DĂ©cembre 6, 2020
Par ACTA
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Des milliers de personnes se sont Ă  nouveau rĂ©unies Ă  Paris, par un froid glacial, pour manifester contre la #LoiSĂ©curitĂ©Globale. Le parcours, plutĂŽt inhabituel, Ă©tait censĂ© rallier la Place de la RĂ©publique depuis la Porte des Lilas. Ce n’est qu’au prix d’une combativitĂ© exemplaire et de violents affrontements qu’une partie de la manifestation a effectivement rĂ©ussi Ă  rejoindre le point d’arrivĂ©e.

Acte IV : Ils aimaient trop la guerre donc fallait leur faire

DĂšs le dĂ©but, un dispositif policier beaucoup plus pressant et agressif que samedi dernier collait la tĂȘte de cortĂšge, oĂč de nombreux Gilets Jaunes affichaient leur dĂ©termination. DerriĂšre, plusieurs collectifs antiracistes et familles de victimes dĂ©filaient « contre un État policier qui mutile, assassine et stigmatise Â».

Acte IV : Ils aimaient trop la guerre donc fallait leur faire

À peine la manifestation Ă©lancĂ©e, de premiers affrontements Ă©clataient, les lignes de FDO essuyant des tirs nourris de feux d’artifice, pĂ©tards, ampoules de peinture, canettes et autres projectiles. L’hostilitĂ© envers la police Ă©tait palpable parmi les manifestants, excĂ©dĂ©s devant la mise en place d’une tactique de maintien de l’ordre ouvertement provocatrice. Alors que Macron la veille n’avait rien trouvĂ© de mieux Ă  annoncer que la crĂ©ation d’un numĂ©ro vert pour lutter contre les violences policiĂšres, le dispositif dĂ©notait clairement de la part de la prĂ©fecture une volontĂ© d’intimider et d’aller au contact.

Acte IV : Ils aimaient trop la guerre donc fallait leur faire

Le cortĂšge commençait Ă  descendre l’avenue de Gambetta, tandis que les flics l’encadraient des deux cĂŽtĂ©s, accroissant la tension. Une fois passĂ©e la Place Saint Fargeau, les affrontements ont repris, avec une intensitĂ© supĂ©rieure : charges et contre-charges ont rythmĂ© l’aprĂšs-midi, les forces de l’ordre se voyant contraintes Ă  plusieurs reprises au recul. Quelques voitures ont Ă©tĂ© brĂ»lĂ©es au passage, les manifestants se servant du mobilier urbain et de barriĂšres de chantier pour forcer leur avancĂ©e.

Acte IV : Ils aimaient trop la guerre donc fallait leur faire

Deux banderoles ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es, et immĂ©diatement prises pour cible par les BRAV, dont les charges brutales ont fait revenir la manifestation quasiment jusqu’à son point de dĂ©part, au prix de gazages intensifs. Sur le chemin, l’agence bancaire BRED faisait l’objet d’une inspection populaire en bonne et due forme, voyant ses dossiers, archives et matĂ©riels informatiques Ă©parpillĂ©s façon puzzle, avant d’ĂȘtre brĂ»lĂ©s devant les acclamations de la foule.

Acte IV : Ils aimaient trop la guerre donc fallait leur faire

À ce moment-lĂ , une nasse s’est formĂ©e, la tĂȘte de cortĂšge ayant dĂ» reculer au niveau des camions syndicaux. Une partie de la manifestation s’est dispersĂ©e, tandis que l’autre a continuĂ© son chemin jusqu’a RĂ©publique, oĂč de nouvelles tensions ont eu lieu, la place Ă©tant noyĂ©e sous les gaz Ă  l’heure oĂč nous Ă©crivons ces lignes.

Acte IV : Ils aimaient trop la guerre donc fallait leur faire

Si la journĂ©e de samedi dernier avait un parfum de 2016, celle d’aujourd’hui a illustrĂ© une sorte de fusion entre l’hĂ©ritage du cortĂšge de tĂȘte et l’esprit Gilet Jaune, transformant la manifestation, dĂšs son dĂ©part, en Ă©preuve de force, refusant de se laisser encadrer par les forces de l’ordre, et tĂ©moignant d’une volontĂ© populaire diffuse de combattre jusqu’au retrait total de la #LoiSĂ©curitĂ©Globale.

Acte IV : Ils aimaient trop la guerre donc fallait leur faire

Ce n’est qu’au prix d’une solidaritĂ© collective sans faille et d’un refus de la dissociation entre bons et mauvais manifestants que le mouvement en cours rĂ©ussira Ă  maintenir la pression sur le gouvernement jusqu’à le faire plier.

Acte IV : Ils aimaient trop la guerre donc fallait leur faire



Source: Acta.zone