UNIVERSITÉ TOULOUSE LE MIRAIL,

  • contrainte à devenir l’Université Jean-Jaurès

À nos camarades de classe,

CONTREINSURRECTION : Nous ne serons pas les extincteurs de vos incendies, vive la flamme des révoltes étudiantes ! Nous sommes trop souvent utilisé·e·s comme des figures d’autorité dans le but de légitimer votre condamnation et répression. Pourtant, nous sommes un certain nombre à vous soutenir ainsi que tous les moyens d’action que vous jugez et jugerez nécessaires. Loin des organes syndicales, nous savons que le mouvement choisi ses outils de lutte et que nous en conviendrons.

LA VIOLENCE : Il y a de ces violences qui viennent désintoxiquer, libérer des injonctions impossibles d’un monde qui s’effondre. Ils aimeraient que vous et nous soyons acteurs du colmatage, incessant, vain et sans espoir. L’université s’éffondre, Vinci reconstruit … et certain·e·s refusent d’acheter. Casser, tagger,

occuper, vous voilà architectes de votre université prenant les courbes de vos révoltes. Le Mirail reprend vie. Vos traces sur les murs, celles des luttes étudiantes, vous voilà gardien·n·es de notre mémoire.

IN-SÉCURITÉ :Nous découvrons cette université peu à peu devenir un camp retranché pour une élite estudiantine qui n’a d’autres intérêts que de renouveler les mêmes dominations politiques. Ici et ailleurs nous les combattons. Une nouvelle sécurité in-situ devient une in-sécurité, un système de contrôle de l’intérieur dans le but de détruire toute création et existence autonome. Cette université s’isole de son quartier, de ses étudiant·e·s et crée une censure

basée sur la menace permanente des services de sécurité mais aussi des procès initiés par les directions.

Nous aussi nous refusons de travailler dans une université devenue une succursale des modèles repressifs de la société. Nous ne voulons pas d’une université qui considère les étudiant·e·s comme des ennemi·e·s à contrôler, museler, juger et réprimer.

Nous ne voulons pas d’une université aseptisée par l’imaginaire de Vinci.

Nous voulons continuer de rêver dans notre université, pour cela il faudra détruire son modèle sécuritaire.

Ni flics, ni agents de sécurité : détruisons leur université et bâtissons notre futur.

Solidarité avec les étudiant·e·s en lutte !

Des doctorant·e·s, chargé·e·s de cours, A.T.E.R…

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A nos camarades de classe



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