Mars 15, 2021
Par Le Poing
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Depuis plusieurs jours le groupe Facebook de l’université Paul-Valéry s’enflamme, dans un déferlement de réactions d’étudiants indignés. A l’origine de cette polémique : le changement du calendrier universitaire voté lors du CEVU – conseil des études et de la vie universitaire – du 8 mars. Un débat tenu dans des conditions houleuses, une présidence faisant la sourde oreille face aux difficultés rencontrées et un syndicat étudiant agissant à l’encontre de ceux dont il est censé porter la voix ont fini d’aggraver la précarité scolaire et sociale des principaux intéressés. Un nouveau coup dur dans un contexte déjà plus qu’alarmant pour le milieu universitaire : retour sur un scandale dont les étudiants montpelliérains se seraient bien passés

« C’est vrai qu’après un an de cours en ligne à mal apprendre, c’est la priorité de changer notre calendrier sans réelle concertation avec les étudiants… ça ne se passera pas comme ça. » ; « Je ne comprends pas cette décision… Surtout qu’on n’a pas été informé avant. Pourquoi ne pas avoir demandé l’avis des étudiants sur ce qu’ils en pensaient ? Mettre des rattrapages en plein mois de mars pendant le second semestre, je ne comprends pas la raison. » Les réactions unanimes des étudiants de Paul-Valéry concernant l’imposition d’un nouveau calendrier abondent sur les réseaux sociaux depuis ce début de semaine. Ce sont des dizaines et des dizaines de commentaires décriant ce changement dans la vie universitaire qui défilent sous nos yeux, agrémentés de témoignages poignants sur la situation actuelle des étudiants. Voilà maintenant très exactement un an que les campus vivent « sous cloche » : comprenez des bâtiments fantômes et des interactions sociales réduites à la froideur des écrans d’ordinateurs. Il restait pourtant le CEVU  – instance prétendument démocratique où se prennent les décisions concernant la vie universitaire – et ses élus censés représenter les enseignants, les étudiants et le personnel de la faculté pour faire entendre les nombreuses difficultés actuellement rencontrées par les étudiants. Mais à l’issue du conseil tenu le lundi 8 mars, la polémique explose. Un débat tumultueux s’engage entre la majorité des élus étudiants, la présidence et les représentants du corps enseignant, sur la votation d’un nouveau calendrier universitaire.

Le changement est aujourd’hui acté de manière définitive : désormais les partiels du premier semestre n’auront plus lieu début décembre, mais à partir du 3 janvier suivi d’une reprise immédiate des enseignements, tandis que les rattrapages se tiendront au mois de mars – en plein milieu du second semestre. La période située entre décembre et fin janvier permettait aux étudiants de réviser leurs examens en vue du rattrapage si leurs notes étaient insuffisantes, ou, pour les plus précaires, de travailler pour subvenir à leurs besoins jusqu’à la fin de l’année. Ce ne sera plus possible dorénavant. Les arguments justifiant ce changement reposent sur trois points : la possibilité pour les enseignants de profiter de véritables vacances durant la période de Noël sans avoir de copies à corriger, le rendu des notes de la première évaluation avant les rattrapages (un point qui pose chaque année problème à l’université) et le retour de la 13ème semaine de cours pour les étudiants. En réalité, ce bouleversement majeur dans le déroulement de l’année universitaire dessine une véritable aberration pédagogique – des rattrapages du premier semestre effectués en plein milieu du second – tandis que l’essentiel des périodes de vacances se placent désormais sous le signe des révisions, empêchant les étudiants salariés de mener à bien réussite scolaire et job alimentaire.

Deux versions différentes du nouveau calendrier devaient être présentées au vote lors de ce conseil, en réalité seule la version adoptée a été mise en délibéré. Malgré une opposition de la majorité des élus étudiants à cette manière de procéder et la demande d’un report du vote, la présidence a balayé d’un revers demain cette proposition, allant même jusqu’à couper le micro de la vice-présidente étudiante qui tentait de s’exprimer – ce qu’elle niera à posteriori.

