Avril 7, 2022
Par Cercle Libertaire Jean-Barrué
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Achaïra n° 2319 – Chronique internationale d’avril 2022

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1) Appel : Antimilitaristes, nous soutenons les réfractaires à l'armée russe
2) Communiqué du groupe Commune de Paris de la FA - Solidarité avec toutes et tous les réfugié.es !
3) Message de Nantes Révoltée : ASSASSINÉ PAR DES NÉO-NAZIS POUR S’ÊTRE OPPOSÉ AU RACISME
4) L’État enclenche la dissolution de la GALE
5) Me Kempf et Me Bouillon, avocats de Libre Flot : "La vie d’un homme est en jeu"

6) Le lancinant rapport hebdomadaire sur les Violations Israéliennes du Droit International et des Droits Humains dans les Territoires Palestiniens Occupés ( 24 - 30 Mars 2022)

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1) Appel : Antimilitaristes, nous soutenons les réfractaires à l'armée russe

Antimilitaristes, pacifistes, objecteurs, insoumis, réfractaires, syndicalistes aux armées

nous soutenons les réfractaires à l’armée russe

 

Le 24 février, l’armée russe a envahi le territoire ukrainien. Depuis, la population ukrainienne subit les bombes, tirs d’artillerie, chars, qui tuent, mutilent, détruisent. Ils et elles résistent aux attaques décidées par le régime dictatorial de Poutine. Comme dans toute guerre, ce sont les peuples qui sont les premières victimes.

 

Des témoignages montrent des refus d’obéissance au sein de l’armée russe. Des soldats désertent. Nous devons leur apporter notre solidarité ! C’est aussi un moyen de soutenir ceux qui, en Russie, s’opposent à Poutine et à son régime. Nous sommes pour le droit à l’objection de conscience dans tous les pays et toutes les circonstances.

 

Anciens déserteurs, réfractaires à la guerre d’Algérie et d’autres guerres plus récentes, objecteurs de conscience, insoumis au service militaire, antimilitaristes, nous sommes solidaires des réfractaires, insoumis, objecteurs et déserteurs de l’armée russe qui refusent de participer à la guerre menée en Ukraine. Ils doivent être accueillis dans le pays de leur choix, en tant que réfugiés politiques !

Pour soutenir cet appel :

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  1. André Bernard, insoumis à la guerre d’Algérie (1956), objecteur de conscience (1961-1963).

  2. Tony Orengo, objecteur de conscience, réfractaire à la guerre d’Algérie (1959-1963)

  3. André Gazut, déserteur à la guerre d’Algérie (1960).

  4. Jorge Valadas, déserteur de la marine portugaise pendant la guerre coloniale (1961-1974), exilé et émigré en France depuis 1967.

  5. François Cerutti, insoumis à la guerre d’Algérie (1961).

  6. Pierre Sommermeyer, insoumis à la guerre d’Algérie, objecteur de conscience (1961-1965).

  7. Philippe Girodet, réfractaire à la guerre d’Algérie, objecteur de conscience (1963-1965).

  8. Dan La Botz, objecteur de conscience américain à la guerre contre le Vietnam (1963-1975).

  9. John Braxton objecteur de conscience américain à la guerre contre le Vietnam (1963-1975).

  10. Maurice Montet, objecteur de conscience, insoumis au service civil (1965), cofondateur du Bureau européen de l’objection de conscience.

  11. Gérard Chenet, insoumis au service militaire (1966).

  12. Bernard Baissat, service civil en coopération (1968 -1970).

  13. Ed Hedemann, insoumis américain à la guerre contre le Vietnam (1969-1975).

  14. Alain Petit, objecteur de conscience, insoumis au service civil (1969-1971).

  15. Michel Auvray, objecteur au service militaire (1971), insoumis au service civil (1972).

  16. Bernard Macret, objecteur de conscience (1972).

  17. André Rosevègue, soldat en uniforme au défilé du 1er mai 1973, 51ème régiment d’infanterie d’Amiens (1973).

  18. Jean-Marie Burgaud, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 1er régiment de marche du Tchad (1973-1974).

