Janvier 3, 2017
Par Le Pressoir
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Contre le délit de solidarité avec les migrants : solidarité avec les inculpés de la Roya !

Mercredi 4 janvier 2016, un habitant de la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), sera jugé par le tribunal de Nice notamment pour “aide à l’entrée, à la circulation et au séjour d’étrangers en situation irrégulière”.

Rassemblement contre le délit de solidarité avec les migrants, à Alès mercredi 4 janvier à 18h30 devant le tribunal (place Henri Barbusse).

Après avoir fermé la frontière franco-italienne au niveau de Vintimille (juin 2015), les institutions font tout leur possible pour refouler les migrants qui tentent d’entrer en France. Organisation régulière de rafles, contrôles renforcés dans les trains, sur les routes, les sentiers, reconduites massives à la frontières, déploiement de l’armée dans la vallée depuis juillet 2016,… Face à cela, de nombreux habitants de cette zone frontalière s’organisent depuis plusieurs mois pour venir en aide à ces personnes sans cesse refoulées.

Partage de repas, hébergements, aide au passage de frontières, ouverture de squat pour permettre l’accueil d’un plus grand nombre de personnes,… Les actes de solidarités sont nombreux et multiples dans ce coin des Alpes-Maritimes.

Mais voilà, toute aide envers une personne étrangères en situation irrégulière est passible de 5 ans d’emprisonnement et de 30 000€ d’amende. Et c’est sans oublier que la répression s’abat aussi de diverses autres manières sur les personnes venant en aide aux migrants, comme par exemple lors d’ouverture de squats d’accueil, de tentatives de blocages d’expulsions, ou lors de manifestations de soutien,… Des migrants aidant leurs proches sont eux aussi punis au titre de l’aide aux étrangers en situation irrégulière, ou encore, en cas de refus d’embarquer lors de leur expulsion, ou de franchissement de frontière dans certains pays,…

Via tous ces outils législatifs, l’État tente de réprimer chaque acte de solidarité.

Dans les Alpes-Maritimes, ce sont plusieurs personnes qui ont été arrêtées ces derniers mois.

Francesca a passé 52 heures en garde à vue, suite à un contrôle routier où elle est accusée d’avoir fait passer la frontière à plusieurs personnes. Elle passera en procès pour aide au séjour irrégulier le 4 avril 2017. Pierre et Cédric sont passés devant le tribunal de Nice le 23 novembre dernier notamment pour occupation de bâtiment public et aide au séjour irrégulier. Pour Pierre, le parquet a requis 6 mois de prison avec sursis. Le délibéré est renvoyé au 6 janvier. Pour Cédric, le jugement a été reporté, il sera finalement jugé le 4 janvier.

Soyons donc nombreux ce jour-là pour refuser la répression de la solidarité !

Aucune loi ne nous empêchera d’accueillir qui bon nous semble.

Ensemble, passons toutes les frontières !

Rassemblement à Alès, mercredi 4 janvier à 18h30 devant le tribunal (place Henri Barbusse).




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