Novembre 4, 2021
Par CRIC Grenoble
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Depuis le mouvement contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale, une sĂ©rie de textes est parue sur Rebellyon se positionnant explicitement contre ce mouvement [1]. Tous ces textes ont en commun de pointer du doigt ce mouvement, Ă  cause du fait que s’opposer Ă  l’obligation vaccinale n’a pas de sens politique Ă  gauche, au motif que se faire vacciner constitue un acte de solidaritĂ© envers les plus faibles. Pour ces auteurs, revendiquer le droit de ne pas se faire vacciner, c’est ainsi seulement dĂ©fendre sa libertĂ© individuelle, Ă©goĂŻstement.

Ces textes ont Ă©galement en commun de ne pas du tout s’intĂ©resser aux vaccins en question, qui vont obligatoirement avec le pass sanitaire puisque ce sont les seuls disponibles, ceux que le CRIIGEN a qualifiĂ© de ” vaccins gĂ©nĂ©tiques “ [2] pour bien les distinguer des vaccins classiques. S’ils avaient tentĂ©, ne serait-ce qu’un peu, d’ouvrir la boĂźte noire que constituent ces vaccins, il aurait Ă©tĂ© moins facile de dĂ©verser autant de mĂ©pris sur ce mouvement d’opposition populaire au pass sanitaire. Il y a en effet un grand dĂ©calage entre les reprĂ©sentations les plus courantes et les plus lĂ©gitimes de ce qu’est un vaccin (Ă  savoir, LA solution pour Ă©radiquer des Ă©pidĂ©mies au niveau d’une population), et la rĂ©alitĂ© protĂ©iforme des vaccins, dont l’efficacitĂ© est trĂšs variable, mĂȘme si le principe logique reste identique (stimuler, par l’injection d’un produit, le systĂšme immunitaire contre un agent infectieux particulier).

C’est bien-sĂ»r avec ces reprĂ©sentations idĂ©alisĂ©es des vaccins que jouent les Etats pour dĂ©ployer des politiques sanitaires dont l’acceptabilitĂ© est acquise pour une majoritĂ© de la population, ce qui a le mĂ©rite d’apporter un certain confort puisque l’on peut faire confiance Ă  une solution technique qui paraĂźt robuste et qui n’a pas Ă  ĂȘtre remise en cause.

A noter toutefois que cette majoritĂ© acquise Ă  la vaccination est plus faible qu’au dĂ©but des annĂ©es 2000 et que l’opinion a Ă©tĂ© sensible aux Ă©checs (voir le cas de la grippe A(H1N1) [3] en 2009) ou controverses (voir le cas de l’hĂ©patite B [4]) relatives aux campagnes de vaccinations de l’État depuis les annĂ©es 2000. Ainsi, de 2005 Ă  2010, l’adhĂ©sion Ă  la vaccination parmi la population a diminuĂ© de 90 % Ă  61 % [5]. Ce manque de confiance envers les campagnes de vaccination dans la population est peut-ĂȘtre ce qui a incitĂ© le gouvernement Ă  instaurer en juillet 2021 un pass sanitaire, dont le propre est de gĂȘner la vie quotidienne de la population non vaccinĂ©e, afin d’inciter l’ensemble de la population Ă  la vaccination sans la rendre obligatoire formellement. A ceci s’ajoute une obligation vaccinale d’un nombre important de professions, celles oĂč le pass sanitaire est demandĂ© aux usagers ou clients, le personnel mĂ©dical, les aides Ă  domicile, les pompiers, les Ă©tudiants en santĂ©, le personnel de transport sanitaire, les mĂ©decins libĂ©raux et leurs salariĂ©s.