  19. Bernard Cholet, syndicalistes aux armées, comité de soldats de la garnison de Landau, Allemagne (1973-1974).

  20. Jean-Luc Laurent, syndicaliste aux armées, comité de soldat GCR602 d’Achern, Allemagne (1973-1974).

  21. Jean Philippe Ternon, syndicaliste aux armées, comité de soldats au 2ème GCM de Saarburg, Allemagne (1973-74).

  22. Daniel Pinós, insoumis au service militaire (1973 à 1981).

  23. Xavier Claret, signataire de « l’Appel des cent », base aérienne 901 à Drachenbronn (1974).

  24. Robert Pelletier, syndicaliste aux armées, comité de soldats (1973-75), manifestation de Draguignan (1974).

  25. Pierre Malod, insoumis au service militaire (1974).

  26. Etienne Deschamps, insoumis au service militaire (1974-1975).

  27. Yves Hollinger, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 24ème groupement de chasseurs mécanisés de Tübingen, Allemagne (1974-1975).  

  28. Patrick Laurenceau, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 1er RAMA de Melun (1974-75).

  29. Laurent Lecoin, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 1er régiment de spahis de Spire, Allemagne (1974-1975).

  30. Johan Leestemaker, syndicaliste au VVDM et à la Conférence européenne des organisations appelés, armée néerlandaise (1974-1975).

  31. Patrick Branchereau, comité de rédaction de Lutte antimilitariste (1974-1976).

  32. Jean-Louis Phan-Van, insoumis au service militaire (1974-1981).

  33. Alain Genot, syndicaliste aux armées, syndicat de soldats du 19ème régiment du génie de Besançon (1975).

  34. Jean-Marc Raynaud, renvoyeur de son livret militaire (1975).

  35. Alain Baron, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 1er groupe de chasseurs de Reims (1975-1976).

  36. Daniel Vey, syndicaliste aux armées, comité de soldat de Lyon (1975-1976).

  37. Jean-Pierre Sadoux, insoumis au service militaire (1975-1982).

  38. Michel Dubois, groupe antimilitariste des Mureaux (1975-1990).

  39. Patrick Le Moal, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 8ème régiment de hussards d’Altkirch (1976).

  40. Michael Fishelson, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 21ème RIMA (1976).

  41. Jean-Jacques Petiteau, syndicaliste aux armées, comité de soldats 43ème RIMA d’Offenbourg, Allemagne (1976-1977).

  42. Patrick Silberstein, syndicaliste aux armées, comité de soldats de l’École d’application du train (1976-1977), officier de réserve.

  43. Philippe Morel, syndicaliste aux armées, comité de soldats de l’École d’application du train (1976-1977).

  44. Daniel Aïache, insoumis au service militaire (1976-1981)

  45. Claude Guillon, objecteur de conscience, insoumis au service civil (1976-1981).

  46. Dominique Malvaud, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 41ème régiment d’artillerie de marine, La Fère (1977).

  47. Bernard Galin, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 46ème RI de Berlin, Allemagne (1977-1978).

  48. Alain Montaufray, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 51° Régiment d’Infanterie (1977-1978).

  49. Pascal Bedos, objecteur de conscience, insoumis au service militaire (1977-1981)

  50. Jean-Luc Dupriez, objecteur de conscience, insoumis au service militaire (1978), ancien directeur de publication de RAS ?, journal d’action et de réflexion antimilitaristes.

  51. Pierre Louvard, syndicaliste aux armées, comité de soldats 39ème RI, Rouen (1978).

  52. Jean-Pierre Hardy, syndicaliste aux armées, comités de soldats des 7ème régiment blindé de hussards à Besançon et 19ème régiment blindé de chasseurs de Villigen, Allemagne (1978-1979).