La nouvelle version du calendrier universitaire de l’Université Paul Valéry

Dans de pareilles conditions, le vote a tout de même été maintenu : 15 voix pour le nouveau calendrier (essentiellement des élus enseignants et le syndicat Solidaires), 13 voix contre (tous les élus étudiants). A l’issue du vote, la majorité des élus étudiants décident de quitter le conseil en raison de l’aspect anti-démocratique de la procédure : tous sauf les quatre élus du syndicat « Solidaires ». Car si l’opposition étudiante apparait comme unanime face à ce passage en force de la présidence, il y avait bien une « organisation étudiante » pour défendre les vertus de cette mesure.

Militantisme hors-sol et méthodes syndicales douteuses

Dans un communiqué publié sur Facebook le 9 mars, le syndicat Solidaires se félicite de l’adoption du nouveau calendrier, décision accueillie par un florilège de critiques et de réprobations de la part des étudiants concernés. Certains leur reprochent un coup dur de trop à encaisser dans une situation déjà dramatique, d’autres s’inquiètent de leur capacité à pouvoir travailler pour subvenir à leurs besoins dans de telles conditions, tandis que la majorité reproche un manque de concertation sur un sujet aussi essentiel. Face à un désaveu unanime des positions tenues par le syndicat durant le CEVU, la suite logique des évènements aurait pu déboucher sur une forme de remise en question.

Qu’à cela ne tienne : face aux critiques et aux inquiétudes pour l’année à venir, les militants de Solidaires déplorent un déficit d’information sur le sujet de la part des principaux intéressés. Entre description détaillée de la logique néolibérale, cours sur le processus de Bologne et analyse structurelle des causes la précarité, les réponses du syndicat paraissent lunaires face à des étudiants désemparés par des problématiques bien plus concrètes et immédiates. Dans un communiqué publié suite à la polémique, le syndicat persiste et signe. Sa lecture en est presque surréaliste : malgré des centaines de témoignages allant à l’encontre de sa position, Solidaires s’engouffre dans une longue rhétorique, entre explication et pédagogie fumeuse – au cas où les étudiants ne seraient pas à même de comprendre eux-mêmes les enjeux de leur scolarité. C’est ce que déplore Mona, étudiante en psychologie « De plus, le syndicat qui est censé nous représenter, qui crie « victoire » pour une 13ème semaine de gagnée, qu’ils nous ont fait perdre ces fameuses vacances de Noel, reposantes et rentables, au profit d’un mélange incohérent entre cours du second semestre et examens de rattrapage du premier. Comme l’impression qu’on se moque de nous ! »

Nous avons contacté Solidaires pour répondre à nos interrogations sur la situation. Lorsque nous leur avons posé la question des gains obtenus pour les étudiants à la suite de ce changement de calendrier, le principal argument se concentre dans le rétablissement d’une 13ème semaine de cours supprimée quelques années auparavant pour raisons budgétaires. Quant aux étudiants mis en difficulté pour subvenir à leurs besoins avec cette modification, le syndicat répond « face aux critiques concernant les étudiant.e.s dans l’obligation de travailler, que cette 13eme semaine pourrait desservir, nous répondons que la solution à la précarité étudiante ne peut pas être
d’alléger notre temps de présence en cours, mais bien l’amélioration de nos conditions de vie »
. S’en suit l’énumération d’une liste de revendications allant du salaire étudiant à l’accès aux transports en commun gratuits : des souhaits certainement partagés par la majorité des étudiants, mais qui restent lettre morte, contrairement à la modification effective du calendrier universitaire – source d’une aggravation rapide et réelle de la précarité étudiante à Paul-Valéry.