Il faut d’ailleurs noter que la question elle-mĂȘme de l’adhĂ©sion Ă  la ” vaccination en gĂ©nĂ©ral ” n’est pas neutre. Elle banalise un dĂ©bat de type tout ou rien ” pour ou contre la vaccination “, ce qui a pour effet de gommer l’existence d’une ” critique conditionnelle “ [6], qui peut ĂȘtre centrĂ©e sur certains vaccins seulement, ou bien certaines façons de le produire ou de l’utiliser, et non sur le principe de la vaccination en tant que telle. En creux, elle produit un stigmate spĂ©cifique dĂ©lĂ©gitimant toute personne refusant de se faire vacciner. Cela a pour effet de maintenir bien fermĂ©e la boĂźte noire des diffĂ©rentes stratĂ©gies vaccinales possibles, qui ne consistent pas forcĂ©ment Ă  vacciner toute la population. Par exemple, le vaccin contre la grippe est prĂ©conisĂ© pour les personnes les plus Ă  risques de faire des complications, ces personnes Ă  risques Ă©tant d’ailleurs les mĂȘmes que pour la covid-19 [7].

D’un cĂŽtĂ©, une bonne partie de la population souhaite comprendre de quoi il retourne et n’a pas une confiance aveugle envers les campagnes de vaccination de l’État. D’un autre cĂŽtĂ©, rien n’est fait pour favoriser cette comprĂ©hension du bien-fondĂ© d’une vaccination de l’ensemble de la population par les vaccins gĂ©nĂ©tiques (puisqu’aucun autre type de vaccin n’est proposĂ©), dans le contexte actuel d’une Ă©pidĂ©mie du variant delta de la covid-19.

C’est que, comprendre ces vaccins, c’est soit risquer de tomber du cĂŽtĂ© obscur de la force complotiste, et ainsi dĂ©gringoler dans l’échelle de la respectabilitĂ© sociale, soit risquer d’y passer un certain temps avant d’arriver Ă  une quelconque conviction, surtout sans un minimum de mĂ©thodologie. En l’occurrence, pour ne pas se perdre en route, on ne peut ni considĂ©rer la science comme neutre politiquement, ni la rĂ©duire Ă  de la politique.

Soyons clair :la vaccination est la solution la plus pertinente du point de vue des Etats. Quand bien mĂȘme son efficacitĂ© est limitĂ©e et loin d’ĂȘtre parfaite [8], la simplicitĂ© de cet outil de gestion de santĂ© publique n’arrive pas Ă  la cheville de n’importe quelle autre politique sanitaire, que d’autres acteurs moins impotents pourraient vouloir dĂ©ployer face Ă  une Ă©pidĂ©mie. RĂ©sumons le dĂ©roulĂ© de cette politique : un virus inconnu de la science dĂ©barque, les premiers Etats exposĂ©s -en premier lieu la Chine- confinent chez elle la population, les malades en Ă©tat critique viennent mourir dans des hĂŽpitaux rapidement saturĂ©s. Une telle situation est Ă©videmment propice Ă  l’arrivĂ©e sur le marchĂ© de vaccins qui viendront ralentir voire stopper l’épidĂ©mie. Des milliards de doses de vaccins finiront par ĂȘtre commandĂ©s par les Etats les plus riches. Il faut bien comprendre que le degrĂ© d’efficacitĂ© des vaccins importent peu, car ce qui est visĂ© c’est un pilotage par l’État de la santĂ© publique. La demande sociale n’est pas tant de disposer d’un vaccin, que de bĂ©nĂ©ficier d’une prise en charge des malades de façon Ă  rĂ©duire les risques de mortalitĂ© et de sĂ©quelles. Or, quand toutes les solutions de prise en charge et d’accĂšs aux soins n’ont pas Ă©tĂ© tentĂ©es, on ne peut pas ĂȘtre surpris de constater que l’obligation vaccinale suscite de fortes oppositions.


