Mars 19, 2018
Par Zone À DĂ©fendre
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— – A propos de l’interruption des travaux sur la d281, des menaces
d’expulsions et de nos engagements communs.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, du bitume a été enlevé sur la D281 sur
quelques mètres alors qu’il avait été posé la veille et que les travaux
de réfection étaient pratiquement achevés. Ceci après un mois et demi de
chantier sous présence policière. La route devait être “officiellement”
ouverte dans les jours suivants selon les annonces du conseil général.
En janvier 2018, après l’abandon du projet, nous avons participé à
réouvrir cette route afin de la rendre plus circulante pour ses
usagèr.e.s, voisin.e.s et riverain.e.s. Les assemblées du mouvement
avaient aussi à ce moment là affirmé leur volonté de laisser les travaux
officiels de réhabilitation se faire et aboutir. Le fait d’endommager le
bitume à cet endroit et dans ce contexte particulier va à l’encontre des
ces positions et revient à se dissocier du mouvement. Cela donne par
ailleurs un prétexte au maintien de la présence policière, ainsi qu’à
une possible intervention dans les lieux à proximité de la route.

Nous nous sommes engagés à défendre ensemble un projet global ainsi
qu’au maintien des activités et habitats actuels sur la zad. Nous
voulons refuser le tri et les portes de sorties individuelles
qu’essaient aujourd’hui d’imposer la préfecture. Nous voulons continuer
à construire la prise en charge de la zad par une entité commune et à
nous donner les moyens d’empêcher la mise en œuvre d’expulsions. Pour ce
faire, nous devons maintenir les possibilités d’un soutien large, sur
des bases cohérentes avec nos engagements communs. Nous ne défendrons
donc pas des actes qui fragilisent à notre sens non seulement les lieux
aujourd’hui les plus visés par la préfecture mais aussi l’ensemble du
mouvement.

En ce qui concerne la réouverture de la d281, nous rappelons qu’il est
nécessaire que tou.te.s puissent circuler tranquillement sur cette
portion de route et le besoin en ce sens de ralentisseurs. La préfète
avait d’ailleurs déclaré publiquement qu’une circulation ralentie était
à envisager sur ce tronçon qui est aussi une zone d’habitation dense et
traversée.

Pour répondre concrètement aux menaces d’expulsions réitérées récemment
par la Préfecture pour la fin de la trêve hivernale, nous appelons à
être attentifs aux appels à mobilisations, chantiers, et formations
organisés au cours des prochaines semaines.

Des habitant.e.s, des paysan.ne.s, des naturalistes en lutte, des
voisin.e.s et des personnes des comités alentours impliquées dans le
mouvement et ses assemblées.




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