Juin 1, 2021
Par Expansive
267 visites


Alors que les lycéen·nes en luttes de Bréquigny réclament l’annulation des épreuves de fin d’année du baccalauréat et la validation de leurs diplômes par le contrôle continu, la répression prend une tournure sans précédents.

Menaces de viols, attouchements sexuelles, violences gratuites… La liste des accusations de violences par les flics à partir de plusieurs témoignages est longue.



Témoignages, informations et texte tirées de Street Medic de Rennes & Nantes Indymedia


Source photo : Révolution Permanente



Des choses très graves sont arrivées ce vendredi 21 mai au matin, au lycée Bréquigny.

Vers 7h30 :

Des lycéen-nes en lutte ont tenté de bloquer le lycée pour la cinquième journée consécutive, dans le cadre de la mobilisation Bac Noir, pour un bac égalitaire.

Iels étaient assez peu nombreux-ses à 7h30, pour ramener de quoi barricader la grille principale. Une quinzaine tout au plus. En face, deux camions de la Police Nationale. Et une douzaine de flics.

Les camions ont chargé les lycéen-es qui ont dû fuir. Deux personnes, mineurs, ont été interpellées, agressées physiquement, l’une subissant des réflexions humiliantes, sexistes et libidineuses, l’autre des menaces de viol.

Des photographes ont également été intimidé-es et repoussées violemment alors qu’iels tentaient de filmer et photographier ce qui arrivait.

L’administration du lycée, qui a elle-même appelé la Police, assistait en retrait, sans réagir, et ont ensuite feint de ne rien avoir vu ou entendu, alors que des gens à plusieurs centaines de mètres ont entendu les cris.

Quelques Street Medics ont assisté à ces horreurs. Nous croyons ces personnes. Et nous les soutenons sans faille.

Voir aussi l’article de Révolution Permanentes à ce sujet

Bilan de la répression au lycée Bréquigny

On parle de trois interpellations :

  • une personne interpellée très violemment, coup de poing avec gant coqué dans la mâchoire, intimidations sexistes ; emmenée en GAV (voir témoignage)
  • une personne interpellée, clef d’étranglement, propos racistes, attouchements sexuels, menace de viol (“Si je revois ta gueule, je te viole.”) ; relâchée après contrôle d’identité (voir témoignage)
  • [ pas d’indication sur la troisième personne interpellée ]

Blessures :

  • une personne avec des coupures à la main
  • une personne avec des coupures à la main, nécessitant deux points de suture ; conseil d’aller aux urgences ; (la personne y est allée et a été suturée)
  • une personne avec des coupures légères à un doigt
  • prise en charge d’une personne ayant fait un malaise

De nombreuses personnes psychologiquement choquées par la brutalité policière et les témoignages des victimes



Voir aussi le communiqué intersyndical sur Rennes info




Source: Expansive.info