A l’inverse, il est plus surprenant de lire des articles, comme ” Tout ce qui bouge n’est pas rouge “ [9] ou ” Licence, libertĂ© et vaccination “ [10], avalisant une politique sanitaire catastrophique [11], non pas en raison de caractĂšre inconnu de la maladie, mais en raison du fait que l’État s’est arrogĂ© le monopole de la rĂ©ponse sanitaire Ă  cette Ă©pidĂ©mie – Ă©vidence que l’on aurait cru pouvoir ĂȘtre contestĂ©e de la part de groupes ou personnes se rĂ©clamant de la tradition anarchiste. Tout autre organisation sociale et politique aurait permis, non pas de rejeter en bloc le vaccin comme rĂ©ponse sanitaire, mais de l’articuler Ă  un Ă©ventail bien plus large de rĂ©ponses, tant techniques que sociales. A travers l’opposition au pass sanitaire et Ă  l’obligation vaccinale, c’est bien l’État qui est directement critiquĂ©. Pour le saisir, il ne suffit pas de brandir la Science avec un S majuscule comme ultime rempart face Ă  la panique morale, celle qui a saisi la bien-pensance de gauche, face Ă  une contestation de la Science officielle d’État qui ose s’afficher publiquement en manifestation chaque samedi. Il faut analyser en quoi les Etats participent directement, face Ă  l’épidĂ©mie, d’une fuite en avant dont l’obligation vaccinale est la suite logique.

Bien loin d’avoir Ă©tĂ© incohĂ©rents dans leurs politiques sanitaires, les Etats ont fait ce qu’il y avait Ă  faire en acceptant de ne traiter qu’avec les macro-acteurs capitalistes compatibles avec la taille du cheptel que les Etats administrent. Cela entraĂźne une disqualification de toutes les rĂ©ponses qui ne peuvent avoir la mĂȘme puissance d’action : les mĂ©decins de ville souhaitant traiter les malades en phase prĂ©coce avec autre chose que du doliprane [12], ou bien se rendre disponibles eux ou leur matĂ©riel pour renforcer l’action des hĂŽpitaux [13], les hĂŽpitaux de province n’entrant pas dans la ligne nationale, sans mĂȘme parler des formes de soin les plus hors pistes par rapport Ă  la mĂ©decine d’État remboursĂ©e par la sĂ©curitĂ© sociale. Notons que la prescription de traitement par les mĂ©decins n’est pas sans risque juridique pour le mĂ©decin [14], et qu’il en est de mĂȘme pour l’État dans sa politique de vaccination [15].

L’action sanitaire de l’État a sa rationalitĂ© et son efficacitĂ© propre, dans le sens oĂč elle reproduit l’État, en mĂȘme temps qu’elle tente de soigner les gens et de minimiser le nombre de morts. Son mode d’action, ses buts et ses orientations, son efficacitĂ©, est tributaire de l’intĂ©rĂȘt propre Ă  l’État de se maintenir en tant qu’institution profondĂ©ment et intrinsĂšquement reliĂ©e Ă  la dynamique capitaliste.

Il n’est toutefois pas difficile d’imaginer comment aurait rĂ©agi une autre forme d’organisation politique face Ă  un virus inconnu, dont le but n’aurait pas Ă©tĂ© de conserver un statut quo sociĂ©tal, mais de s’appuyer et de dĂ©velopper l’autonomie des personnes [16]. Une telle ” politique sanitaire par le bas ” aurait, face Ă  l’inconnu, Ă©vitĂ© de dĂ©ployer Ă  une large Ă©chelle des formes mĂ©dicamenteuses inĂ©dites et incomplĂštement testĂ©es, sans toutefois se priver des ces nouveaux mĂ©dicaments dans les cas les plus graves faute d’alternatives. A cĂŽtĂ© de cela, on se serait autorisĂ©s Ă  expĂ©rimenter sur le terrain, des traitements prĂ©coces et divers, au cas par cas et fondĂ©s sur l’observation des patients, Ă  partir des connaissances existantes, Ă  inclure la populations et les malades dans les approches de soin, soit l’inverse d’une conception autoritaire et descendante du soin que l’on connaĂźt malheureusement trop bien, et pas seulement depuis le covid-19.

