquet. Une motivation politique ne pouvant être exclue, le centre policier de défense contre le terrorisme et l’extrémisme (Polizeiliche Terrorismus- und Extremismus-Abwehrzentrum, PTAZ) du bureau régional de la police judiciaire a pris l’affaire en charge.


Wuppertal (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) : balade nocturne contre le patriarcat
traduit de l’allemand de chronik, 9 mars 2021

(Wuppertaler Rundschau) Dans la nuit du lundi au mardi (8./9 mars 2021) la permanence locale du SPD, une église, ainsi que plusieurs maisons et magasins ont été dégradés. Un gros pavé a été lancé dans la vitrine du local du SPD. Les autres bâtiments ont été recouverts de tags. Venu sur place, le président du SPD local, Alexander Hobusch a déclaré : « la violence et les dégradations ne sont pas un moyen légitime de défendre ses points de vue. Quiconque recourt à ces moyens se disqualifie de lui-même !  »

La police a recensé plus de 30 dégradations dans la nuit. Apparemment, c’est en relation avec la journée de la femme car les tags critiquaient « le système patriarcal » et « l’inégalité de traitement envers les femmes ». Le portail principal de l’église catholique St. Mariä Empfängnis a aussi été touché.

Servet Köksal, président du SPD Wuppertal a exprimé la solidarité et le soutien de l’ensemble de la section locale, ajoutant : « Une attaque contre une force démocratique est une attaque contre toutes les forces démocratiques et contre le coeur de notre démocratie. »


Leipzig (Saxe) : encore un incendie contre les gentrificateurs
traduit de l’allemand de chronik, 2 mars 2021

(LVZ). Après qu’un véhicule d’une entreprise de gestion immobilière ait brûlé, les spécialistes de l’extrémisme du « Soko LinX » mènent l’enquête. Un incendie volontaire aux motivations politiques n’est pas exclu, a déclaré le bureau régional de la police judiciaire de Saxe mardi. Le véhicule est parti en flammes dans la nuit de dimanche dernier Sonnabend vers 0h35 à l’angle des rues Chopinstraße/Hans-Poeche-Straße et il a été totalement détruit.

Les auteurs se sont-ils enfuis à vélo ? « Les investigations lancées immédiatement après les faits n’ont pour l’instant conduit à aucune arrestations. Selon certaines indications, quatre cyclistes en noir encore non identifiés auraient été vus près des lieux du délit et seraient ensuite partis vers l’est de la ville », a déclaré la police.


Hambourg : Attaque incendiaire contre la mairie de
l’arrondissement d’Altona
traduit de l’allemand de chronik, 8 mars 2021

Pendant la pandémie de corona, les égoïsmes sociaux se sont montrés plus clairement que jamais. Malgré les hôtels fermés les politicien-ne-s n’ont pas réussi à trouver de chambres chez les citoyen-ne-s de Hambourg pour mettre à disposition de personnes sans-abri. Au lieu de ça, ils ont récité la traditionnelle litanie sur les places encore libres dans les programmes d’urgence d’hiver. Que ces derniers n’offrent aucune sorte d’intimité et qu’on y soit exposé au contrôle des institutions n’est désormais plus un secret. A cela vient s’ajouter encore le fait qu’en cas de contamination par le corona les personnes SDF doivent pourtant être en quarantaine pendant deux semaines. 2 semaines enfermé sans livraison à domicile ni Netflix. Au lieu de trouver une solution rapide et non bureaucratique, les responsables restent les bras croisés à attendre que le problème se résolve de lui-même et à discutailler jusqu’à ce que le printemps revienne et que plus personne ne parle de personnes mortes de froid dans les rues de Hambourg.