  53. Jean-Claude Salin, objecteur de conscience (1978-1979).

  54. Gilles Cousin, objecteur de conscience à qui le statut a été refusé (1979).

  55. Didier Fontaine, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 32ème RA d’Oberhoffen-sur-Morder (1979).

  56. Bruno Negroni, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 5ème RG de Versailles (1979).

  57. Rémy Querbouêt, objecteur de conscience, insoumis au service militaire (1979).

  58. Noël Morel, insoumis au service militaire (1979-1980).

  59. Christophe Inizan, syndicaliste aux armées, comité de marins Tonnerre de Brest (1979-1980).

  60. Pierre Spielvogel, syndicaliste aux armées, comité de marins Tonnerre de Brest (1979-80).

  61. Philippe Craponne, objecteur de conscience (1980).

  62. Patrick Le Trehondat, syndicaliste aux armées, comité de soldats Tonnerre de Brest (1980-1981).

  63. Christian Mahieux, objecteur de conscience, insoumis au service militaire (1980-1984).

  64. Sylvain Garel, objecteur de conscience (1981-1982).

  65. Jehan Guy, insoumis au service militaire (??).

  66. Jean-François Castel, syndicaliste aux armées, comité de soldats des bases aériennes d’Orléans et Toulouse-Francazal (1983-1984).

  67. Jean-Yves Lefeuvre, syndicaliste aux armées, comité de soldats du 753ème GMU de Rastatt, Allemagne (1983-1984).

  68. Michel Briganti, syndicaliste aux armées (1984-1985), comité de soldats de l’École militaire Paris.

  69. Thierry Maricourt, insoumis au service militaire (1985).

  70. Daniel Guerrier, radié des cadres de réserve de la Marine pour appel à l’insoumission et la désertion lors de la 1ère guerre du Golfe (1991).

L’appel a été rendu public le 4 avril 2022 sur Mediapart avec les noms de personnes ayant été objecteur, insoumis, déserteurs, membres de comité de soldats, renvoyeurs de livret.… les signatures de soutien sont désormais ouvertes ! Pour cet appel :

Source : http://deladesobeissance.fr/2022/03/29/refractaires-a-larmee-russe/

(page d’accueil, colonne de droite)

2) Communiqué du groupe Commune de Paris de la FA - Solidarité avec toutes et tous les réfugié.es !

Solidarité avec toutes et tous les réfugié.es !

Une pandémie de compassion s'est-elle abattue sur nos élites, même les plus droitières ?

La solidarité s'impose-t-elle comme la nouvelle mode printemps-été ? Pas si vite !

La triste musique qui accompagne cet élan d'empathie vient nous rappeler qu'il n'y a rien à espérer de l'aréopage de réacs qui défilent devant micros et caméras.

Leur toute nouvelle inclinaison charitable s'accompagne d'une condition rance : la proximité identitaire.

Ces fétides personnages appellent à l’accueil des réfugié.es ukrainien.nes et seulement ukrainien.nes... pourvu qu'ils et elles ne fuient pas déjà d'autres contrées, moins à leur goût, moins blanches ou moins chrétiennes.

Quand la haine se déguise en générosité.

La Fédération anarchiste reste fidèle à sa tradition d'accueil des réfugié.es d'où qu'elles et ils viennent.

Nous mettrons tout en œuvre et soutiendrons toute initiative qui aura pour but de mettre à l'abri celles et ceux qui en ont besoin. Sans distinction de pays d'origine et quoi qu'en dise la loi.

Nous vomissons les frontières, nous haïssons les guerres, nous combattons le capitalisme.

Bienvenue à toutes et tous les réfugié.es !