C’est un des sens possibles du mouvement social contre le pass sanitaire que d’affirmer le besoin d’une rĂ©appropriation des pratiques de soin en lien avec les questions environnementales et sociales.


A l’inverse, les Etats sont en train, dĂ©sormais, de se constituer comme le principal obstacle Ă  l’émancipation et Ă  la bonne santĂ© des populations. Les Etats en effet maintiennent les conditions par lesquelles les maladies environnementales [17] se dĂ©veloppent Ă  grande vitesse depuis des dĂ©cennies, soit une augmentation des cancers [18], des maladies cardiovasculaires, des troubles neuro-dĂ©veloppementaux, de l’obĂ©sitĂ© [19], du diabĂšte de type 2, tout cela aboutissant Ă  une plus grande vulnĂ©rabilitĂ© aux nouveaux virus, dont le covid-19. Ces maladies chroniques [20] sont les fameuses ” comorbiditĂ©s ” de la covid-19 dont l’origine n’est pas infectieuse, mais environnementale et donc sociale, institutionnelle.

L’État est donc cohĂ©rent dans sa politique sanitaire, qui est le pendant de sa politique gĂ©nĂ©rale privilĂ©giant l’économie sur la santĂ© [21]. Elle consiste d’une part Ă  maintenir intactes les causes de la vulnĂ©rabilitĂ© des populations face aux agents infectieux, et d’autre part Ă  traiter en aval cette vulnĂ©rabilitĂ© par une vaccination de masse, qu’il faudra renouveler Ă  chaque nouvelle Ă©pidĂ©mie ou nouveaux variants.

03/09/2021

PS : les illustrations sont tirĂ©es de la page mĂšmes about to grand remplacer la bourgeoisie


Notes

[2https://criigen.org/ On pourra Ă©couter cet exposĂ© de Christian VĂ©lot, gĂ©nĂ©ticien membres du CRIIGEN, prĂ©sentant les diffĂ©rentes formes de vaccins actuelles https://www.youtube.com/watch?v=tYwCxe9gvQY Les vaccins gĂ©nĂ©tiques ont ceci de particulier qu’ils conduisent Ă  introduire une partie du matĂ©riel gĂ©nĂ©tique du virus, de façon Ă  ce que les cellules du corps humains fabriquent un constituant du virus (la protĂ©ine spike), afin de dĂ©clencher une rĂ©ponse immunitaire contre le virus. Les vaccins classiques consistent Ă  injecter le virus entier dĂ©sactivĂ© ou bien une protĂ©ine constitutive du virus, ou un fragment de cette protĂ©ine.

[3Au dĂ©but de l’étĂ© 2009, l’État français commande 94 millions de doses de vaccins contre la grippe A(H1N1) en vue de vacciner 70 % de la population avec 2 doses. Cette campagne sera finalement un cuisant Ă©chec, avec seulement 7,9 % de la population choisissant de se faire vacciner. ” Cette annonce [au dĂ©but de juillet 2009] tombe Ă  un moment oĂč Ă©mergent des critiques publiques de la ” sur-rĂ©action ” gouvernementale et oĂč l’idĂ©e que cette grippe serait finalement peu lĂ©tale commence Ă  s’affirmer. D’autres critiques se font jour durant l’étĂ© mais c’est vĂ©ritablement aprĂšs la prĂ©sentation du dispositif concret de vaccination Ă  la fin du mois d’aoĂ»t et l’arrivĂ©e de la rentrĂ©e qu’une large controverse apparaĂźt dans les mĂ©dias au sujet de cette campagne de vaccination. Les mois prĂ©cĂ©dents le dĂ©but de la campagne (le 20 octobre pour les groupes prioritaires et le 12 novembre pour le reste de la population) seront marquĂ©s par la succession des critiques portant, entre autres, sur la faible dangerositĂ© de cette grippe, sur le manque de transparence dans l’achat des vaccins, sur la communication alarmiste du gouvernement, sur les liens d’intĂ©rĂȘts de certains conseillers de la ministre de la SantĂ©, et, enfin, sur la sĂ©curitĂ© de ce vaccin. ” Cf. Ward Jeremy K, ” La critique vaccinale au temps du vaccin contre la grippe A(H1N1). Comparer les comparaisons “, Sciences sociales et santĂ©, 2017/4 (Vol. 35) URL : https://www.cairn.info/revue-sciences-sociales-et-sante-2017-4-page-37.htm