La raison pour laquelle les décisionnaires n’agissent pas et laissent mourir des gens par des températures en dessous de zéro est la suivante : S’ils ouvraient pendant la pandémie des hôtels pour les sans-abris et s’ils leur procuraient le nécessaire pour vivre, la question resterait posée, après la pandémie, de pourquoi ça ne continue pas ainsi. Ou pourquoi ça n’a pas été fait avant ? La politique veut l’exclusion sociale. Car elle sert de mise en garde pour celles et ceux qui ont « gagné » leur place dans la classe moyenne. Si vous ne vous en tenez pas aux règles, si vous n’accomplissez pas votre travail chaque jour ou si vous sortez du rang, vous attérirez là où „ils“ sont. C’est géré de la même manière avec les réfugié-e-s

L’État allemand a besoin que la Libye, la Turquie et la Grèce fassent le sale boulot. Ils veulent que les gens pourrissent dans des camps, tant qu’ils font courir la nouvelle que ça ne vaut pas la peine de venir en Europe et qu’il n’y a qu’à attendre ici que des barbelés et des rêves brisés. L’État supporte que des gens meurent. Cela passe par la répétition ad nauseam et en forme de mantra de types comme le ministre de l’Intérieur de basse-Saxe, Boris Pistorios, qui, suite aux attaques contre la machine à expulser à Brunswick et Hanovre, a redit clairement, comme beaucoup d’autres avant lui, qui sont les terroristes : celles et ceux qui veulent empêcher qu’on assassine ! Grâce à la bonne collaboration entre les institutions et la presse, les dominants définissent le discours sur la violence.

Et puisqu’il semble bien qu’aux yeux de l’opinion publique toutes les conditions seraient réunies pour préserver les gens de la misère et de la mort, on crée des écrans de fumée et on cherche des raisons tirées par les cheveux. Les dominants trouveront toujours une excuse pour justifier pourquoi dans tel ou tel cas il était impossible d’améliorer les conditions de misère à présenter à une opinion publique absolument a-critique, dressée à refuser systématiquement toute pensée réfractaire. Ainsi, ils peuvent garder leur visage humain. Plus l’État allemand s’efforce de se maquiller pour montrer sa face libérale, plus celles et ceux qui l’ont percé à jour doivent crier fort et le démasquer pour ce qu’il est. Ce qu’ils sont tous : des assassins !
Vus les morts en masse en Méditérranée et les 13 morts dans les rues de Hambourg, il faut reconnaître que les #leavenoonebehind et #openthehotels ont eu peu d’effet, mis à part le fait de nous faire sentir moins mal.

Mais alors où sont nos moyens contre ces meurtres ordonnés par l’État ?
Un début serait d’enterrer définitivement la croyance en un « bon Etat ». Un État ne pourra jamais réaliser nos aspirations à un monde solidaire. Cela signifierait perdre son pouvoir et son contrôle et donc sa fin. Nous devons reconnaître plus clairement que les organes du pouvoir mènent une guerre contre les indésirables et les exclus. La survie des gens sous les ponts ne peut donc pas relever du rôle des travailleureuses sociaux. La meilleure défense contre les abus et l’oppression est le rejet radical de l’Etat – c’est-à-dire de ne plus attendre pour construire un nouveau monde. Des structures solidaires dans les quartiers, les écoles, les facs et les usines. Que les voisin-e-s deviennent complices. Occuper des maisons de manière plus massive et conséquente. Que les procédures pénales soient affrontées par tous et toutes. La diffusion d’idées anti-autoritaires et de l’empathie dans les manières de nous rapporter. Élaborer constamment des stratégies et une meilleure relation avec nous-mêmes et la défense de nos idées.
En même temps reconstruire la confiance en nous et combattre l’impuissance par des attaques contre des objectifs étatiques, patriarcaux, racistes et capitalistes.

Une attaque comme celle-ci ne peut, tant qu’elle en devient pas massive, être que symbolique sur le chemin vers une vie plus libre. Nous espérons cependant que l’idée se répande d’attaquer de manière ciblée les institutions de Hambourg ou leurs représentant-e-s. De l’agence pour quoi que ce soit jusqu’au véhicule de nettoyage de la ville.

Nous dédions ce feu aux 13 personnes qui ont trouvé la mort dans les rues d’une des villes les plus riches.

Jerzy, Josef, Emil, Fiete, Karsten, Jacob, Thomas, Paul, Josef, Jonathan, Leslaw, Robert, Stanislaw.

Pour un meilleur lendemain.

Des groupes autonomes




Source: Sansnom.noblogs.org