6 mars 2020, Chicoutimi – Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Collectif anarchiste Emma Goldman a déployé une bannière « Martel extrémiste colonialiste » sur le bâtiment abritant les bureaux du député conservateur Richard Martel. Cette action vise à dénoncer ce politicien colonialiste qui a appelé à envoyer la Gendarmerie royale canadienne (GRC) afin de déloger les personnes, dont plusieurs communautés Autochtones, qui font des blocages de voies ferrées un peu partout au soi-disant Canada : « On est dans un État de droit, puis présentement, ce qu’ils font, c’est illégal […] Qu’ils envoient la GRC là-dedans, c’est aussi simple que ça. C’est illégal. C’est (sic) des extrémistes. ».
Rappelons que la Gendarmerie Royale du Canada tire ses origines de la Police montée du Nord-Ouest, une force paramilitaire colonialiste qui était chargée de réprimer les rébellions des Autochtones et des Métis. Dans les dernières décennies, plus de 3000 femmes autochtones sont disparues ou ont été assassinées un peu partout au pays; une violence qui a été facilitée par un quasi-laisser-faire de la police et des diverses institutions face à ces crimes. Sur ce nombre, la GRC n’aurait pas fait de rapport sur plus de la moitié des cas de disparitions dont elle a été informée.
Ajoutons que la GRC a violemment arrêté des membres de la Nation Wet’suwet’en sur leur propre territoire afin d’ouvrir la voie pour la compagnie gazière Coastal GasLink. Un document révélé par le journal britannique The Guardian a démontré que la GRC était prête à utiliser des tireurs d’élite contre les défenseurs du territoire Wet’suwet’en. Malgré tout, Martel désire toujours faire usage de la GRC pour déloger des membres des Premières nations. Et quand il parle d’État de droit, est-ce qu’il fait référence à l’État canadien bâti sur le génocide des Premiers peuples? Évidemment que oui! L’extrémiste, c’est Richard Martel et ses positions colonialistes et non pas les Autochtones qui font valoir leurs droits maintes fois bafoués. Cette action s’inscrit dans le mouvement de solidarité avec le peuple Wet’suwet’en. De la Colombie-Britannique au Saguenay-Lac-St-Jean, non aux projets de gaz naturel liquéfié! Que ce soit Coastal GasLink ou GNL Québec, ces projets extractivistes doivent être bloqués.

Article publié le 06 Mar 2020 sur Ucl-saguenay.blogspot.com