Fédération Anarchiste (FA)

source : Solidarité avec toutes et tous les réfugié.es ! - Groupe Commune de Paris de La Fédération Anarchiste (over-blog.com)


3) Message de Nantes Révoltée : ASSASSINÉ PAR DES NÉO-NAZIS POUR S’ÊTRE OPPOSÉ AU RACISME

ASSASSINÉ PAR DES NÉO-NAZIS POUR S’ÊTRE OPPOSÉ AU RACISMESilence complice du gouvernement et de la classe politique – 

Émotion et recueillement aux obsèques de Federico Martin Aramburu, hier, samedi 26 mars. L'ex-rugbyman argentin a été assassiné par balle il y a une semaine à Paris par un néo-nazi. Il a été inhumé à Biarritz en présence d'un millier de personnes venues lui rendre hommage.

Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, Aramburu passe la soirée avec un ami à Paris. Dans un bar, les rugbymans prennent la défense d’un jeune homme attaqué par deux militants d'extrême droite sur des bases racistes. Le Monde évoque une : «une histoire de cigarette, le tout sur un fond ''nauséabond'', selon une source proche de l’enquête : quelqu’un leur aurait lancé "Je suis d’ici moi, je suis français de France".» D’autres propos sont rapportés par Le Point : «vous n’êtes pas d’ici», «on est chez nous». 

Les agresseurs sont des néo-nazis du GUD, qui paradent depuis des années sur les réseaux sociaux avec des armes lourdes. L'un d'eux, Loïk Le Priol, est poursuivi pour des actes de torture. C'est un ancien militaire qui se vante d'avoir «buté plus d'un mec». Lors de son passage à l'armée, il avait frappé et étranglé une femme à Djibouti. Les néo-nazis, sont donc repoussés par les deux rugbymans. Vexés, ils reviennent se venger, armés. Loïk Le Priol surgit de sa jeep, arrive dans le dos de Federico Martin Aramburu, et lui tire 6 balles dessus. Une exécution barbare, d'une infinie lâcheté, en plein Paris, pour un motif raciste. Gravement touché, le père de famille décède peu après dans les bras de son ami.

Depuis une semaine, le silence de la classe médiatique est assourdissant. Aramburu a été tué par des néo-nazis armés et dangereux parce qu'il a dit non au racisme. Pourquoi une telle omerta ? Pourquoi pas un seul membre du gouvernement n'a fait la moindre déclaration sur ces actes ? Pourquoi les principaux candidats gardent le silence ? Pourquoi n'y a-t-il pas de débat médiatique sur la violence d’extrême droite ? La circulation des armes en France ? L'impunité des fascistes ? Pourquoi aucun hommage au courage de ce joueur de rugby ? L'affaire fait pourtant du bruit en Argentine, pays d'origine du défunt, à l'autre bout du monde !

Plus troublant encore, le tueur et ses amis étaient proches du cercle rapproché de Marine Le Pen. La candidate du RN est entourée d'ancien du GUD, qui ont notamment payé la caution des mis en cause précédemment mis en examen pour avoir commis des actes de torture. Personne ne le souligne. Cet «oubli» délibéré des liens entre l’assassin et le clan Le Pen n'a qu'un but : protéger sa campagne. Pour le gouvernement et les médias, il FAUT que Marine Le Pen soit au second tour. Pour eux, il est hors de question de troubler la campagne de l'extrême droite. 
N'oublions pas Federico Martin Aramburu, mort pour avoir eu un geste courageux. N'oublions jamais que l'extrême droite tue. N'oublions pas non plus la complicité des médias et du gouvernement pour que cette extrême droite arrive aux portes du pouvoir.

