De plus en plus de personnes ont besoin des services sociaux et médico-sociaux, pourtant les dispositifs d’aide et d’accompagnement (de la protection de l’enfance, des personnes fragiles et vulnérables, du handicap, du logement et de l’urgence sociale…) ne sont plus à la hauteur aujourd’hui pour y répondre.

Les moyens humains et financiers dédiés à l’exercice de ces missions ne cessent de baisser alors que les besoins d’accompagnement sociaux explosent. Les conséquences sont lourdes pour les usagèr·es en termes de qualité du service rendu comme pour les salarié·es qui ne peuvent plus faire face et perdent le sens de leur travail.

Plutôt que de protéger, d’aider, de soutenir, d’accompagner, les professionnel·les ne peuvent plus rencontrer les personnes, être présent·e·s pour les écouter, ou même simplement répondre au téléphone faute de temps.

Depuis des années les conditions de travail se dégradent, les arrêts maladie se multiplient, la charge de travail et la pression managériale insupportables entraînent des atteintes graves sur la sécurité et la santé des personnels.

Toujours plus avec toujours moins ! L’austérité imposée au secteur social et médico-social par les financeurs publics, les réorganisations permanentes des employeurs et la mise en concurrence par les appels à projets ont conduit à généraliser la rentabilité de l’activité et à casser les conventions collectives.

Nous constatons depuis une déqualification grandissante de nos métiers et des difficultés à recruter les salarié·e·s faute de revalorisation salariale et d’amélioration de nos conditions de travail.

Nous sommes aussi très préoccupé·es par une déshumanisation du secteur social et médico-social au profit d’une logique gestionnaire guidée par le coût immédiat de nos accompagnements sans tenir compte de l’indispensable solidarité et cohésion sociale que représentent nos secteurs pour la société.

Face à l’offensive que nous subissons, il est important de construire un mouvement général dans les secteurs du travail social pour contribuer t-outes et tous ensemble à lutter contre les politiques dévastatrices de désengagement afin :

  • Que les moyens soient adaptés aux besoins, avec un financement à la hauteur du Conseil départemental, de Rennes Métropole et de l’Etat
  • D‘assurer le maintien des dispositifs d’aide et la qualité des services publics de solidarité
  • D’avoir des conditions de travail qui respectent notre santé, notre équilibre personnel et puissent redonner du sens au travail
  • De revendiquer des conventions collectives de haut niveau
  • D’augmenter nos salaires, en priorité les bas salaires, en haussant de manière immédiate la valeur du point de 30%.
  • De donner les moyens pour une formation des étudiant·es en travail social avec une gratification de stage, une reconnaissance immédiate au niveau licence des diplômes d’Etat validés par 3 ans de formation
  • D’abandonner le projet de ré-ingénierie de l’ensemble des métiers du social.

Travailleur·euses du secteur Social & Médico-social

MOBILISONS NOUS !

Mardi 21 janvier 2020 à Rennes

11h Place du colombier dans le cadre d’une grande action pour défendre nos métiers et interpeller nos décideurs.

Intersyndicale SUD-CGT-FO-CNT


Article publié le 16 Jan 2020 sur Rennes-info.org