Avril 2, 2021
Par Rennes Info
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2 avril 2021

Hier, jeudi 1 er avril, il nous a été interdit par la police nationale de tenir notre temps d’agora qui tenait pour thème ’Les violences faites aux femmes’. Ces temps d’agoras sont des moments privilégiés pour se retrouver et partager sur l’espace publique, un des derniers espaces de liberté qu’il nous reste. Aujourd’hui, nous sommes muselé·es. Mais nous tenons à porter nos revendications. Nous répondons par notre silence.

Notre action est organisée conjointement sur cinq lieux occupés en Bretagne : Morlaix, Lannion, Brest, Lorient et Rennes. Dans les autres villes, cette action est menée avec la participation des occupant·es et des citoyen·nes.

À Rennes, non.

Le spectacle qui vous est offert est celui, absurde, terrifiant, du système proposé par notre gouvernement pour faire face à cette épidémie qui sévit et ne faiblit pas.

Le simulacre des festivals qui seront organisés cet été est un leurre. De quoi nous faire patienter, avaler la pilule et donner l’espoir aux milieux du spectacle et de l’événementiel que cet été, il sera possible de travailler normalement. Pour faire croire à l’opinion publique que notre activité à repris. Mais non ! Ces mesures sont irréalistes. Enfumage total !

Cette reprise d’activité ne justifie pas les décisions de ne pas renouveler les indemnisations du spectacle, de ne pas indemniser nos camarades de la restauration, de l’hôtellerie, de l’évènementiel avec qui nous travaillions sur ces évènements culturels et festifs.

Les protocoles de festivals auront des conséquences sur les artistes, les technicien·nes et sur les filières de l’évènementiel.

Les jauges réduites ne permettront pas de trouver un équilibre économique pour certains festivals qui feront le choix d’annuler, encore une fois.

Dans ce contexte, les organisations représentatives des salarié·es de la culture, les collectivités territoriales et l’État doivent penser ensemble un plan de relance massif.

LES OCCUPANT·ES DE L’OPÉRA DE RENNES des intermittent·es du spectacles, des précaires,des personnes sans emplois depuis plus d’un an des métiers de la restauration, de l’évènementiel, des auteur·rices, des étudiant·es.




Source: Rennes-info.org