Plus de six Algériens sur dix ont boudé les urnes jeudi 12 décembre, une abstention record, lors de la présidentielle fermement rejetée par le mouvement populaire de contestation (Hirak) ayant forcé le président Abdelaziz Bouteflika à ne pas se représenter pour un Xième mandat et refusant de lui élire un successeur.

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues d’Alger et d’autres villes du pays – malgré le risque d’échauffourées avec la police positionnée, dans la capitale, au coin des artères et carrefours – pour dénoncer la tenue d’élections – aux cris de « Pas de vote ! Nous voulons la liberté !« , « Pas de vote avec les gangs« , « Etat civil, pas militaire« , « Les généraux à la poubelle« , « Vous ne nous ferez pas peur avec la décennie noire« , « Pouvoir assassin » et encore « C’est vous ou nous, on ne s’arrêtera pas » .
Seuls 39,93 % des inscrits ont voté jeudi, selon les chiffres annoncés en fin de soirée à la télévision nationale par Mohamed Charfi, président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Selon M. Charfi, le taux de participation au niveau national s’établit à 41,41 % et celui des Algériens de l’étranger à 8,69 %.
Le Hirak, le mouvement de protestation populaire ne cède pas et réclame le démantèlement du système de pouvoir algérien…


Article publié le 13 Déc 2019 sur Monde-libertaire.fr