Source : ASSASSINÉ PAR DES NÉO-NAZIS POUR S’ÊTRE OPPOSÉ AU RACISME (nantes-revoltee.com) 
Voir aussi : ASSASSINAT PAR BALLES EN PLEIN PARIS : UN NÉO-FASCISTE RECHERCHÉ (nantes-revoltee.com)
Nantes Révoltée - ⚠️ DANGER FASCISTE ⚠️ (nantes-revoltee.com) 

4) L’État enclenche la dissolution de la GALE
Message de Maud et Yannis Youlountas :

Soutien total à nos camarades du Groupe Antifasciste Lyon et Environs menacé-es de dissolution. Manifestons notre soutien. Partageons massivement. Toutes et tous solidaires face à la confusion volontaire entretenue par le pouvoir macronien entre extrême-droite et extrême-gauche, fascisme et antifascisme, chaos et anarchisme. Répétons-le : c’est la société qui est violente et génère les pires atrocités. Le fascisme coule dans les veines du capitalisme..

https://groupeantifascistelyonenvirons.wordpress.com/2022/03/18/procedure-de-dissolution-du-groupe-antifasciste-lyon-et-environs/

https://www.change.org/p/stop-aux-dissolutions-soutien-au-groupe-antifasciste-lyon-et-environ

source : Soutien total à nos camarades de la GALE – Blog YY

 

5) Me Kempf et Me Bouillon, avocats de Libre Flot : « La vie d’un homme est en jeu »

Depuis près d’un mois, « Libre Flot » a entamé une grève de la faim. Détenu à l’isolement pour association de malfaiteurs terroriste depuis décembre 2020, sa mise en examen repose essentiellement sur son soutien à la révolution du Rojava et sa participation à la lutte contre Daesh dans le kurdistan syrien. Nous avons récemment publié un entretien avec l’une de ses co-mise en examen dans lequel elle exposait les tenants et aboutissants de cette affaire. Dans une tribune publiée simultanément dans lundimatin, L’Humanité, Le Media, Politis et Reporterre, de nombreux intellectuels, artistes, écrivains et militants politiques apportent leur soutien au gréviste de la faim et réclament que le régime d’exception auquel il est soumis cesse.

Ce jeudi 31 mars était organisé une conférence de presse au sujet de la détention de Libre Flot, militant politique maintenu en détention provisoire et à l’isolement, en grève de la faim depuis 32 jours. Ses avocats, Me Raphaël Kempf et Me Coline Bouillon, ainsi que Camille, une de ses proches, décrivent un traitement inhumain.

Depuis quatorze mois, Libre Flot, militant libertaire, était maintenu en détention provisoire à l’isolement total. Libre flot est le dernier détenu des sept inculpés du 8 décembre 2020. Ces derniers sont mis en cause dans une instruction pour un procès anti-terroriste, car ils ont combattu Daesh aux côtés du YPG. Ils sont mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes. Contestant la légalité de sa détention et face au rejet systématique des demandes de remise en liberté, Libre Flot est entré en grève de la faim le 27 février dernier avec pour seule revendication une mise en liberté sous contrôle judiciaire, notamment pour préparer sa défense. Déjà très affaibli par la dureté de l’isolement qu’il décrit dans plusieurs lettres, il a dû être hospitalisé le vendredi 25 mars dernier après avoir perdu plus de quinze kilos.C’est alors qu’il a obtenu la levée de son isolement alors même que la mesure avait été prolongée 15 jours avant. Les avocats et les proches de Libre Flot dénoncent une détention provisoire et une mise en isolement injustifiée qui s’est pourtant prolongée pourtant pendant 15 mois.

Petite avancée dans le combat que mène Libre Flot pour sa libération : après un mois de grève de la faim, son régime d’isolement a enfin été levé par l’administration pénitentiaire. Il a également obtenu le droit de communiquer avec l’une de ses co-accusé.es. Cela ne mettra pas fin à sa grève puisque son unique revendication est bel et bien la fin de son incarcération. Son état de santé devient critique : il a perdu 16 kilos et est désormais sous perfusion. Bien que sa capacité d’analyse soit toujours vive, son expression est, elle, considérablement ralentie.

Le 4 avril, ses soutiens se rassembleront dans plusieurs pays, à la suite de cet appel international lancé ici que nous reproduisons ci-dessous et que nous appelons à diffuser largement.

