À Pontoise, la brutalité policière a jeté dans le coma un père de deux enfants en bas âge le 31 mai 2017. Victime d’amnésie partielle et souffrant de dommages importants, il est aujourd’hui incarcéré à la maison d’arrêt d’Osny où on lui refuse des examens complémentaires. La famille qui n’a pas pu accéder à son dossier médical, veut demander l’ouverture d’une enquête auprès de l’IGPN. Récit d’une “bavure” commise à quelques encablures du lieu où Adama Traoré a trouvé la mort il y a un peu moins d’un an.

Le 31 mai au soir, Foued, 31 ans et père de deux enfants, fête un anniversaire dans la ville de Saint-Ouen l’Aumône, située dans le Val d’Oise. Si la soirée se passe dans la bonne humeur, une de ses amies, suivie pour des troubles psychiatriques a ce soir là du mal à rester calme et devient même de plus en plus agitée. Tard dans la nuit, Foued et quelques amis essayent de la calmer en la faisant marcher dans le parc Le Notre, situé à proximité du lieu de la fête.

Ne voulant pas déranger les riverains (son amie devient de plus en plus bruyante), ils décident de l’amener chez elle à Pontoise, dans le quartier populaire des Louvrais. Ils s’arrêtent un peu avant, au parc dit du Stade, situé dans le quartier des Cordeliers, dans l’espoir de la calmer. Elle est alors très bruyante et agitée.Retour ligne automatique

Père de deux enfants en bas âge (4 mois et 4 ans), Foued appelle sa compagne pour la prévenir, lui explique la situation et lui indique qu’il va rentrer bientôt. Il est alors 4h30 du matin.

Foued décide de partir pour de bon, laissant son amie avec les deux autres personnes présentes. Il salue ses amis et se dirige vers sa moto, garée un peu plus loin. C’est alors que la police, vraisemblablement “alertée” par un riverain, arrive sur les lieux et interpelle l’amie de Foued. Surpris de ne pas avoir entendu le bruit de démarrage de la moto de Foued (qu’ils connaissent bien), ses amis viennent alors à sa rencontre. Est-il resté là ? A-t-il entendu la police arriver ?

Ils tombent alors sur d’autres policiers qui leur barrent la route. Il leur est impossible d’accéder à Foued et aucune information ne leur est donnée. Ils aperçoivent finalement un camion de pompier sur le départ puis des voitures de police : ils comptabilisent au moins 4 véhicules. Et Foued a littéralement disparu…

Par Rebellyon,

Source: http://rebellyon.info/Pontoise-le-31-mai-les-flics-mettent-17967