AG ouverte Précaires Déter.e.s 13

« C’est une réforme résolument tournée vers le travail, vers l’emploi, contre le chômage et… pour la précarité !!! » annonçait Muriel Pénicaud dans une conférence de presse en juin dernier, avant de se reprendre : « euh… contre la précarité ».

Ce lapsus révèle l’intention réelle du gouvernement. En effet, il n’a aucun intérêt à éradiquer une précarité qu’il a lui-même érigée en système : hier par les lois travail de Macron (2016 et 2017), aujourd’hui par les réformes des retraites et de l’assurance-chômage. Par exemple, cette nouvelle convention d’assurance chômage entrée en vigueur le 1er novembre prévoit une économie de 2 à 3 milliards d’euros sur les allocations des plus précaires (chômeur·se·s de moins de 25 ans et de plus de 53 ans, emplois discontinus…).

Alors qu’elle se généralise, cette précarité permet de contrôler jusqu’aux strates les plus intimes de nos vies, discipline notre rapport au temps libre et au travail, et nous oblige à accepter les emplois les plus indignes. Elle est d’autant plus violente qu’elle redouble les dominations sexistes, racistes et validistes. Pourtant, nous pensons que c’est depuis cette précarité que nous pouvons construire nos luttes. Pour commencer, nous exigeons :

  • Le retrait de cette nouvelle convention d’assurance-chômage, imposée par décret gouvernemental
  • L’extension d’un régime d’intermittence du travail à toutes les personnes travaillant en discontinuité
  • La fin du contrôle organisé et de la culpabilisation des allocataires

C’est pourquoi nous vous proposons de nous retrouver le lundi 9 décembre à 19h dans les locaux de l’Union Syndicale Solidaires, 29 Boulevard Longchamp.

L’idée est de s’organiser ensemble contre ceux qui produisent, régissent et profitent de la précarité : DRH et employeurs de toutes sortes, CAF, Pôle Emploi, réformes et décrets gouvernementaux, etc.

Nous souhaitons également être présent·e·s dans le mouvement social, auprès des luttes contre la précarité étudiante, des luttes des exilé.e.s, des Gilets jaunes, des travailleur.s.es de l’économie « ubérisée » et des travailleur.s.es du sexe.


Article publié le 08 Déc 2019 sur Mars-infos.org