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lundi 25 novembre 2019, par Yves

De nombreux livres ont été publiés sur les Gilets jaunes, la plupart étant absolument dithyrambiques à leur égard. Et mieux vaut ne pas évoquer la logorrhée et la logomachie des blogs et sites d’extrême gauche, libertaires ou « radicaux ». Ce petit ouvrage tranche avec le consensus de l’intelligentsia de gauche et galogauchiste , ce qui est plutôt positif.

La première partie de l’ouvrage retrace les grandes lignes des différents « actes » entre le 17 novembre 2018 et le 14 juillet 2019, sans oublier les prémices du mouvement et les groupes « Colère » portés par l’extrême droite sur Facebook bien avant l’apparition des Gilets jaunes. Cette partie porte surtout sur les mensonges propagés sur les réseaux sociaux, mais n’insiste guère sur les « bobards d’Etat » mentionnés pourtant dans le titre de l’ouvrage et qui ont quand même été permanents. Ces 85 pages recoupent, sur certains points, les constatations et analyses critiques, rédigées par différents groupes et militants, republiées dans les deux numéros de la revue Ni patrie ni frontières (n° 60/61 Gilets jaunes et confusion politique, décembre 2018 et n° 62/63 Désorientation à propos des Gilets jaunes et boussole de classe, juillet 2019).

Ma principale réserve, par rapport à cette première partie de Mensonges en gilet jaune, concerne l’attitude distante de l’auteur face à ce qu’il appelle « la violence » ou « les violences ». En adoptant une position apparemment neutre, il donne l’impression que l’on pourrait sérieusement tracer un trait d’égalité entre les responsables de cette violence (l’Etat, les hommes politiques au pouvoir, les préfets, les juges et les responsables policiers) et ceux qui subissent cette violence et réagissent car ils en ont marre de prendre des coups .

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Article publié le 25 Nov 2019 sur Mondialisme.org