A Paris, nous nous rejoindrons à 18h à Ménilmontant. A Toulouse, le rassemblement aura lieu à 18h devant le Palais de Justice.

Nous y viendrons nombreuses et nombreux pour exiger la libération de Flot et la fin de son calvaire.

Pour Libre Flot,

Contre toutes les taules !

Communiqué des soutiens internationaux de Libre Flot :

Le 8 décembre 2020 un groupe de 7 personnes a été arrêté en France pour participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes.

La majorité de ces personnes a été relâchée sans plus de charge qu’une instruction en cours pour “association de malfaiteurs”, une charge utilisée pour aggraver les sanctions et outre passer les droits humains.

L’un d’eux, Libre Flot, a été incarcéré de manière préventive, et placé en isolement depuis son arrestation.

Il est à ce jour la dernière personne à être encore incarcérée.

À travers cette affaire l’État français essaye de faire passer l’engagement de Flot dans la lutte libertaire contre l’état islamique pour un engagement comparable à celui des personnes qui rejoignent Daesh en Syrie.

Le 27 février dernier, face au rejet de sa demande de mise en liberté, Libre Flot a commencé une grève de la faim pour protester contre sa détention provisoire dans l’attente d’un procès qui n’arrive pas ; pour dénoncer cette association reprochée qui n’est autre que pure fabulation puisqu’elle est supposée exister entre des personnes qui ne se connaissent même pas ; ainsi que pour dénoncer la répression de l’Etat français envers les personnes qui ont combattu l’état islamique, traitées comme si elles avaient combattu aux côtés de Daesch !

Le 24 mars dernier, Libre Flot a été hospitalisé, après avoir perdu beaucoup de poids, et voyant son état de santé se dégrader.

Le 4 avril 2022, ça fera bien plus d’un mois qu’il aura entamé cette grève de la faim.

Le 4 avril 2022, c’est aussi son anniversaire. C’est pourquoi nous avons choisi cette date pour appeler à une journée d’actions de solidarité !

On appelle tou.te camarade et même toute personne ayant un sens de la justice, à se mobiliser le 4 avril 2022 en se rassemblant devant les ambassades françaises, consulats ou institutions, ou en trouvant n’importe quel moyen de faire entendre notre objection à cette injustice flagrante et inhumaine.

Sources : Pour le droit de se défendre dans la dignité face à la justice antiterroriste (lundi.am)

Sortie d’isolement et journée internationale de soutien à Libre Flot – 🔴 Info Libertaire

Conférence de presse. Me Kempf et Me Bouillon, avocats de Libre Flot : « La vie d’un homme est en jeu » (revolutionpermanente.fr)

6) Le lancinant rapport hebdomadaire sur les Violations Israéliennes du Droit International et des Droits Humains dans les Territoires Palestiniens Occupés ( 24 - 30 Mars 2022) : 

Les auditeurs de l’émission qui nous précède, Histoire(s) de Palestine, sont, sans doute, au courant, chaque semaine, le PCHR, Centre Palestinien pour les Droits Humains, publie un bulletin qui recense les différentes atteintes aux droits en détaillant chacun des cas au jour le jour.

Atteinte au droit à la vie et à l’intégrité corporelle :

 

Cinq Palestiniens, dont un enfant, ont été blessés par les tirs des Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) à Bethléem et à Qalqiliya tandis que des dizaines d’autres ont subi des contusions lors d’incidents distincts en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est occupée. Le 24 mars 2022, un enfant a été grièvement blessé après que les FOI lui aient tiré dans la poitrine lors de l’incursion des FOI dans le camp de réfugiés d’al-Dheisha à Bethléem, en plus d’en avoir arrêté 3 autres. Le 25 mars 2022, 4 civils, dont un enfant, ont été directement blessés par des balles en caoutchouc et des cartouches de gaz lacrymogène lors de la répression par les FOI de la manifestation hebdomadaire de Kafr Qaddoum à Qalqiliya

 

Dans la bande de Gaza, les forces d’occupation ont ouvert le feu 3 fois sur des terres agricoles dans des zones d’accès restreint, à l’est de Khan Younis. En outre, trois tirs des FOI ont été signalés sur des bateaux de pêche, principalement au large des côtes nord et sud-ouest de Gaza. Aucun blessé n’a été signalé.

