Peu de gens sont plus à même d’écrire sur Antonin Artaud qu’Ilios Chailly, pas seulement parce qu’il a soutenu une thèse en Sorbonne en 2011 sur « La notion de révolte dans l’Å“uvre d’Artaud », mais aussi parce qu’acteur il s’est coltiné au texte, à l’intimité du texte, jouant Artaud lui-même dans le spectacle La Mort d’un martyr ou le Crépuscule de la cruauté, où il brûla véritablement les planches jusque dans le cadre du festival d’Avignon 2006,