Septembre 1, 2016
Par Journal Séditions (Besançon)
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Quelques heures avant la journée du 1er mai, plusieurs vitrines de ce monde de merde ont été défoncées d’après une brève publiée sur indymedia nantes : dans la rue Battant, la grande vitrine de l’agence de gestion immobilière “Nicolas” a été fissurée. Plus bas dans la rue, le magasin de fringues nationaliste Military Look – National Fripes a perdu une de ses vitres. [..] Enfin, le constructeur notoire de prisons, Bouygues, qui possède une agence dans la grande rue du centre-ville, a du mettre une planche en bois pour masquer la vitre réduite en miettes.

Le 12 mai, la fin de manif contre la loi « travail » s’est terminée par l’attaque d’une dizaine d’agences d’assurance, d’intérim et immobilières (Pro BTP, Temporis interim, SAMSIC interim, Randstad, côté Job, ICADE, ERA immobilier, Matmut…), toutes situées entre la Place Flore et la rue Fontaine Argent. Les vitres ont été étoilées et pour certaines pulvérisées ; des tags contre la « dictature du capital » ont accompagné ces actions destructrices. Lors de cette même soirée, les locaux du PS et les bâtiments de la mairie ont été recouverts de tags : « 49.3 on se vengera / Nique l’État PS » sur les locaux du parti au pouvoir ; « Ils ont le 49.3, on a des 6.65 ; Que crève le vieux monde ; Ni loi ni travail », sur le bâtiment de la municipalité. Les murs du poste de police municipale situé à proximité n’ont pas été oubliés : « CRS=SS ; Mort aux flics ». Le 10 mai dans la soirée de l’annonce du passage en force de la loi «travail » par le gouvernement (avec l’outil démocratique du 49.3), des agences bancaires du centre-ville et leurs DAB ont été défoncés à coups de marteau lors de la manif sauvage, malgré la présence des flics de la BAC en queue de cortège. Comme quoi, même avec les flics au cul, tout est possible !

20 mai. Au cours de la nuit de jeudi à vendredi dans le quartier de Battant, les flics font les cow-boys sur la place Marulaz et trouvent un prétexte fallacieux pour interpeller une jeune femme de 19 ans. Mais une trentaine de personnes présentes sur place s’oppose à l’interpellation. Soudainement, un chien de la brigade canine sort les crocs et mord un keuf. Alors si même les chiens policiers se mettent à détester la police…

Week-end des 21 et 22 mai. une voiture de la mairie et un véhicule des journaflics de l’Est Républicain se sont faits crever l’ensemble de leurs pneus. Un communiqué publié sur internet explique les raisons de l’attaque : « la municipalité nous impose jour après jour ses projets urbanistes (éco-quartiers et autres résidences ultra-sécurisées, dans lesquels s’installeront bientôt une population boboïsée prête à verser son fric dans de nouveaux commerces bio branchés) […] Quant à l’Est Républicain, ça saute aux yeux de toute personne qui sait lire que ces larbins du pouvoir sont toujours prompts à relayer la propagande belliqueuse des flics, à lyncher tous ceux qui font le moindre pas de travers ou qui se rebellent contre cette société pourrie. » Par ailleurs, les vitres d’une agence bancaire de la CIC sont recouvertes de tags incitant à la révolte : « Détruisons ce qui nous détruit ; Brûlons les banques (A) » A côté, le DAB est obstrué à la peinture. Ces attaques sont dédiées à tous les inculpés du mouvement de révolte contre la loi « travail », que ce soit à Paris, Rennes, Nantes, Grenoble, Lyon….

28 mai. En ce samedi après-midi, des jeunes squattent sur la pl. Beauquier au niveau du Bld. Léon Blum. Alertés pour des dégradations, les pompiers interviennent en compagnie des flics, ce qui n’est pas du goût des jeunes : la voiture de police repart avec son pare-brise brisé par des jets de pierres. Malheureusement, deux personnes sont interpellées.

3 juin. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la permanence du sénateur « les républicains » Jacques Grosperrin est recouverte d’un tag en rouge disant « 49.3-2-1 boom (A) ». C’est la troisième fois en quelques semaines que cette permanence est prise pour cible : la dernière attaque remontait au 19 mai, journée de lutte contre la loi « travail » qui a été marquée par le blocage du lycée Pasteur.

12 juin. Un homme est interpellé sur le parking de l’hôpital Minjoz en train de rayer des carrosseries de voitures. Sa petite spécialité est de s’en prendre uniquement aux berlines de luxe. Voilà une saine haine dirigée contre les bourgeois !

Début juillet, la gigantesque façade de la Chambre du Commerce et de l’Industrie a une nouvelle fois été souillée à la peinture. Résultat : une vingtaine de tâches multicolores ont été aperçues sur l’ensemble des murs blancs du bâtiment. C’est la deuxième attaque de ce type contre cette institution depuis le début du mouvement contre la loi « travail » [la précédente avait eu lieu mi-avril, cf « Séditions n°7]. Comme le rappelle un texte publié sur internet, la CCI « venait tout juste d’être nettoyée ».

25 juillet. Dans la nuit de dimanche à lundi, le nouveau lieu des intégristes catholiques de la « Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X », situé en plein centre-ville dans un ancien bâtiment de la fac de lettres, a été maculé de peinture et de tags : « Cathos intégristes dégagez ! », « A bas la calotte, vive la capote », « Ni Dieu ni maître », « Cathos fachos hors de nos vies ! »…

15 août. Rebelote, cette fois à l’adresse du 14 rue Lyautey (quartier Saint-Claude), où la Fraternité St-Pie X se planque depuis plusieurs années. « Ni ici ni ailleurs » et un symbole anarchaféministe ont été tagués sur la porte d’entrée ; la boîte aux lettres a dans le même temps été bouchée à la colle.

Cette organisation de fascistes religieux a acquis début juillet 2016, pour la modeste somme de 270.000 euros, le bâtiment de la rue Sarrail en plein cœur du centre-ville. Espérons que ce ne soit que le début des hostilités…

L’action directe et le sabotage sont des outils indispensables pour lutter contre la réaction !




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