Lorsque nous demandons si une consultation a été lancée sur le campus pour jauger le niveau d’adhésion à une telle proposition, Solidaires répond en avoir discuté de vive voix avec des étudiants et distribué des milliers de tracts sur le sujet. Une pétition signée par des centaines de personnes demandant le retour de la 13ème semaine de cours est également mentionnée, sans que sa portée réelle ne soit explicitée. S’il est probable qu’une grande partie des étudiants souhaitent le retour d’une 13ème semaine de cours afin de pouvoir étudier dans de meilleures conditions, cela n’est pas pour autant lié au sacrifice de leur travail et de toute cohérence pédagogique sur le déroulement d’une année universitaire. 

Sondage posté sur le groupe Facebook de la faculté Paul Valéry à propos du nouveau calendrier universitaire.

D’autre part, nous évoquons un sondage posté sur le groupe Facebook de la faculté – un groupe qui réunit plus de 15 000 membres – mentionnant 726 désapprobations contre 9 adhésions au nouveau calendrier. Solidaires déplore à nouveau le manque d’information des étudiants sur les problématiques de la vie universitaire, et relève un doute quant à la pertinence d’une consultation lancée sur les réseaux sociaux. Le syndicat réaffirme sa légitimité pour de telles décisions, arguant le fait que cette proposition était bel et bien explicitée dans sa liste de revendications. En rappelant les actions d’informations effectuées, il souligne l’absurdité d’évoquer l’absence de concertation par rapport au retour de cette 13ème semaine de cours, ainsi que la difficulté de remplir sa mission informative avec les restrictions sanitaires en vigueur. Le syndicat clôture ses réponses en admettant un manque de clarté dans sa communication, mais maintient son argumentaire envers et contre l’avis des étudiants subissant ce changement. Ils dénoncent également les positions des autres élus étudiants – selon eux ouvertement anti-enseignants – leur manque de « vision globale » ainsi qu’un discours « servant complétement les intérêts du gouvernement et de la bourgeoisie ».

Des centaines de critiques envers la position et la place de Solidaires dans cette prise de décision continuent de fuser sur les réseaux. Plusieurs étudiants ayant critiqué sur le fond l’attitude de Solidaires sur leurs publications Facebook nous expliqueront avoir été bloqués par l’organisation syndicale, et leurs commentaires supprimés. Ne reste que des congratulations mutuelles entre militants, se félicitant de cette « victoire »…

Une présidence méprisante, des étudiants désemparés

Dans un article de France 3 sur le changement du calendrier universitaire, la présidente de la faculté Paul-Valéry déclare : “Très peu d’élèves passent les rattrapages, et parmi eux, très peu les réussissent. Quand vous avez 3 à la première session, vous aurez 4 à la seconde. Nous devons gérer beaucoup de contraintes, et celle-ci était la moindre.” Des propos qui peuvent choquer compte tenu de la situation psychologique des étudiants. A l’heure des suicides, des dépressions et d’une précarité devenue règle commune, les personnes concernées seront très certainement ravies d’apprendre que la possibilité d’amélioration de leurs notes est quasi-inexistante, mais aussi que le maintien de bonnes conditions de révisions est la dernière des préoccupations de la présidence. Une atmosphère délétère dans le processus décisionnel confirmée par la vice-présidente étudiante, présente lors de la tenue du CEVU du 8 mars. Elle déplore l’attitude d’une présidence complétement hermétique aux problématiques soulevées par les élus étudiants, dans une période pourtant cruciale, qui exigerait normalement de l’écoute et du soutien. Car si les positions sur les orientations de la vie universitaire peuvent diverger, le respect et la considération envers des étudiants durement éprouvés par la crise sanitaire sont plus que jamais nécessaires.

