Septembre 29, 2016
Par Le Pressoir
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Depuis le 9 mars, des manifestations et des actions déterminées sont menées contre la loi travail. Dès le début du mouvement social, l’État a fait usage de la force pour casser les blocages et disperser les manifestations. Les blessés sont nombreux : crânes ouverts à coups de matraques, visages défigurés par les flashballs et corps mutilés par les grenades de désencerclement, etc. Les « forces de l’ordre » n’ont pas hésité à utiliser scooters et voitures pour charger les manifestants.

De nombreuses personnes passées en procès ont écopé de peines de prison ferme ou avec sursis, et d’autres sont en détention préventive en attendant de comparaître devant la justice. Et on ne compte plus les convocations au tribunal.

Rien que sur Alès, 4 personnes ont été interpellées le 23 avril suite à un collage d’affiche dans le centre ville. Lors de la manifestation du 17 mai, une action de blocage de la sous-préfecture a été réalisée par plusieurs centaines de personnes.

Deux personnes sont passées dans le collimateur de l’appareil punitif quelques jours après : l’une, accusée d’avoir posé des chaînes sur le portail a été interpellée devant son domicile et placée en garde à vue ; un collégien a été convoqué pour jet de projectile. Lors de la manifestation du 19 mai deux personnes ont eu le bras cassé lors d’une tentative d’interpellation par la BAC et

Pour les flics il fallait un coupable. Une casquette trouvée dans un sac en créera un idéal.

la police nationale. Le 26 mai, les forces répressives ont chargé à la fin de la manifestation pour disperser la trentaine de personnes encore présentes, distribuant coups de matraque et coups de poing à la volée. Le 26 juin, jour de manifestation bruyante, ne trouvant aucun autre prétexte, les flics ont interpellé un manifestant pour un jet de pétard. Il est accusé de violence sur les forces de l’ordre. Le 15 septembre, en fin de manif, une partie du cortège se dirige vers le lycée JBD pour aller soutenir les lycéens qui tentaient de bloquer leur bahut. Comme tout au long de la manif, les flics, en surnombre, devancèrent les manifestants. Gazeuses et flashballs en main, ils démontèrent pièce par pièce la barricade qui tentait de s’ériger sans manquer de molester les manifestants. Dans la cohu, un pavé fut lancé. Pour les flics il fallait un coupable. Une casquette trouvée dans un sac en créera un idéal.

L’utilisation de cette violence « légale » a pour objectif de faire peur, de briser toute résistance à notre exploitation et de miner nos capacités d’offensive. Il est important d’affirmer notre solidarité aux personnes touchées par la répression, sans tomber dans le piège de l’innocence et de la culpabilité. N’oublions pas que la police nous contrôle et nous humilie tous ls jours, que la justice a pour seul objectif le maintien de la bourgeoisie au pouvoir. Nous subissons au quotidien l’exploitation capitaliste et la répression ne s’arrête pas à la fin d’une manifestation.

Il est important de se défendre collectivement, d’affirmer notre solidarité, de ne pas laisser des personnes isolées face à la police ou face à la justice.

Une attaque contre l’un d’entre nous, c’est une attaque contre tous !

Arrêt des poursuites contre tous les inculpés de la guerre sociale !

Liberté pour tous !




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