Juillet 4, 2019
Par Le Poing
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Rassemblement devant le rectorat de Montpellier contre la loi Blanquer, le 4 juillet 2019 (photo extraite d’une vidéo publiée sur la page facebook “SUD Éducation Hérault”)

Selon les syndicats, une cinquantaine de professeurs de l’académie de Montpellier (Lozère, Gard, Hérault, Aude et Pyrénées Orientales) refuseraient de transmettre les notes du baccalauréat pour protester contre la loi Blanquer. Au niveau national, Sud Éducation évoque plus de 120 000 copies retenues. De son côté, le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer a promis que « tous les élèves » auront leurs résultats le 5 juillet : « pour les cas où il y aurait quelques notes manquantes […] la solution que l’on retient c’est de donner la note de contrôle continu de l’année […] elle sera donnée à titre provisoire vendredi […] Si en début de semaine on a la copie et que la note est meilleure, c’est cette note-là qui sera retenue. Sinon, la note provisoire sera la note définitive. »

En
début d’après-midi,
plusieurs dizaines de professeurs se sont rassemblées devant le
rectorat de Montpellier, pour dénoncer plus
de soixante jurys de délibérations
« irréguliers »
dans
l’académie de Montpellier :
« ce matin, des
collègues grévistes […] ont appris que leurs notes apparaissent
dans le relevé de notes : comment cela peut-il se produire
alors qu’ils sont en grève ? Les services du rectorat font
patienter les jurys, le temps de créer des notes à partir des
livrets scolaires en utilisant les moyennes de l’année. Les notes
sont créées de manière arbitraire, en rompant l’égalité de
traitement entre les candidats […] et en bafouant l’anonymat […]
Des jurys
vont
délibérer sur le base de relevé
s
dont il est impossible de savoir si les notes ont été inventé
es
ou obtenu
es
lors de l’épreuve.
[…]
Le ministère, les chefs de centre et les présidents de jury qui
acceptent de délibérer dans ces conditions en portent l’entière
responsabilité »
.




Source: Lepoing.net