Une action anti nucléaire et en soutien à la résistance au projet de poubelle de déchets hautement radioactifs à Bure s’est déroulée le 6 décembre 2017 !

Le Mercredi 6 décembre, nous avons voulu fêter la saint Nicolas comme il se doit en faisant remonter à la surface des déchets nucléaires que Nicolas Hulot et les nucléocrates souhaitent enterrer loin des yeux loin du cœur avec le projet Cigéo à Bure.

Nous nous étions donné rendez vous à 12h au métro Jean Jaures (étage -1), une dizaine de bacqueux nous attendaient, mettant instantanément une ambiance stressante et crispée. À Midi et quart nous étions 10 et nous avons décidé de prendre le métro, les bacqueux nous suivirent de près, souhaitant nous intimider, nous avons failli les semer au métro mais les portes se sont refermées trop tôt. Nous sommes descendu.e.s à Compans Caffareli.
Toujours escorté.e.s, nous nous sommes allé.e.s au 16 Rue de Sébastopol, devant les locaux de ENEDIS, anciennement ERDF, filiale à 100 % d’EDF chargée de la gestion et de l’aménagement de 95 % du réseau de distribution d’électricité en France.

Sur place, des copines/copains nous attendaient avec des sacs poubelles ornés du logo nucléaire, des tonneaux représentant les déchets, nous avons pu faire une jolie pyramide et y accoler la photo de Nicolas Hulot tenant un carton sur lequel est écrit non au projet Cigéo (cette photo n’est pas un fake).

Certaines poubelles symbolisant des déchets radioactifs et d’autres nos propres déchets car il y avait une double visée : représenter les déchets qu’ils veulent enfouir à Bure au pied de cet acteur financier de la filière nucléaire et aussi lui donner nos poubelles personnelles comme eux veulent enfouir « leurs » déchets dans un département prévu pour (loin de leur production !).

On notera la présence excessive de la police (sans compter les RG, nous en avons repéré 3), en surnombre. Preuve que le sujet dérange beaucoup et que nous leur faisons peur, il serait bon d’être plus nombreuses et nombreux la prochaine fois afin d’avoir un rapport de force plus équilibré.

Étaient présents en plus de la dizaine de bacqueux, deux fourgons, une voiture, et une autre dizaine de flics.

Nous avions prévu de distribuer des tracts aux employé.e.s de la boite expliquant pourquoi nous étions là et pourquoi ce jour mais les policiers nous en ont empêché. Ils ont fermé les grilles et ainsi ont détourné le trajet habituel des salarié.e.s qui sortent déjeuner. Et ils ne nous ont pas laissé accéder au parvis devant l’entrée de la cantine. Tout ça afin qu’il n’y ait aucun contact entre eux.elles et nous.
A voir comme ça les dérange qu’on puisse expliquer les raisons de notre action ! Ils ont ainsi « installer » une frontière pour permettre ou faciliter l’incompréhension !

Nous avons tout de même distribué des tracts à quelques employé.e.s qui sortaient et aux passant.e.s en voiture et à pied.

Nous sommes parti.e.s à 14h. Nous sommes donc resté.e.s une heure.

En partant les flics nous suivaient toujours, nous nous sommes arrêté.e.s au parc de Compans pour débriefer “à chaud”, ils sont restés à distance un bon moment avant de finalement partir.

Des réunions du collectif Bure Partout Nucléaire Nulle Part sont à venir …

Par Information Anti Autoritaire Toulouse et Alentours (IAATA),

Source: http://iaata.info/Action-anti-Nuk-en-solidarite-a-la-lutte-a-Bure-decembre-2017-2368.html