Jeudi, une assemblée interluttes a été organisée à Tolbiac. Les locaux, fermés administrativement, ont été joyeusement envahis par une porte dérobée, malgré les regards outrés du président de Paris-1 et l’envoi en hâte de nombreux CRS et d’un gang de baqueux énervés. A peine commencée, elle a été interrompue par l’intervention violente et, il faut le dire, ridicule, des policiers. Les participant(e)s ont été encerclés, filmés ; certains ont réussi à s’échapper, certains ont été relâchés, d’autres ont été tabassés et arrêtés. L’AG a du se réunir sur le parvis de Paris-7, que le ministère a fermé en toute hâte, évacuant étudiant(e)s et personnels. Il a été décidé de se réunir le lendemain, la violence panique des autorités ne nous laissant plus le choix de nous organiser, de nous parler.

Vendredi, cette assemblée a été accueillie par les occupants de Paris-8. Elle réunissait des étudiant(e)s, des précaires, des chômeur(euse)s, des travailleur(euse)s, des jeunes, des vieux, des gens. Différentes questions ont été abordées : partage des savoirs (autodéfense juridique, mouvements collectifs dans la rue, etc), rôle des directions syndicales dans les luttes des syndiqués comme des non- syndiqués, alliance des différentes formes de résistance, convergence des luttes, répression policière, perspectives révolutionnaires pour les mois à venir. Un compte rendu sera proposé au début de la prochaine AG

Les discussions ont duré plusieurs heures, sans tribune ni tour de parole, dans une effervescence joyeuse qui, nous sommes obligés de le constater, est souvent écrasée par les dispositifs de contrôle bureaucratiques mis en place dans certaines AGs mandatées.

Cet appel ne prétend pas fixer à l’avance les modalités de la discussion. Cette assemblée appartient à ceux qui la font. A nous d’en déterminer les formes, selon les aspirations et les situations.

Au vu de l’obstination sénile du ministère à déclarer la fermeture administrative des lieux où nous cherchons à nous organiser, comme de la violence de la répression , nous sommes conscients que réussir à tenir cette assemblée n’ira pas de soi. Nous avons cependant le sentiment d’être nombreux à partager l’envie de poursuivre les discussions entamées jeudi et vendredi.

Nous appelons donc à nous réunir à 18h dans l’amphi N de Tolbiac, chiens de garde ou pas.

Des participants de l’AG interluttes.