[4Pillayre HĂ©loĂŻse, ” Les victimes confrontĂ©es Ă  l’incertitude scientifique et Ă  sa traduction juridique : le cas du vaccin contre l’hĂ©patite B “, Droit et sociĂ©tĂ©, 2014/1 (n° 86) URL : https://www.cairn.info/revue-droit-et-societe1-2014-1-page-33.htm

” Le premier vaccin contre l’hĂ©patite B, maladie responsable Ă  terme de pathologies graves dont la cirrhose et le cancer du foie, a Ă©tĂ© mis au point en 1976. Au dĂ©part destinĂ© Ă  une vaccination ciblĂ©e sur les groupes Ă  risques, celui-ci a peu Ă  peu fait l’objet d’une vaccination gĂ©nĂ©ralisĂ©e, Ă  la fois sous l’impulsion de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) et du Conseil supĂ©rieur d’hygiĂšne publique de France, jusqu’à l’organisation d’une campagne de communication massive pour la vaccination dans les annĂ©es 1993-1994. La campagne marque tellement les esprits que nombre de personnes qui n’étaient pas comptabilisĂ©es Ă  l’origine dans les cibles (adolescents, nourrissons), optent pourtant pour la vaccination. Cela a pour consĂ©quence immĂ©diate que, fin 1997, 20 millions de Français sont vaccinĂ©s.En janvier 1995, la vaccination contre l’hĂ©patite B est inscrite au calendrier vaccinal 18. Plusieurs critiques ont Ă©tĂ© adres-sĂ©es a posteriori Ă  cette campagne de communication 19, et notamment autour des exagĂ©rations auxquelles elle a donnĂ© lieu. Elles concernent en premier lieu le nombre sde victimes attribuĂ©es au virus de l’hĂ©patite B ainsi que des contre-vĂ©ritĂ©s sur les modes de transmission.

En juin 1994, suite Ă  plusieurs notifications d’atteintes dĂ©myĂ©linisantes 20 aprĂšs vaccination anti-hĂ©patite B, une premiĂšre enquĂȘte de pharmacovigilance est mise en place Ă  l’Agence du mĂ©dicament. En effet, plusieurs cas de sclĂ©roses en plaques et d’autres types d’affections semblent avoir Ă©tĂ© enregistrĂ©s dans la population suite Ă  une vaccination contre l’hĂ©patite B. En mars 2001, on compte 862 notifications d’atteintes neurologiques susceptibles d’ĂȘtre attribuĂ©es Ă  la vaccination. Parmi ces atteintes, la plus frĂ©quente, la sclĂ©rose en plaques (SEP), est une maladie inflammatoire dĂ©myĂ©linisante du systĂšme nerveux central, Ă©voluant de maniĂšre imprĂ©visible, pouvant conduire en certains cas Ă  la paralysie ou Ă  la mort. Ses causes sont mal connues, les scientifiques mettant notamment en avant la prĂ©valence de facteurs gĂ©nĂ©tiques et environnementaux. Dans la mesure oĂč l’on ne dispose pas de donnĂ©es Ă©pidĂ©miologiques fiables sur la sclĂ©rose en plaques, il est impossible d’observer ou non une augmentation de la survenue de cette affection dans la population. Le vaccin est Ă©galement soupçonnĂ© de provoquer d’autres maladies dĂ©-myĂ©linisantes, parmi lesquelles la sclĂ©rose latĂ©rale amyotrophique, qui se caractĂ©-rise par l’installation d’une paralysie progressive provoquant la mort du patient en deux ou trois ans, et la myofasciite Ă  macrophages, qui provoque principalement des douleurs musculaires et une importante fatigue. Face Ă  ces questions, les scientifiques, et plus particuliĂšrement les Ă©pidĂ©miologistes, sont indĂ©cis et apportent des rĂ©ponses divergentes. “

