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Face aux attaques toujours plus importantes de la bourgeoisie, le peuple colombien relève la tête depuis le 28 avril 2021. Avec un slogan « A parar para avanzar, viva el paro nacional » (On s’arrête / on se met en grève pour avancer, vive la grève générale), les classes populaires se sont levées contre une réforme fiscale inique, qui prévoyait de comprimer encore leurs maigres revenus par une série de taxes, impôts touchant particulièrement les dépenses des plus pauvres : hausse des taxes sur l’alimentation de base, le carburant et la plupart des produits de première nécessité.

Le Comité National de Grève, composé d’organisations syndicales, paysannes, indigènes, politiques, associatives, a donc appelé à une grève générale le 28 avril, qui a été très suivie, et reconduite. La grève s’étend de jour en jour, et de nombreuses villes du pays sont bloquées par les manifestant·es, qui s’organisent en comités de quartier pour se défendre face aux attaques des forces répressives et bloquer les axes routiers.

Comme toujours, la répression s’est abattue sur le mouvement social avec une violence inouïe. La police ouvre le feu sur les manifestant·es, l’Etat envoie l’armée dans les rues… On compte déjà plus d’une quarantaine de mort·es par balles à cause de la police, et déjà une soixantaine de personnes sont portées disparues.

Dimanche 2 mai, le gouvernement a annoncé retirer son projet de réforme fiscale, et le ministre des Finances a démissionné. Une nouvelle fois, l’expérience confirme ce que les libertaires ont toujours soutenu : seule la lutte paie.


La bourgeoisie, effrayée par le peuple qui montre des signes de son pouvoir, espérait, en retirant la réforme, que chacun rentrerait sagement chez soi. C’était sans compter la détermination des travauilleurs.euses, des paysans.nes et de la jeunesse, conscient que la réforme n’est qu’un aspect minime du système qui l’opprime : la grève ne s’est pas arrêtée, au contraire elle grossit de jour en jour. Les assemblées populaires demandent maintenant le retrait d’une réforme néolibérale du système de santé, qui a laissé mourir des milliers de personnes depuis le début de la pandémie, des réformes sociales structurelles et le départ du gouvernement d’extrême-droite.

L’Union communiste libertaire soutient les colombien·nes dans leur lutte et appelle à se joindre aux initiatives de soutien dans les jours à venir. Contre la répression et dans la lutte pour un avenir meilleur, notre solidarité de classe est sans faille ! Seule la lutte paie !

¡A parar para avanzar, viva el paro nacional !

Union communiste libertaire, le 9 mai 2021




Source: Unioncommunistelibertaire.org