Mars 30, 2021
Par Le Poing
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Entre 150 et 200 grévistes du secteur de la petite enfance se sont mobilisés ce mardi 30 mars dans les rues de Montpellier, pour une manifestation revendicative. Dans le viseur, les décrets gouvernementaux visant à réduire encore le taux d’encadrement professionnel de nos bambins.

La manifestation a démarré des jardins du Peyrou sur les coups de 11h, pour ensuite déambuler entre Comédie, Esplanade et Préfecture. Principalement présentes des femmes, qui ont l’impression que leur métier n’est pas reconnu, pas valorisé, pas récompensé, et qu’il le sera de moins en moins.

La grève, très suivie dans les crèches publiques et privées qui proposent plus de contrats stables, a connu plus de difficulté dans le secteur associatif.

Un mouvement de grève national contre la réforme Taquet des modes d’accueil a été initié par un collectif, « Pas de bébé à la consigne », lui-même propulsé par une intersyndicale. Avec des appels à manifester dans la plupart des villes de France.

Le personnel de la petite enfance dénonce notamment une loi visant à réduire le taux d’encadrement professionnel, à 6 bébés pour un employé, par soucis d’économie. Ce qui serait nuisible à la fois pour la qualité des services et pour les conditions de travail du personnel.

Également cible du mécontentement, l’espace moyen disponible pour les enfants en crèche ( 5,5m carré en moyenne ), le surnombre permanent qui empêche de bien travailler dans des conditions satisfaisantes, le manque d’analyse de pratique en crèches ou encore la fermeture des micro-crèches de proximité et l’absence d’alignement du coût restant aux familles sur la base du quotient familial.

Après plusieurs journées de mobilisation, en mars et mai 2019, en janvier 2020, puis en février 2021, les grévistes de la petite enfance n’ont toujours pas pu être ne serait-ce que reçu dans les couloirs d’un ministère.

Le mouvement est donc amené à connaître des suites.

Le Poing reviendra très prochainement plus en profondeur sur cette journée de mobilisation, et sur les raisons de la colère chez les salariées de la petite enfance.




Source: Lepoing.net