Juin 12, 2016
Par Le Pressoir
8 visites


LE MOUVEMENT SOCIAL CONTRE LA LOI EL KHOMRI

S’INTENSIFIE.


Depuis plus de trois mois, le mouvement contre la « loi travail » se

construit et s’amplifie : grèves, manifestations, actions, blocages…

Une large partie de la population exprime son rejet de cette loi patronale

(pétitions, sondages…). Face à cela, le gouvernement, hausse

le ton, réprime massivement et ne cède rien (ou quelques miettes,

pour les uns ou les autres, dans l’espoir de diviser les travailleurs).

Pour durcir ce rapport de force, les grèves de salariés s’intensifient,

et répondent par la mise en place du blocage du pays.
ILS NOUS ATTAQUENT !

DÉFENDONS-NOUS !

POURQUOI TANT D’ACHARNEMENT ?

Si le gouvernement a pondu cette loi et s’acharne à la maintenir

malgré la forte contestation, c’est qu’elle répond à une nécessité

pour le capitalisme : maintenir la compétitivité de la France dans

un système mondialisé, qui plus est, en crise. « Il faut améliorer

la croissance ! ». C’est à dire garantir toujours plus de profit aux

capitalistes. « Il faut améliorer la compétitivité des entreprises ! ».

Autrement dit, produire plus à un moindre coût, au détriment, une

fois de plus, de la rémunération des salariés et de leurs conditions

de travail.

Les gouvernements quels qu’ils soient, en France et sur la planète,

réagissent aux contextes économiques afin de favoriser l’économie

nationale dans un système global concurrentiel. L’État est un outil

au service de la classe dirigeante pour défendre ses intérêts et

maintenir l’ordre établi. Le soi-disant « intérêt général » se confond

avec celui de la classe capitaliste. Il s’agit de gérer ce système,

maintenir le rapport d’exploitation, organiser et contrôler la population.

NE NOUS LAISSONS PAS FAIRE !

Depuis trop longtemps, le rapport de force est en faveur des capitalistes.

Cette attaque du code du travail, rend les salariés encore

plus à la merci du bon vouloir des patrons, en fonction de leurs

intérêts immédiats. C’est un accroissement de notre exploitation,

dans la suite des politiques patronales qui nous sont imposées :

pacte de compétitivité, accord national interprofessionnel…, à nous

d’inverser la pression.

C’est par la solidarité et la mobilisation de tous les exploités (travailleurs,

du public ou du privé, avec ou sans papiers, chômeurs,

étudiants, lycéens, retraités…) que nous CONSTITUERONS une force capable

de renverser le cours des choses. Le développement récent

de la grève et des actions de blocage nous montre notre capacité

à enrayer le train-train quotidien de la société capitaliste et de son

économie de marché. La lutte des classes n’est pas un concept

vide de sens. Au quotidien nous la subissons. Aujourd’hui nous devons

la gagner !




Source: