Novembre 8, 2021
Par Marseille Infos Autonomes
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13 novembre 17h30

PrĂ©sentation du livre “De la violence coloniale dans l’espace public” avec Françoise VergĂ©s.

En partant de la visite de trois lieux situĂ©s dans le quartier parisien de la Porte DorĂ©e (le Palais de la Porte DorĂ©e, le monument Ă  la mission Marchand et la statue d’AthĂ©na), qui font rĂ©fĂ©rence au passĂ© colonial de la France, cet ouvrage aborde la ville sous l’angle dĂ©colonial.

L’auteure y fait le point sur les dĂ©bats et les luttes menĂ©s dans le monde autour de ces monuments controversĂ©s.

15 novembre 2021 Ă  partir de 18h

Echange autour de “Quelle crĂ©ation dans une prison Ă  ciel ouvert

Le Collectif “Palestine en RĂ©sistances” et la Librairie Transit vous invitent Ă  rencontrer Raed Issa et Mohammed Al Hawajri du Groupe d’artistes palestiniens de Gaza Eltiqa Eltiqa Group – Gallery & Contemporary Artists | pour un Ă©change autour de “Quelle crĂ©ation dans une prison Ă  ciel ouvert”

16 novembre Ă  19h

PrĂ©sentation du livre “VIVANTES. DES FEMMES MIGRANTES RACONTENT” avec DUTREY ODILE

Ce livre est un tĂ©moignage de ce que racontent des femmes migrantes, les raisons de leur dĂ©part, leur parcours migratoire souvent douloureux, toujours courageux. Sans en avoir le droit, clandestines, elles arrivent dans un pays qu’elles ne connaissent pas, un pays qui ne veut pas les accueillir. Elles racontent l’errance en France, l’humiliation, le rejet… Elles tĂ©moignent aussi de solidaritĂ©s, disent leurs espoirs, leurs combats et leurs victoires.

19 novembre Ă  19h

PrĂ©sentation de “La toile carcĂ©rale. Une histoire de l’enfermement en Palestine” avec LATTE – ABDALLAH StĂ©phanie

En association avec Palestine 13

Dans les territoires palestiniens, depuis l’occupation de 1967, le passage par la prison a marquĂ© les histoires personnelles et collectives. Les arrestations et les incarcĂ©rations massives pour des motifs d’ordre politique ont installĂ© ce que l’auteure appelle une toile carcĂ©rale, une dĂ©tention suspendue. Environ 40 % des hommes palestiniens sont passĂ©s par les prisons israĂ©liennes depuis 1967. Cet ouvrage remarquable permet de comprendre en quoi et comment le systĂšme pĂ©nal et pĂ©nitentiaire est central des modes de contrĂŽle des Territoires palestiniens.

Le texte s’appuie sur une enquĂȘte de plusieurs annĂ©es pendant laquelle plus de 350 longs entretiens ont Ă©tĂ© conduits, mais aussi sur des archives et des documents juridiques. La trame narrative retrace l’histoire de cette toile carcĂ©rale et des vĂ©cus de l’enfermement tout en emmenant les lecteurs dans les pas de l’auteure et de son enquĂȘte.

20 novembre Ă  18h

Violences policiĂšres avec Rachida Brahim autrice de “La race tu deux fois“, Makan Kebe et Amanda Jacquel auteur.trice de “ArrĂȘte-toi

La race tu deux fois

« De telles listes sont dressĂ©es depuis les annĂ©es 1970. CompilĂ©es par plusieurs gĂ©nĂ©rations de militants, elles sont enfouies dans les caves des archives associatives et prĂ©sentent toutes le mĂȘme format, Ă  la fois sec et funeste. On y trouve la date du crime, le nom de la victime, suivis d’une ou deux phrases laconiques. Elles frappent par leur rudesse, leur longueur et leur nombre. Poser une liste conduit inexorablement Ă  en trouver une autre quelques jours plus tard. Ces listes expriment l’idĂ©e d’une injustice. Elles dĂ©noncent le racisme et l’impunitĂ© du racisme. Elles pointent du doigt les crimes, mais Ă©galement la grande majoritĂ© des procĂšs qui ont fini par des peines lĂ©gĂšres avec sursis ou des acquittements, quand ce n’est pas un non-lieu qui est venu clore l’affaire.

ArrĂȘte-toi !

Le 25 juin 2013, une opération de police à Villemomble fait basculer la vie de la famille Kebe.

“ArrĂȘte-toi !” raconte les violences policiĂšres subies ce 25 juin mais, au-delĂ , les vives cicatrices, les profonds dĂ©sĂ©quilibres et les rĂ©percussions dont elles sont le nom au sein de la famille.

ArrĂȘte-toi ! est un rĂ©cit de l’intime. Il dĂ©peint le parcours d’un jeune homme confrontĂ©, avec sa famille, Ă  la machine policiĂšre et judiciaire.

Une histoire d’arrestation policiĂšre qui fait tout basculer. Mais Ă©galement l’histoire d’un combat oĂč se mĂȘlent rencontres, espoirs et solidaritĂ©s.

24 novembre Ă  19h

PrĂ©sentation de “Silence on cogne” avec Sophie Boutboul en association avec Femmes solidaires

AlizĂ© Bernard a Ă©tĂ© victime de violences conjugales. Si elle savait les difficultĂ©s qu’ont les femmes Ă  parler et Ă  se faire entendre, elle n’imaginait pas combien le statut de son conjoint rendrait son combat pour s’en sortir plus difficile encore. Car ce dernier Ă©tait gendarme. Or comment faire quand celui qui vous bat se sert de son statut, reprĂ©sentant de l’ordre, de sa place dans l’institution policiĂšre, de sa connaissance des procĂ©dures et des liens supposĂ©s de solidaritĂ© avec ses collĂšgues, pour vous intimider, vous dissuader de vous dĂ©fendre et faire valoir vos droits ? A Sophie Boutboul, journaliste travaillant sur les violences faites aux femmes, elle a acceptĂ© de raconter son histoire ; les mois de silence, isolĂ©e en caserne, persuadĂ©e que nul n’accepterait de la croire, la peur dĂ©multipliĂ©e devant un homme incarnant la loi et disposant d’une arme de service, puis les annĂ©es de luttes, seule, pour faire valoir ses droits malgrĂ© les obstacles qu’elle dĂ©nonce ; les tentatives de dissuasion de certains gendarmes, les procĂ©dures non respectĂ©es, l’absence de sanction hiĂ©rarchique, l’indulgence de certains juges. L’impression de se battre contre un systĂšme.

Au rĂ©cit de son combat Ă©tape par Ă©tape, rĂ©pond, en alternance, l’enquĂȘte qu’a menĂ©e Sophie Boutboul. Car le cas d’AlizĂ© n’est pas isolĂ©. Chaque annĂ©e, des femmes meurent sous les coups et les balles de leur conjoint policier ou gendarme. Pendant un an et demi, elle a sillonnĂ© le pays pour recueillir le tĂ©moignage de femmes ayant connu le mĂȘme chemin de croix : les tentatives de dissuasion, les menaces, les procĂ©dures caduques, la protection, voire l’impunitĂ©, dont certains ont joui du fait de leur statut. Pour en comprendre les raisons, elle a rencontrĂ© des avocats, juges, magistrats, les membres d’associations aidant des femmes dans le mĂȘme cas, les familles des victimes, mais aussi des policiers et des gendarmes reconnaissant les consĂ©quences de leur mĂ©tier sur leur vie personnelle et l’absence de mesures pour les prĂ©venir, et les hauts placĂ©s de l’IGPN et de l’IGGN, les instances d’inspection de la police et de la gendarmerie. Elle expose les failles d’un systĂšme qui ne pense pas la place des femmes auprĂšs d’hommes exposĂ©s Ă  la violence et les risques que cela implique. C’est un texte engagĂ© qu’AlizĂ© Bernard et Sophie Boutboul signent lĂ . Pour permettre aux femmes victimes de telles violences de savoir qu’elles ne sont pas seules. Ouvrir le dĂ©bat et proposer des pistes de rĂ©flexion, des solutions, pour protĂ©ger les victimes de ces violences particuliĂšres.

25 novembre Ă  19h

PrĂ©sentation de “L’invention du colonialisme vert-Pour en finir avec le mythe de l’Eden africain” avec Guillaume blanc

L’histoire dĂ©bute Ă  la fin du XIXe siĂšcle. PersuadĂ©s d’avoir retrouvĂ© en Afrique la nature disparue en Europe, les colons crĂ©ent les premiers parcs naturels du continent, du Congo jusqu’en Afrique du Sud. Puis, au lendemain des annĂ©es 1960, les anciens administrateurs coloniaux se reconvertissent en experts internationaux. Il faudrait sauver l’Éden ! Mais cette Afrique n’existe pas. Il n’y a pas de vastes territoires vierges de prĂ©sence humaine, et arpentĂ©s seulement par ces hordes d’animaux sauvages qui font le bonheur des safaris touristiques. Il y a des peuples, qui circulent depuis des millĂ©naires, ont fait souche, sont devenus Ă©leveurs ici ou cultivateurs lĂ . Pourtant, ces hommes, ces femmes et enfants seront – et sont encore – expulsĂ©s par milliers des parcs naturels africains, oĂč ils subissent aujourd’hui la violence quotidienne des Ă©co-gardes soutenus par l’Unesco, le WWF et tant d’autres ONG.

Convoquant archives inĂ©dites et rĂ©cits de vie, ce livre met au jour les contradictions des pays dĂ©veloppĂ©s qui dĂ©truisent chez eux la nature qu’ils croient protĂ©ger lĂ -bas, prolongeant, avec une stupĂ©fiante bonne conscience, le schĂšme d’un nouveau genre de colonialisme : le colonialisme vert.

26 novembre Ă  19h

Présentation de la revue Do-Kre-I-S, avec des membres de la revue et des invités.

Cette revue haĂŻtienne prĂ©sente les points de vue des contributeurs de diffĂ©rents pays au sujet des phĂ©nomĂšnes de crĂ©olisation dans le monde Ă  partir de photographies, de dessins, de rĂ©flexions et de poĂ©sies (etc…).

Qu’est ce que les populations crĂ©oles ont Ă  partager aujourd’hui ? Quelles sont leurs singularitĂ©s respectives ? Quelles sont les marques communes laissĂ©es par les oppressions coloniales ?

27 novembre Ă  18h

PrĂ©sentation de “Comme nous existons” avec Kaoutar Harchi

Kaoutar Harchi mĂšne dans ce livre une enquĂȘte autobiographique pour saisir, retranscrire au plus prĂšs cet Ă©tat d’éveil, de peur et d ’excitation provoquĂ©, dit-elle, “par la dĂ©couverte que nous – jeunes filles et jeunes garçons identifiĂ©s comme musulmans, que nous le soyons ou pas d’ailleurs – Ă©tions perçus Ă  l’aube des annĂ©es 2000 par un ensemble d’hommes et de femmes comme un problĂšme.”

Un livre oĂč l’amour filial et l’éveil de la conscience politique s’entremĂȘlent dans une langue poĂ©tique et puissante.

Kaoutar Harchi est chercheuse en sociologie. Aux Ă©ditions Actes Sud elle a Ă©galement publiĂ© L’Ampleur du saccage (2011) et À l’origine notre pĂšre obscur (2014). Chez Pauvert, en 2016, un essai intitulĂ© Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne.




Source: Mars-infos.org