[6Cf. Ward Jeremy K, ” La critique vaccinale au temps du vaccin contre la grippe A(H1N1). Comparer les comparaisons “, prĂ©cĂ©demment citĂ©.

[8Chose qui apparaĂźt, quoique de façon euphĂ©misĂ©e, dans les mĂ©dias les plus lĂ©gitimes. On pourra consulter par exemple cet article de LibĂ©ration qui entend dĂ©fendre les vaccins contre la covid-19, tout en avouant en conclusion la part d’inconnue qui subsiste quant Ă  leur efficacitĂ© en matiĂšre de ralentissement de la transmission du virus quand il s’agit de formes asymptomatiques : ” CheckNews. Les personnes vaccinĂ©es infectĂ©es par le variant delta transmettent-elles plus le virus que les non-vaccinĂ©es ? “, LibĂ©ration, 3/8/2021, https://www.liberation.fr/checknews/est-il-vrai-que-les-personnes-vaccinees-infectees-par-le-variant-delta-transmettent-plus-facilement-le-virus-que-les-non-vaccinees-20210803_5MRNL7OPBVG2DDMQ2PO56VPOCI/

En dehors du fait que les personnes vaccinĂ©es peuvent ĂȘtre infectĂ©es et transmettre le virus Ă  d’autres personnes -Ă  une hauteur que l’on ignore concernant les modes de transmission asymptomatiques- d’autres points de faiblesse de ces vaccins sont :la baisse de leur efficacitĂ© dans le temps obligeant Ă  renouveler pĂ©riodiquement les injections, ou encore le dĂ©calage temporel entre le moment de leur mise en point et le moment oĂč ils sont dĂ©ployĂ©s, alors que de nouveaux variants apparaissent entre temps, pour lesquels le vaccin initial est moins efficace.

Enfin, une partie des personnes immunodĂ©primĂ©s (25%) ne dĂ©veloppent pas d’anti-corps mĂȘme aprĂšs 3 doses du vaccin ; cela reprĂ©senterait une population de 130 000 personnes en France : ” la Haute autoritĂ© de santĂ© explique que selon “des donnĂ©es rĂ©centes”, “environ 25% des personnes immunodĂ©primĂ©es suite Ă  une greffe ou Ă  une leucĂ©mie lymphoĂŻde chronique n’ont toujours pas d’anticorps dĂ©tectables aprĂšs la troisiĂšme dose” de vaccin. “, ” On estime qu’en France, 130 000 patients immunodĂ©primĂ©s sont non-rĂ©pondeurs Ă  un schĂ©ma vaccinal complet et ainsi concernĂ©s par ce traitement [traitement Ronapreve] “, 06/08/2021 https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-dans-un-contexte-d-urgence-la-haute-autorite-de-sante-autorise-l-acces-a-un-traitement-prophylactique-aux-personnes-immunodeprimees_4729371.html

et https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-la-haute-autorite-de-sante-donne-sont-feu-vert-a-un-traitement-preventif-pour-les-personnes-immunodeprimees_4729321.html

