Airbus a enfin craché le morceau : ce sera 15 000 suppressions de postes dont 5000 en France pour l’avionneur qui en compte 135 000 à travers le monde. Pour l’heure, aucun licenciement n’est encore annoncé et la réduction d’effectif devrait se faire via le non remplacement des CDD et des départs à la retraite, le gel des embauches ou encore un plan de départ volontaire.

La piste des licenciements n’est cependant pas à exclure comme l’a confié Guillaume Faury à la Dépêche du Midi. Selon le président d’Airbus, la question des licenciements dépendra des aides mises en place par l’Etat : Possibilité d’un chômage partiel de longue durée ?  Quels investissements en recherche et technologie ?

Ces licenciements sont présentés comme « une ligne rouge » pour le syndicat majoritaire Force Ouvrière qui souhaite « gagner du temps » pour permettre un maximum de « départs naturels », oubliant peut-être un peu vite que les non renouvellements de CDD, les retraites anticipées et autre gel des embauches n’ont rien de naturel ni d’ailleurs d’indolore pour les travailleurs. Le syndicat, qu’on a vu peu combatif sur d’autres dossiers de l’aéronautique, exclut pour l’heure tout appel à la grève.

Au-delà du seul cas Airbus, ce sont toutes les entreprises sous-traitantes de l’aéronautique qui sont menacées alors qu’elles comptent 86 000 emplois en région Occitanie. Certaines, comme Derichebourg ou DSI, sont d’ailleurs déjà en lutte et la bataille pour le maintien des emplois ne saurait donc se passer d’eux. Ainsi, la CGT organise une réunion à destination des employés de l’aéronautique dès le 2 juillet à la Bourse du travail de Toulouse, ville qui concentrera l’essentiel des suppressions de poste en France. Une manifestation pourrait se tenir le 9 juillet.


Article publié le 01 Juil 2020 sur Rapportsdeforce.fr