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Achim à côté de Brême : sabotage d’un chantier Amazon

À la fin de l’année dernière, Amazon a conclu un contrat d’achat pour un site commercial près de l’autoroute A27 à Achim. Si on va là-bas, on voit d’immenses grues et d’autre matériel lourd s’élever dans les airs pour faire sortir du sol un gigantesque hangar d’acier et de béton. Là où il y a peu il y avait encore des terres en friche, 2000 personnes accompliront à l’avenir un travail mal payé sous une surveillance permanente, dans un hangar éloigné de tout – jusqu’à être bientôt complètement remplacées par des robots. Les Pôle emploi [Arbeitsamt] se frottent les mains à l’idée de pouvoir contraindre en masse des personnes à bosser chez Amazon.

…Nous avons décidé de ne pas laisser le chantier avancer sans accrocs. À l’aube du 30 juillet 2020, avec 20 litres d’un mélange d’essence et de diesel, nous avons allumé plusieurs incendies sur le chantier et mis le feu à une grue de 40 mètres.
Au lieu de nous résigner à ce qui apparaît comme inéluctable, nous avons décidé, dans les angles morts des caméras de surveillance du chantier avec leur insidieuse lumière verte et hors des regards des vigiles qui surveillent ce chantier jour et nuit, de nous transformer en risque incalculable pour le capital cybernétique.

…Et nous voulons encore dire une chose : qui se décide à passer à l’action a le plaisir de constater que, vu de près, beaucoup de ce qui nous apparaît au quotidien comme insurmontable présente un certain nombre de points faibles s’offrant sans défense à notre courage. Comme toujours, la vieille règle des cambrioleureuses reste de mise: toujours commencer par regarder si les portes ne sont pas fermées …

Une accolade à tou-te-s les prisonnier-e-s et à toutes celles et ceux qui sont touchées par la répression, la surveillance et les
perquisitions.

Quelques saboteureuses


Article publié le 23 Août 2020 sur Nantes.indymedia.org