[11En dehors du nombre de morts liĂ©s au covid-19, il faut noter de nombreuses consĂ©quences sociales, directement dues aux restrictions sociales imposĂ©es par la politique sanitaire de l’État, telles une augmentation de la demande d’aide alimentaire, des violences domestiques, des tentatives de suicides notamment chez les Ă©tudiants, et plus gĂ©nĂ©ralement une dĂ©gradation de la santĂ© mentale. ” La pandĂ©mie de Covid-19 aura un impact ” Ă  long terme ” sur la santĂ© mentale, alerte l’OMS “, Ouest France, 23/07/2021 https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/la-pandemie-de-covid-19-aura-un-impact-a-long-terme-sur-la-sante-mentale-alerte-l-oms-40d48a12-ebac-11eb-86fd-b30370d18cf3 Au delĂ  de ces consĂ©quences dont l’État est directement responsable, il faut noter la responsabilitĂ© non moins directe des mĂ©dias qui ont entretenu, sans interruption et pendant des mois, le stress induit par la peur du virus.

[12De nombreuses critiques se sont Ă©levĂ©es contre l’absence de place faite aux soins prĂ©coces par la politique sanitaire du gouvernement, qui permettent d’éviter les complications et donc l’entrĂ©e des malades Ă  l’hĂŽpital. En date du 2/9/2021, la haute autoritĂ© de santĂ© Ă©crit, concernant les traitements des malades par la mĂ©decine de ville, ” En l’état actuel des connaissances, la HAS indique qu’en cas de fiĂšvre ou de douleur, le paracĂ©tamol est le traitement de premiĂšre intention (…) “. Aucun protocole de traitement prĂ©coce n’est prĂ©conisĂ©. URL : https://has-sante.fr/jcms/p_3216523/fr/tests-isolement-traitements-quelle-prise-en-charge-en-medecine-de-ville-pour-les-patients-suspectes-de-covid-19

Des travaux de ” repositionnement ” d’anciens mĂ©dicaments susceptibles de soigner les malades du covid en phase prĂ©coce existent. Notamment le clofoctol en cours de test depuis juillet 2021 par l’Institut pasteur de Lille. https://www.la-croix.com/France/A-Lille-lessai-clinique-medicament-anti-Covid-lance-2021-07-05-1201164831

Voir aussi ” Covid-19 ? : le point sur les traitements “, Pour la science, mai 2021 https://www.pourlascience.fr/sd/medecine/covid-19-le-point-sur-les-traitements-21819.php

Un collectif de mĂ©decins ” Laissons-les prescrire ” a publiĂ© un manifeste dĂ©fendant le principe de traitements Ă  appliquer pendant la 1Ăšre phase de la maladie (la phase infectieuse avant la phase inflammatoire). Ces traitements prĂ©coces peuvent utiliser notamment : ” Le zinc Ă  forte dose (60 mg en moyenne). La vitamine C qui, Ă  forte dose (plusieurs grammes par jour), a une action antivirale, augmente nos dĂ©fenses et aide Ă  ĂȘtre moins fatiguĂ©. La vitamine D si elle n’a pas Ă©tĂ© dĂ©jĂ  prescrite en prĂ©vention (on a montrĂ© que les personnes qui font des formes graves ont souvent des taux sanguins de vitamine D trĂšs bas). L’azithromycine, une molĂ©cule antibiotique qui, par sa configuration, a Ă©galement une action antivirale en mĂȘme temps qu’elle rĂ©duit le risque de surinfections bactĂ©riennes. Dans de nombreux cas, elle peut, Ă  elle seule enrayer les symptĂŽmes en quelques jours. L’hydroxychloroquine (vendue en France sous le nom de Plaquenil(r)) dont l’efficacitĂ© sur le virus est bien dĂ©montrĂ©e. Mais pour qu’elle soit utile, elle doit ĂȘtre absolument utilisĂ©e dans la premiĂšre phase de la maladie.