 

Jusqu’à présent en 2022, les attaques des FOI ont tué 16 Palestiniens, dont 4 enfants, et en ont blessé 154 autres, dont 32 enfants, 1 femme, 2 ambulanciers et 10 journalistes, tous en Cisjordanie, à l’exception d’un pêcheur dans la bande de Gaza.

 

Attaques de colons contre des civils palestiniens et leurs biens :

 

Cette semaine, les colons ont mené de vastes attaques contre les civils palestiniens et leurs biens sous la protection des FOI en représailles à la fusillade qui a tué des Israéliens à al-Khdeira et Tel Aviv. Ils étaient les suivants :

 

24 mars : des colons mettent le feu à la porte de la mosquée ‘Ebad al-Rahman à Zita Jama’in à Naplouse, brûlant une partie de son mobilier. Le même jour, des colons ont crevé les pneus de 20 véhicules palestiniens dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est.

 

25 mars : des colons de la colonie « Ma’ale Levona », au nord de Ramallah, ont volé 4 moutons sur une terre agricole du village de Sinjil, au nord-est de la ville. Le même après-midi, des colons ont ouvert le feu sur les habitants du village qui s’étaient rassemblés pour empêcher les colons de faire irruption dans 2 maisons du village. Aucun blessé n’a été signalé.

 

 

26 mars : des colons de la colonie « Yitzihar » soutenus par les FOI ont attaqué la périphérie du village de ‘Asira al-Qibliya à Naplouse et ont jeté des pierres sur des maisons et des véhicules, endommageant un véhicule et des maisons. Pendant ce temps, les forces d’occupation ont arrêté et attaqué le chef du conseil du village, Hafiz Mohammed Mahmoud Saleh (58 ans) avant d’être relâché plus tard.

 

27 mars : des colons sous la protection de la police israélienne ont repris une partie de l’hôtel al-Patra à Jérusalem-Est après l’avoir attaqué et attaqué des Palestiniens à l’intérieur. Ils ont tenté de l’évacuer et d’expulser les locataires, prétendument sur décision d’un tribunal israélien. Pendant ce temps, la police israélienne a arrêté l’avocat Medhat Deebah et les fils du locataire, Basmah Qarsh, ‘Omer et Ibrahim Bashir Ma’rouf. Le même après-midi, des colons ont attaqué une maison et une entreprise et ont brisé des vitres dans la rue principale de Ramallah-Naplouse et dans le village de Huwara à Naplouse. Les forces d’occupation sont arrivées dans la zone et ont attaqué le propriétaire de la maison palestinienne et ses fils, leur causant des contusions. Après minuit le 28 mars 2022, des colons de la colonie « Ahya » ont incendié 5 véhicules dans le village de Jaloud à Naplouse. Des colons ont également attaqué des maisons du village de Turms’iya, dans l’est de Ramallah, écrit des slogans racistes, crevé des pneus de véhicules et brisé leurs vitres.

 

29 mars : des colons de la colonie « Giv’at Ronen » établie sur les terres palestiniennes de Naplouse ont attaqué une maison dans le village de Burin et endommagé le verre de 2 cellules solaires sur le toit. Le même après-midi, des colons ont mené de vastes attaques qui ont blessé un Palestinien après qu’un colon l’ait renversé près de l’intersection de la colonie « Ma’ale Adumim » près de l’entrée de la colonie d’al-‘Izzariya, Jérusalem-Est occupée ; brisant les vitres de véhicules palestiniens dans le quartier d’al-Sowanah à Jérusalem-Est ; attaquant des voitures palestiniennes et endommageant au moins 7 d’entre elles près du poste de contrôle de Huwara, de la colonie « Shavei Shomron », de la route de contournement d’Yitzhar, de la colonie « Ma’ale Efrayim » sur la route « Jéricho-Naplouse » à Naplouse et du village d’Amatin à Qalqilya.