Quand nous questionnons Louise, étudiante en deuxième année de psychologie, le constat est sans équivoque « Cette déclaration est complétement fausse, ou alors j’en demande la preuve scientifique. Les rattrapages ne sont pas quelque chose qu’il faut négliger, en effet le sujet d’un examen change lors de la seconde évaluation, ce qui permet de pouvoir être évalué sur une notion où l’on se sent beaucoup plus à l’aise. (…) Cela revient à négliger le niveau intellectuel des étudiants, c’est du rabaissement et c’est dur de lire ces phrases surtout lorsque nous sommes en pleine pandémie mondiale. Tout le monde est en décrochage scolaire, la souffrance psychologique est plus que jamais intense lorsque l’on passe ses journées derrière un ordinateur dans un logement de 18 m2, je pense que nous méritons un soutien de la part de notre université. ».

Le changement de calendrier universitaire la plaçant dans une position difficile pour continuer son cursus dans de bonnes conditions, elle déplore également la manière dont cette décision a été prise : « Je pense que ce calendrier est un très mauvais choix du fait des rattrapages en mars. De plus je suis en rupture familiale, je n’ai pas de soutien financier et je dois subvenir seule à mes besoins. Cette coupure me permettait de travailler sereinement (…) mon travail me faisait rentrer un mois de salaire, ce qui n’est pas du tout négligeable surtout lorsque l’on reçoit des factures d’électricité en hiver. Vis-à-vis de cette prise de décision je me sens oubliée et en colère. » Même son de cloche du côté de de Mona, également étudiante en psychologie. « Cette décision est ressentie comme un couteau dans le dos. En parlant avec quelque étudiant.es de ma promotion, on est d’accord pour dire qu’on s’est sentis exclus et trahis. On n’était au courant de rien, jusqu’à ce qu’on voie sur les réseaux que la décision avait été prise. Une décision en notre défaveur en plus… Je crois qu’on est un certain nombre (pour ne pas dire une majorité) à rejeter ce nouveau calendrier. ».

A travers nos échanges avec les étudiants et leurs élus, il ressort un manque criant d’écoute de la présidence de l’université, mais aussi une fâcheuse tendance à développer mépris, dénigrement et condescendance vis-à-vis des élus étudiants et de ceux qu’ils représentent. Après plusieurs jours de polémique numérique, on aurait pu penser que la direction du campus révise ses positions et instaure un dialogue en conséquence – bien au contraire.

C’est ce que nous explique Fabien, membre du SCUM (syndicat de combat universitaire) et présent lors du Conseil d’administration du 11 mars : « Malgré le fait que la question du calendrier ne soit pas évoquée lors de ce conseil qui ne fait qu’entériner les décisions du CEVU, j’ai pu prendre la parole pour lister les difficultés induites par ce changement majeur dans la vie des étudiants, sans que ma position ne soit écoutée. J’ai également exprimé l’impact négatif et les risques encourus en termes d’acceptation lorsque l’on construit l’université contre ses étudiants. Mais mes propos n’ont eu aucun effet sur les postions de la présidente ». En guise de réponse, Anne Fraisse brandit le fait que la majorité des étudiants ne se soucient guère de leur calendrier d’étude et dénonce le rôle des élus étudiants qui « exciteraient les réseaux sociaux » : un scandale qu’elle compare à la polémique en cours à Science-Po Grenoble – deux enseignants vivant désormais sous protection policière après dénonciation sur les réseaux sociaux pour des positions islamophobes. Face à ce discours les élus évoquent un nombre de suicide croissant et le taux de dépression alarmant chez les étudiants, qui appartiennent selon la présidence à une problématique individuelle relevant des soins. A l’issu de plusieurs jours de polémique, la présidence de la faculté maintient que cette version du calendrier restera définitive. Du côté du SCUM, on déplore qu’aucun argument ne soit venu appuyer les « bénéfices » de ce nouveau calendrier pour les étudiants, avec une mesure adoptée dans un véritable passage en force – au mépris de toutes les alertes lancées par les élus étudiants.

