Lu dans les DNA du 7 septembre 2020

Géopolitique municipale

Le conseil municipal de Strasbourg a approuvé lundi dernier une motion à la suite de l’agression antisémite d’un graffeur dans un quartier de la ville. La finalisation de ce texte a donné lieu à un vif échange entre des représentants de la majorité municipale, dont l’adjointe communiste Hülliya Turan, et ceux de l’opposition : Pernelle Richardot (PS), Nicolas Matt (LaREM) et Jean-Philippe Vetter (LR). Ces derniers se sont heurtés à « un refus catégorique » de leurs interlocuteurs de mentionner le fait que cette agression « montre aussi que l’antisionisme n’est souvent que le prétexte à l’antisémitisme ».

Le ton est monté. Jean-Philippe Vetter a menacé de quitter les discussions et Pernelle Richardot de déposer un amendement en séance. La majorité a concédé « in extremis » d’écrire que les élus « n’accepteront jamais d’importer les conflits extraterritoriaux, dont celui du Proche-Orient, quels qu’ils soient, sur le territoire français ».

Merci à la majorité municipale de Strasbourg d’avoir refusé l’assimilation de l’antisionisme avec l’antisémitisme!

La phrase votée, cependant n’est qu’un moindre mal, car cette notion d’importation du conflit du Proche-Orient est ridicule. Personne n’importe ce conflit. La politique israélienne est un défi mondial aux règles du droit international. Il est normal que des populations partout s’en emparent, comme lors de la guerre d’Espagne.Le ridicule vient aussi que ce qui est reproché aux amis de la Palestine, semble ne pas poser problème au PS, à LR et à la LaREM quand le CRIF importe le conflit en s’alignant inconditionnellement sur la criminelle politique de Netanyahou!


Article publié le 07 Sep 2020 sur La-feuille-de-chou.fr