Dès l’aube, une cinquantaine de fourgons de gendarmes mobiles et deux blindés étaient sur la zone pour sécuriser les opérations de destruction d’habitations et de déblayage des routes. Vers midi, aux alentours de la Châteigne — dont les bâtiments ont été détruits la semaine dernière —, un homme a été blessé à la main par une grenade utilisée par les gendarmes. Il a été évacué en ambulance. En début de soirée, on apprenait qu’il avait dû être amputé.

Dans un communiqué publié au cours de l’après-midi, l’équipe Médic de la ZAD rappelait :

Depuis plusieurs semaines, nous alertons de la dangerosité avec laquelle sont utilisées les armes de la police. Nous déplorons la situation dramatique d’aujourd’hui mais n’en sommes pas surpris. Nous avons déjà dû prendre en charge plus de 300 blessés lors de ces dernières semaines suite, entre autre, à des tirs de grenades GLI-F4, grenades de désencerclements et flah-balls. Nous réaffirmons que ce que le gouvernement met en oeuvre pour réprimer la zad est susceptible chaque jour de provoquer un mort, tout cela pour continuer à détruire des maisons et lieux de vie.

Le récit de la gendarmerie, qui consiste à dire que l’homme se serait blessé en tentant de renvoyer la grenade, est contesté par des opposant-es présent-es sur place.

Illustration : face à face entre gendarmes et opposant-es, 15 avril 2018.

Formulations empruntées aux camarades de La Rotative.