Juillet 3, 2020
Par Nantes Révoltée
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La crise Ă©conomique liĂ©e au Coronavirus sera payĂ©e par les travailleurs, les prĂ©caires, les pauvres. Alors que les productions de richesses n’ont jamais Ă©tĂ© aussi Ă©levĂ©es dans l’histoire de l’humanitĂ©, les salariĂ©s restent les variables d’ajustement lorsque les profits diminuent.

A la fin du confinement, le gouvernement annonçait 15 milliards d’euros pour les patrons pour « sauver les emplois ». Pourtant, ce sont des plans de licenciements drastiques qui s’annoncent. Dans l’entreprise aĂ©ronautique Airbus, principalement basĂ©e dans la rĂ©gion Toulousaine et dans le bassin Nantes/Saint-Nazaire, les annonces sont terribles.

« A l’issue d’une rĂ©union de la direction du groupe Ă  l’échelle europĂ©enne, Airbus confirme la mise en place du plus grand plan de suppression de postes jamais rĂ©alisĂ© par l’avionneur. Il s’agit de supprimer 15 000 postes, soit 11% de ses effectifs Ă  l’échelle mondiale, dont 5000 en France. »

Dans le détail, ce sont 3400 licenciements à Toulouse, et 1000 dans notre département. 484 postes seront supprimés à Nantes, 386 à Saint-Nazaire et 201 à Stelia Saint-Nazaire. Des milliers de familles menacées.

Au delĂ  de la question de l’emploi, la question des salaires est dĂ©cisive. Dans le cadre d’une mesure appellĂ©e “accord de performance collective”, le gouvernement autorise les patrons Ă  baisser la paie des travailleurs en cas de difficultĂ©. Cette mesure a notamment Ă©tĂ© utilisĂ©e dans l’entreprise Derichebourg.

« C’est de la casse industrielle, dĂ©plore Karl MahĂ©, syndicaliste de Saint-Nazaire. Ils mettent la peur dans la tĂȘte des gens pour faire reculer les mesures sociales. Le groupe n’a qu’une vision financiĂšre et ce sont les salariĂ©s qui vont payer. »

Ces bastions ouvriers vont-ils se laisser faire ? Rien n’est moins sur, l’ouvrier toulousain Gaetan Gracia annonce un « plan de bataille » pour faire reculer le gouvernement et les patrons.



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Source: Nantes-revoltee.com