Il existe mĂȘme d’autres pistes complĂ©mentaires pour soulager et soigner les malades : d’autres antibiotiques de la classe des macrolides, la doxycycline (un autre antibiotique), l’ivermectine (un antiparasitaire comme l’hydroxychloroquine), l’armoise, une plante antiparasitaire trĂšs utilisĂ©e en Afrique ou en Asie avec des rĂ©sultats trĂšs encourageants (il n’y a pas de recrudescence de l’épidĂ©mie en Asie et en Afrique), mais aussi l’aromathĂ©rapie, la phytothĂ©rapie ou l’homĂ©opathie qui peuvent lutter contre les infections ou soulager les symptĂŽmes. Tous ces traitements doivent ĂȘtre prescrits par un mĂ©decin en fonction des spĂ©cificitĂ©s de son patient, de ses symptĂŽmes et d’éventuelles prĂ©cautions d’emploi.

Voir https://manifestes-libertes.org/

[17On peut citer les perturbateurs endocriniens prĂ©sent dans l’environnement et ayant un rĂŽle majeur dans un grand nombre de maladies chroniques :

” En effet, les perturbateurs endocriniens sont prĂ©sents partout dans l’environnement : dans les aliments, les additifs alimentaires, les pesticides, les carburants (autrement dit la pollution de l’atmosphĂšre), les cosmĂ©tiques, les dĂ©tergents et autres produits nettoyants, les matiĂšres plastiques, certains mĂ©dicaments, les peintures, la fumĂ©e de tabac… “

” Les perturbateurs endocriniens ont des effets nĂ©fastes sur la santĂ© d’un individu mais aussi sur celle de sa descendance, l’effet de certaines molĂ©cules pouvant traverser les gĂ©nĂ©rations : ils joueraient un rĂŽle majeur dans l’augmentation, en particulier de ces derniĂšres dizaines d’annĂ©es, du nombre de cancers, de maladies auto-immunes endocriniennes, de pathologies de la thyroĂŻde, de troubles du systĂšme immunitaire et reproductif, de maladies neurodĂ©gĂ©nĂ©ratives, d’hypersensibilitĂ©s chimiques, etc. ”

” RĂŽle de l’environnement dans les maladies chroniques “, FĂ©dĂ©ration française de cardiologie

https://fedecardio.org/je-m-informe/role-de-l-environnement-dans-les-maladies-chroniques/

[20On appelle ” maladie chronique ” une pathologie Ă©volutive et de longue durĂ©e pouvant entrainer des complications graves, voire une invaliditĂ© temporaire ou dĂ©finitive. Les maladies chroniques comprennent principalement les maladies cardiovasculaires (athĂ©rosclĂ©rose, hypercholestĂ©rolĂ©mie, hypertension artĂ©rielle, insuffisance coronaire, insuffisance vasculaire cĂ©rĂ©brale, insuffisance respiratoire, arythmie…), les cancers, le diabĂšte (type 1 et 2), les maladies respiratoires (bronchopneumopathie chronique obstructive, asthme…), les maladies neurodĂ©gĂ©nĂ©ratives (Alzheimer, Parkinson, la sclĂ©rose en plaque…), certains troubles mentaux (dĂ©pression, schizophrĂ©nie…), ainsi que certaines maladies rares ou orphelines (mucoviscidose, drĂ©panocytose…). ” https://fedecardio.org/je-m-informe/role-de-l-environnement-dans-les-maladies-chroniques/

[21A titre d’exemple, pendant le 2Ăšme confinement en octobre 2020, les nĂ©onicotinoĂŻdes ont Ă©tĂ© autorisĂ©es Ă  nouveau afin de produire du sucre blanc Ă  partir des betteraves. Les nĂ©onicotinoĂŻdes sont mortelles pour les abeilles et sont un poison pour les humains. Quant au sucre blanc, il favorise le diabĂšte, le surpoids, les maladies cardiovasculaires. En 2021, le gouvernement a rejetĂ© la proposition de la convention citoyenne pour le climat, en faveur d’une diminution de 50 % l’usage des produits phytopharmaceutiques et interdire les pesticides les plus nocifs d’ici 2025.




Source: Cric-grenoble.info