> Jeudi 4 Juillet :

Permanence du COLLECTIF NAJAT (18h)

Le collectif Najat est unespace de ressources, de rencontres et d’informations administratives et juridiques pour des personnes en procédure de demande ’asile.

Attention ! Dernière permanence, reprise en septembre

> Vendredi 19 juillet

Ciné-club (19h30 auberge espagnole, 21h projection)

L’ARGENT DE LA VIEILLE

Luigi Comencini, 1972, 116 min.

Antonia et Peppino, un couple de chiffonniers, vivent avec leurs cinq enfants dans un bidon-ville de la banlieue romaine. Ils sont liés par un rituel immuable à une riche vieille dame américaine qui, chaque année, vient passer quelques jours de vacances à Rome. Passionnée par le jeu, celle-ci invite Antonia et Peppino dans sa somptueuse villa pour y disputer d’interminables parties de « scopone scientifico », un jeu de cartes où ils excellent. Malgré l’adresse du couple à ce jeu complexe, la vieille richissime l’emporte toujours car sa fortune lui permet de miser sans fin. Mais cette fois-ci la chance leur sourit de façon délirante… Le bidonville est en émoi et se cotise pour les aider à défier la vieille…. Est-ce enfin la fortune ?

> Dimanche 21juillet

Réunion mensuelle de La Rétive (14h 30)

> Samedi 27 juillet

Discussion (19h)

CHRONIQUES SUR CORDES ET ACCIDENTS DE TRAVAIL

Présentation des livres d’Éric Louis (Casser du sucre à la pioche, On a perdu Quentin et Chroniques sur cordes)

À travers ses livres, Éric, cordiste intérimaire, raconte son travail d’ouvrier précarisé. Silos d’une multinationale du sucre, fours d’incinérateur de déchets, cheminées d’usine, ou encore travaux du bâtiment… Si les chantiers sont variés, les conditions de travail restent globalement les mêmes. En échange d’un Smic amélioré, les entreprises font trimer les intérimaires sans se soucier de leur état de fatigue. Suspendus à des dizaines de mètres de hauteur, les conditions de sécurité sont souvent réduites au minimum et toute prime de risque, inexistante.

Pourtant, si les contrats de travail indiquent que les boulots de cordiste ne sont pas à risque, les accidents, eux, sont bien là, et toujours bien trop nombreux. En juin 2017, alors que sa journée de travail est sur le point de s’achever, Quentin meurt enseveli sous les tonnes de céréales d’un silo industriel. Éric devait prendre sa relève de l’après-midi. En douze ans, ce sont plus de 20 cordistes qui ont laissé leur vie au travail. Combien de mutilés ? Et, plus largement, combien de travailleurs aux vies brisées par le monde du travail ?

Ouvrier, fils d’ouvrier, petit-fils d’ouvriers, Éric Louis est un adepte et un ardent défenseur du travail. Du travail libre, s’entend. Mais il conchie « l’emploi », inépuisable source d’exploitation, de soumission, de frustration. Et de mort.

Témoignages bruts de la réalité de l’emploi prolétaire, ses récits font marrer aux éclats, font monter les larmes, et enfin finissent en nous filant la niaque. Pour aller de l’avant, vers du collectif, de la solidarité, de la lutte…

En partant de la petite lorgnette des cordistes, c’est tout un monde du travail que nous pourrons interroger.


Article publié le 19 Juil 2019 sur Lepressoir-info.org