De la lutte numérique à l’appel à manifester

Deux pétitions sont actuellement en ligne : l’une à l’initiative de la liste « Des étudiant.e.s qui vous rassemblent » demande le retrait du nouveau calendrier universitaire et dépasse les mille signatures, l’autre lancée par le SCUM pour la tenue d’examens en distanciel atteint presque les 3000 contributions. Si la faculté montpelliéraine est déjà secouée par une vive polémique ces derniers jours, la prochaine crise – largement prévisible – reste à venir. Depuis les nouvelles restrictions sanitaires prononcées au mois d’octobre, il reste impossible de réunir plus de quelques dizaines d’étudiants pour assister à un cours : ce qui n’empêche pas la présidence de vouloir réunir plusieurs milliers de personnes sur le campus pour la tenue des examens. Au-delà de la problématique sanitaire, cette obstination taquinant les frontières de l’absurde pose la question de l’égalité face aux partiels. En effet, si ces-derniers sont effectués en présentiel, ils comporteront également les contraintes qui vont avec – c’est-à-dire un temps de composition limité sans aucune prise en compte de l’année de cours « fantôme » qui vient de s’écoulée. Car l’aberration se situe précisément ici : une présidence qui souhaite imposer coûte que coûte des examens en présentiel aux étudiants, comme si les cours s’étaient déroulés normalement depuis le début de la crise sanitaire. Un entêtement qui voudrait faire croire que les cours en distanciel disposent d’une qualité pédagogique équivalente à des enseignements physiques, effaçant de facto l’expression de la souffrance étudiante qui s’étalent depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux. Pour la présidence de la faculté la question ne se pose même pas : la réponse quant à elle pourrait se résumer sous la formule « à défaut d’avoir des cours, vous aurez des notes ».

Au début du mois de janvier, l’appareil médiatique semblait découvrir la détresse et la précarité étudiante – rapidement suivit par le personnel politique. Nous avons vu nombre de témoignages parcourir les réseaux sociaux, puis de documentaires en édito, c’est une société entière qui semblait découvrir une problématique existante depuis de nombreuses années. Voilà longtemps que l’université se meure. On réforme, on coupe, on réduit. Et maintenant on numérise. Depuis un an les étudiants eux-mêmes ne sont plus que des codes, des pseudos, des petits carrés noirs perdus dans la mosaïque du « distanciel ».

Réduits à une existence digitale partagée entre un logement exigu et des journées vissées devant leurs écrans, les étudiants se débattent. Ils essayent. Mais ils dépriment. Certains maintiennent leur tête hors de l’eau. D’autres sombrent. On distribue des chèques-psy, des repas à un euros et de bons conseils pour « apprendre à maitriser son stress ». Du ministère de l’enseignement supérieur à la présidence de la faculté, le mépris est devenu la règle : l’indécence, elle, est maintenant quotidienne. Alors on s’entraide, du mieux qu’on peut. Chose difficile à l’heure de la distanciation sociale, où toute vie collective relève presque du délit pénalement répréhensible. Dès fois on se révolte. On signe des pétitions, on lance des appels à l’aide sur les réseaux sociaux, on partage notre mal-être à grand renfort d’hashtag. Mais dans la réalité, rien ne change.

Depuis plusieurs jours un appel à la manifestation pour le mardi 16 mars circule sur les réseaux sociaux : le rendez-vous est donné mardi 16 mars à 14h30 sur la place de la Comédie. Et si la tendance s’inversait ? Si, par une belle après-midi printanière, les étudiants exprimaient enfin leur refus d’une faculté au rabais, aggravant la précarité et dégradant leurs conditions d’études ? Le champ des possibles est ouvert, laisse libre cours aux aspirations d’une jeunesse laissée sur le carreau depuis le début de la crise sanitaire. Une jeunesse qui sommeil, profondément. Ou qui ne dort que d’un œil : tout est question de perspective. Du gouvernement aux présidents d’université les décideurs imposent leur volonté, dans une arrogance flirtant avec la provocation. Mais gare à l’impertinence : cinquante ans en arrière certains ont dépavé tout le quartier latin pour moins que ça.




Source: Lepoing.net