 

30 mars : des colons ont attaqué une parcelle de terrain dans l’est de Naplouse, cassé 170 oliviers, attaqué la périphérie est du village d’Al-Lubban ash-Sharqiya et incendié un véhicule. Dans l’après-midi, ils ont attaqué des véhicules palestiniens dans le sud d’Hébron et endommagé 2 véhicules.

 

Jusqu’à présent cette année, les colons ont mené 85 attaques contre des Palestiniens et leurs propriétés en Cisjordanie.

 

Rasage de terrain, démolitions et avis

 

Cette semaine, les forces d’occupation ont remis 8 avis d’arrêt des travaux de construction et de démolition des constructions à Hébron.

 

  • Le 27 mars, les forces d’occupation ont remis 2 avis d’arrêt des travaux de construction dans une maison en construction et un réseau électrique dans le village de Tuwani, au sud d’Hébron.

  • Le 29 mars, les forces d’occupation ont remis 6 avis d’arrêt des travaux de construction dans 2 habitations et installations dans le village d’al-Khalediya à Hébron.

 

Depuis début 2022, les FOI ont rendu 40 familles sans abri, soit un total de 244 personnes, dont 47 femmes et 113 enfants. C’est le résultat de la démolition par les FOI de 50 maisons et de 4 tentes résidentielles. Les forces d’occupation ont également démoli 29 autres biens civils, rasé 174 dunums et délivré 47 avis de démolition, d’arrêt de construction et d’évacuation.

 

Incursions et arrestations de civils palestiniens par les forces d’occupation :

 

 Les forces d’occupation ont mené 163 incursions en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est occupée. Ces incursions comprenaient des raids et des perquisitions de maisons et d’installations civiles et l’établissement de postes de contrôle. Au cours des incursions de cette semaine, 76 Palestiniens ont été arrêtés, dont 3 enfants, un journaliste, une femme et une personne handicapée. Mardi et mercredi de cette semaine ont été témoins de la campagne d’arrestation la plus étendue alors que les forces d’occupation ont arrêté 42 Palestiniens de toute la Cisjordanie.

 

Jusqu’à présent en 2022, les forces d’occupation ont mené 1862 incursions en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est occupée, au cours desquelles 1107 Palestiniens ont été arrêtés, dont 138 enfants et 14 femmes. Les forces d’occupation ont également mené 12 incursions limitées dans l’est de la bande de Gaza et arrêté 15 Palestiniens, dont 7 pêcheurs, 9 infiltrés, dont 3 enfants via la barrière frontalière et 2 voyageurs via le point de passage de Beit Hanoun « Erez ».

 

Politique israélienne de bouclage et restrictions à la liberté de mouvement :

 

L’ occupation israélienne maintient son bouclage illégal et inhumain de 15 ans sur la bande de Gaza. Détails disponibles dans la mise à jour mensuelle de Février sur les points de passage de Gaza.

 

En Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est occupée, les forces d’occupation continuent d’imposer des restrictions à la liberté de mouvement. En plus de ses 108 points de contrôle permanents, les forces d’occupation ont établi cette semaine 85 points de contrôle militaires temporaires et ont arrêté 4 Palestiniens à ces points de contrôle. La majorité des postes de contrôle se trouvaient à Hébron (39) et à Bethléem (25).

Jusqu’à présent en 2022, les forces d’occupation ont établi au moins 869 points de contrôle et arrêté 46 Palestiniens à ces points de contrôle.

Vous pouvez retrouver l’intégralité du rapport du PCHR et la version originale sur cette page.

Rajoutons l’incarcération de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri.




Source: Cerclelibertairejb33.wordpress.com