Décembre 8, 2020
Par Le Numéro Zéro
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Des milliers de personnes, des cortèges qui convergent de toute la ville, de la plaine et des monts du Forez, des vallées de l’Ondaine et du Gier ; une police débordée, à court de lacrymos ; des feux de joie partout et une voiture de la municipale incendiée ; des grandes enseignes pillées ; un Perdriau exténué ; noël annulé… C’est sûr, on se rappellera de ce 8 décembre 2018, à Saint-Étienne. Retour en image sur cette journée mythique.

Le 1er décembre (acte III) avait déjà été haut en couleur, partout en France et notamment à Saint-Étienne. Mais l’acte suivant a sans doute été le plus intense du mouvement des gilets jaunes à Saint-Étienne.

Compte-rendu rapide de cette journée publié sur le site ici :

Gilet jaune Acte IV : Sainté scintille

Un texte de Gilets jaunes de Monthieu suite à cette journée du 8 décembre :

Au charbon, debout la fange : texte de gilets jaunes de Sainté

Ami’es,

C’est avec une joie non dissimulée que nous avons pu voir samedi 8 décembre dernier la faune gauchiste stéphanoise venir grossir les rangs des gilets-jaunes à la manifestation du centre-ville.

L’exorde envoyé ici n’a qu’un but : continuer dans ce sens et augmenter le mouvement de toutes les forces rétives & contestataires en présence.

Tout le monde a sa place, les ronds-points sont ouverts et ont absolument besoin et d’aide et de monde.

Samedi 8 l’entièreté du site Monthieu a été bloquée (Ikea compris) ; une grosse équipe de gilets-jaunes était restée à l’arrière pour maintenir le blocage pendant que les autres manifestaient en ville ; dimanche, faute de forces, le blocage n’a malheureusement pu être poursuivi (6 brigades CRS + nationale contre trop peu et exténués).

Revêtir un gilet-jaune – ou pas – n’est rien, avoir douté les premiers temps n’est rien, être encarté quelque part n’est rien. Il s’agit peut-être de la seule brèche – inespérée & providentielle – ; de la seule chance pour nous de dépasser les revendications partielles qui minent nos efforts depuis 40 ans ; de la seule occasion pour notre génération d’aller au-delà du barbecue-de-lutte et de la projection-débat.

Le dispositif État-médias est exténué, il tourne en rond dans son bocal et désespère de trouver cette sortie qui lui est barrée. C’est beau mais c’est âpre.

Cette semaine les forces de l’ordre vont tenter de détruire les ronds-points, de réprimer un maximum ; elles ont reçu des nouvelles consignes, elles se rapprochent pour un travail de sape brutal.

Aussi nous appelons cette chère faune, de Stéphanie et d’ailleurs, à se joindre ou à s’engager plus avant dans la charge menée par la population contre l’ordre établi.

PS : aujourd’hui 10h30 en centre ville, le gaz arrive à me piquer à ma fenêtre au troisième étage, un couple et une maman et son bébé dans mon salon qui tapaient contre les grilles de l’allée pour se réfugier, gazés [1]… (Too much for pathos)

Cordialement, bisous

G.I Jaunes

P.-S.

Photos tirées du mal nommé Progrès.




Source: Lenumerozero.info